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[Roulette] Mille et Unes nuits ღ Cynthia

Thomas de La Rivière
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : Serpentard
Célébrité : Herman Tømmeraas
Pseudo : Carotte/Aguarà Âge : 24 Parchemins : 298 Gallions : 469 Date d'inscription : 09/04/2017
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Milles et Unes nuits
Dis à qui porte douleur, jamais ici chagrin ne dure. Avec le temps passe bonheur, avec le temps douleur ne dure.
Thomas de La Rivière, élève parfait. Studieux, poli et calme. Il ne s’était pas pris une seule retenue tout au long de sa scolarité, bien plus attentif à l’image que les professeurs avaient de lui qu’à s’amuser. Il avait suffi d’une remarque de son père, qui le comparait à Moïra, lors de son premier échec scolaire, pour que plus jamais le jeune garçon ne délaisse ses études. Hors de question qu’il soit considéré comme le raté de la famille ; il serait celui qui les rendrait fier. La comparaison avec Moïra, alias Miss Parfaite, n’avait rendu son comportement que plus exemplaire. En apparence, seulement. Mais quelle importance puisque c’était sur la seule apparence qu’il était jugé ?

L’apparence. Les faux semblants, les mensonges, la personnalité adaptée sur mesure. Tout ça avait volé en éclat avec sa mise en quarantaine, avec la grande révélation de cette terrible vérité ; il était contaminé. Cette fois-ci, il n’avait même pas essayé de cacher la réalité. Elle était trop facilement vérifiable. Il était malade et, comme pour tous les autres l’ayant précédé, la rumeur avait rapidement couru le château. Thomas de La Rivière n’était plus si parfait que ça. Il était quelqu’un qu’il fallait éviter si l’on désirait se protéger. C’est ce qui s’était passé lorsqu’il était enfin sortit des cachots ; les gens s’écartaient sur son passage comme sur celui d’un pestiféré. Il avait toujours su qu’on jugeait sur les apparences, le problème étant ici qu’il ne pouvait plus les modifier à sa guise. Il ne pourrait plus devenir un grand sorcier puisqu’il était en train de perdre son statut de sorcier. À quoi bon être l’étudiant parfait, alors ? À rien. Dans les cachots, il s’était raccroché à ses études comme à une bouée de sauvetage ; privé d’air libre, c’était la seule chose qui lui permettait d’échapper à son triste quotidien. Mais depuis sa libération, il pouvait sortir dans le parc durant des heures et se perdre dans la contemplation du morne paysage écossais. Son humeur correspondait tellement aux nuages épais qui lâchaient sur lui des pluies denses, qu’il n’en voulait plus à l’Ecosse de lui servir ce temps-là. Il passait des heures sous la pluie, comme s’il avait besoin de ce froid pour avoir encore l’impression d’être vivant. Pour la première fois, il mettait ses études de côtés. Pour quelque temps seulement, s’était-il promis. L’économie ne demandait pas une grande puissance magique ; il pouvait continuer dans cette voie. Mais il avait besoin de souffler un instant, de réaliser qu’il y avait finalement plus important que de se plonger dans les livres pour devenir un sorcier influent. Il fallait qu’il trouve un moyen de s’apaiser, de ne pas s’inquiéter que l’épidémie pouvait également avoir un impact sur sa santé physique et ses capacités mentales. Sauf que tout prouvait le contraire, pour l’instant. Il n’en était pas encore à ce stade mais, maintenant que la maladie était connue de tous, les rumeurs de ses symptômes aussi. Combien de temps cela prendrait, il ne le savait pas. Quelques mois, sans doute. En tout cas, il risquait fort de s’affaiblir, d’oublier des choses. Finirait-il par mourir ? Quoiqu'il en soit, il fallait absolument qu’il trouve un moyen de digérer tout ça, de l’accepter. Sinon il deviendrait fou avant même que l’épidémie n’ait quoique ce soit à voir avec ça.

Alors, durant des heures, il se laissait aller dans le parc. Appréciant pour la première fois le côté sauvage de celui-ci. Lui qui avait toujours préféré le côté carré et soigné des jardins français, il comprenait enfin ce qu’il y avait de beau à la nature intouchée. C’était la vie, pure. Ce dont il avait besoin. Durant ses balades, il n’autorisait son esprit qu’à aborder certains thèmes qui préserveraient son humeur. Souvent, il se prenait à penser aux histoires qu’ils s’étaient échangés avec Cynthia durant toute la période qu’avait durée la quarantaine. C’était elle qui avait eu l’idée. Elle voyait bien qu’il déprimait, qu’il lui fallait quelque chose à quoi se raccrocher. Pour chaque jour qu’elle viendrait le visiter, ils se raconteraient une histoire. Jamais cette histoire ne se terminerait ; la suite n’aurait lieu qu’à la prochaine visite. Thomas avait reconnu le concept grâce à son cours de littérature moldue ; désireux de se lancer en économie, branche ou les interactions avec les moldus était primordiale étant donné leur pouvoir sur le monde, il n’avait jamais lésiné lorsqu’il s’agissait de comprendre leur monde ou de connaître leur culture. Les Contes des Milles et Unes nuits. Il ne savait pas d’où Cynthia connaissait cette histoire mais cela l’avait ravi. Ils avaient passés de nombreuses heures, pendus au combiné de téléphone qui servait à communiquer en quarantaine, à échanger des histoires de chevaliers terrassant des dragons, de guerrières dépouillant des voleurs, de grands mages répandant la joie sur leur passage. Durant ses promenades, Thomas se plongeait à nouveau parmi ces histoires. Jamais il ne pourrait exprimer à Cynthia l’aide qu’elle avait été pour qu’il ne se laisse pas submergé par ses émotions négatives.

Ce jour-là, il avait complètement brisé le couvre-feu. Il entendait d’ici Moïra qui s’étouffait à cette simple idée. Mais Moïra n’était pas là. Elle était retournée à Beauxbâtons, elle l’avait laissé ici. Parfois, il se demandait si elle aussi était malade. Mais il était plus facile d’être fâché contre elle pour son abandon que de s’inquiéter à son sujet.
La Grande Porte était fermée lorsque Thomas voulu rentrer dans le château. Il revenait tellement tard qu’il s’était fait enfermé dehors. Pour pouvoir entrer dans Poudlard, il lui fallut entrer par un petit passage que Lucrezia lui avait mentionné des mois plus tôt, lorsqu’elle avait tenté de lui faire sortir ce bâton dans le cul, comme elle disait si poliment. Le serpent avait beau se moquer de se faire repérer hors de son dortoir à cette heure-ci, il fallait avouer qu’il aurait préféré ne pas perdre de temps et pouvoir au plus vite se glisser dans son lit. Seulement, alors qu’il traversait en silence les sombres couloirs, il finit sans surprise par tomber sur quelqu’un au détour d’un couloir. Il soupira en relevant la tête, tentant malgré tout d’afficher une expression contrite. Mais lorsque, dans l’obscurité, il identifia son professeur de sortilège, un sourire se dessina sur ses lèvres. « Professeur de Boissieu, bonsoir ! » Il laissa son sourire disparaitre tandis qu’il lissait la cravate de son uniforme pour tenter de se donner un air un minimum respectable. Il afficha à nouveau son air contrit et regarda autour d’eux d’un air coupable. « Désolé d’être dehors si tard. Je… j’avais besoin de respirer. Je ne veux pas vous mettre dans l’embarras. » Il la vouvoyait depuis que Cynthia s’était révélée être sa nouvelle professeure de sortilège en cinquième année. Pourtant, comme elle l’avait prouvé durant son enfermement, elle était l’une de ses amies les plus loyales. Il lui en serait à jamais reconnaissant.

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L
es rondes. Une habitude qui était devenue bien désagréable ces derniers temps. Les couloirs glacés de Poudlard rendait l’expérience d’autant plus déplaisante. Depuis l’annonce officielle, il régnait dans l’école une atmosphère lourde, presque malsaine et, celle-ci ne faisait que se décupler une fois le soir annoncé. Nous étions deux professeurs, comme souvent. Les conversations restaient simplistes, cordiales tant l’un comme l’autre nous souhaitions terminer cela au plus vite. Plusieurs points avaient été retirés ce soir-là. Il semblait que l’idée de couvre-feu passait bien au-dessus du concept de nombreux élèves. Trois jeunes cinquième années nous avaient donné du fil à retordre, et mon collègue avait pris la responsabilité de les raccompagner jusqu’à leurs dortoirs respectifs. En général, les jeunes étudiants étaient amené à s’y rendre seul mais quelque chose nous disait qu’ils n’étaient pas du genre à écouter, leur témérité transparaissait que trop sur leurs traits juvéniles.

Je terminai donc ma marche seule, dans les couloirs du rez-de-chaussée. Le bruit léger de mes pas était le seul accompagnement au sifflement du vent contre les hautes fenêtres. Il n’était pas rare de confondre le bruissement de l’air contre une porte au rire étouffé d’un élève. Fronçant les sourcils, j’entendis alors le bruit familier de pas qui se glisse dans la nuit. Je levai les yeux au ciel, la soirée était bien trop animée à mon goût. Glissant sur les pierres d’une démarche fluide et silencieuse, je me retrouvais face à un élève dont la silhouette était bien loin de m’être inconnue. Une moue agacée prit place sur mon visage, alors que le jeune Serpentard me saluait poliment. « Désolé d’être dehors si tard. Je… j’avais besoin de respirer. Je ne veux pas vous mettre dans l’embarras. » Je fermais lentement les paupières, laissant échapper un soupire désespéré.

« Serpentard se verra retirer quelques points. Besoin d’air ou non, un couvre-feu n’est pas là pour le décor. Je présume que vous comprenez, Monsieur de La Rivière ? »

Le silence alentour me fit rapidement comprendre qu’il était seul, et que mon cher collègue n’était pas encore revenu de son escapade. Alors, je laissai mon visage se radoucir, et plaçai une main réconfortante sur l’épaule du jeune homme. J’étais sincèrement inquiète à son sujet, et le tissu glacé de son vêtement sous la chaleur de ma peau me rappela à quel point je tenais à lui.

« Je suis seule ici, parlons naturellement, veux-tu ? Tu es glacé, tu es fou de sortir ainsi en plein hiver. »

Je passais ma main dans son dos, le réchauffant rapidement d’un sortilège informulé avant d’entamer une marche. Nous ne pouvions pas rester ici. Je doutais qu’il souhaite retourner à son lit rapidement, mais, une marche lente nous y amènerait forcément. J’avais une responsabilité à son égard.

« Je te pensais plus malin que de te faire enfermer dehors ainsi. »

Dis-je avec légèreté. Je ne voulais pas parler de sujets trop sérieux. S’il en ressentait le besoin, il savait que je saurais être une oreille attentive. Je connaissais Thomas depuis sa naissance. Nous étions bien plus proches que nous le laissions paraître. Aux yeux des autres, nous étions certainement un professeur et son élève. A nos yeux, nous étions des amis fidèles avec qui il était facile de s’exprimer sans façade ; un sentiment bien agréable quand nous connaissions l’effort à fournir pour garder l’image parfaitement polie de nos noms. La quarantaine avait eu un impact significatif sur notre relation, et il ne passait pas un jour sans que je m’inquiète. Toutefois, je ne voulais pas aborder le sujet de premier abord, sa libération encore trop fraîche à mon opinion. Alors je laissais le bruit de nos pas meubler ce fin silence entre nous.
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Thomas de La Rivière
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Milles et Unes nuits
Dis à qui porte douleur, jamais ici chagrin ne dure. Avec le temps passe bonheur, avec le temps douleur ne dure.
Il ne se reconnaissait plus. Depuis sa sortie, les sentiments, les sensations, qui l’assaillaient ne ressemblaient à rien qu’il connaissait. Et tout était amplifié, il devenait si versatile. Lui qui avait toujours prêté attention au regard des autres, à la réputation qu’il pouvait bien avoir, il passait désormais par des phases d’hystérie pure où l’idée que Poudlard entier sache que l’héritier de La Rivière était malade le faisait hyperventiler. Il pouvait rester sans souffle durant plusieurs minutes, le cœur battant, les jambes en cotons et les pupilles dilatées. Comme une proie prise au piège, incapable de s’enfuir de la situation dans laquelle il se trouvait. Plus étonnant encore, il passait parfois par des phases où plus rien n’avait d’importance. La vie, la mort, ce qui se disait à son sujet, son futur. Plus rien n’avait de sens, tout semblait si futile.
Pour l’instant, il devait probablement se trouver plus proche de cet état-là car il ne ressentit aucune peur lorsqu’il entendit les pas dans le couloir, qui indiquaient pourtant qu’il tombait sur une patrouille. Il était simplement un peu embêté des formalités qui allaient suivre. Ce fut donc avec soulagement qu’il constata qu’il venait de tomber sur Cynthia. Ne sachant pas si elle était accompagnée de loin par un autre adulte, il s’efforça de prendre un air contrit. Elle répondit en suivant la même ligne directrice, ignorant leur amitié. « Serpentard se verra retirer quelques points. Besoin d’air ou non, un couvre-feu n’est pas là pour le décor. Je présume que vous comprenez, Monsieur de La Rivière ? » Thomas acquiesça sans sourire, continuant de lisser sa cravate d’uniforme avec le plus grand soin. « Bien sûr, Professeur. Je suis navré. » Il y eut un petit silence. Le serpent en conclut que Cynthia vérifiait qu’ils étaient bien seuls, ce qui le soulagea. Il se moquait de s’attirer des ennuis, désormais, mais il ne voulait pas que son amie se sente  obligé de se montrer dure envers lui sous peine de se faire accuser de favoritisme. Heureusement, elle finit par confirmer qu’ils étaient seuls lorsqu’elle plaça sur son épaule une main réconfortante. « Je suis seule ici, parlons naturellement, veux-tu ? Tu es glacé, tu es fou de sortir ainsi en plein hiver. » Thomas ne réussit pas à sourire devant les paroles pourtant si douces de son amie. Au contraire, il avait soudain envie de pleurer. Il lui semblait fou qu’elle se préoccupe encore de lui, malgré sa maladie, malgré qu’il puisse être contagieux. Elle le touchait, voulait l’aider. Ça contrastait tellement avec d’autres de ses amis, qui le repoussaient, qu’il ne savait pas comment réagir. Dans le doute, il ne réagit pas. Il croisa les bras en clignant des yeux pour empêcher les larmes de se former.  

Cynthia pointa sa baguette sur lui et il sentit une douce chaleur se répandre dans son corps. Il réussit enfin à se dérider un peu et à laisser échapper un petit sourire. À croire que le froid extérieur avait eu un impact sérieux sur son moral, sans qu’il s’en rende compte. Elle le poussa doucement en avant pour qu’ils se mettent en marche et le serpent la suivit sans réfléchir. Il l’aurait suivi dans les cachots en fermant les yeux. « Je te pensais plus malin que de te faire enfermer dehors ainsi. » Thomas laissa échapper un petit rire. « Je sais… je ne sais pas ce qui m’a pris. Je crois que j’en ai marre de jouer au plus malin et à l’élève parfait, parfois. » Il croisa à nouveau les bras autour de sa poitrine comme si, dans son attitude, il voulait montrer qu’il n’était pas du genre à s’ouvrir si facilement. Ils marchaient lentement et Cynthia respectait son silence. Elle était extrêmement intelligente et elle le connaissait sur le bout des doigts. Elle devait savoir que si elle voulait qu’il s’exprime, ce ne serait pas en lui posant un déluge de questions qui ne le feraient que se refermer sur lui. Il avait besoin de ruminer ses sentiments avant de pouvoir s’ouvrir à elle. S’il le voulait. Il aurait tout aussi bien pu ne rien dire. Mais la vérité, c’est qu’il n’avait personne à qui parler. Personne d’aussi proche, personne qui ne connaissait aussi bien sa face cachée. Et bien sûr, qu’en tant qu’humain, il y avait quelque chose en lui qui avait besoin de se confier. Rien que pour voir si ses sentiments pouvaient être compris, s’ils étaient valides. « C’est juste que… j’ai toujours tout fait pour ne rien entacher de l’image et l’honneur de ma famille. J’ai menti à propos de qui j’étais au plus profond de moi pour faire croire que j’étais l’élève parfait, l’héritier idéal. » Sa voix était rêche. Il savait bien qu’il n’apprenait rien à Cynthia. Elle, elle savait qu’il était un gamin agité et mauvais. Mais aussi un enfant curieux et rieur. Elle savait qu’il avait passé sa vie à enfiler des masques pour cacher ces aspects-là de sa personnalité dès qu’un adulte important arrivait. Elle le savait parce que, quelque part, elle était comme lui. Elle aussi, elle avait porté des masques en présence des autres sangs-purs. C’était pourquoi il était facile de lui parler à elle. « Mais malgré tout, je suis désormais la honte de ma famille, une disgrâce. Alors, vois-tu, parfois je panique et parfois…eh bien parfois je me fous de tout et je me fais enfermer dehors parce que je rêve à autre chose que ce foutu château. » Il avait toujours les bras croisés sur son torse. Il leva les yeux vers les plafonds hauts du château mais dans ses yeux il imaginait les étoiles qui parsemaient le ciel au dehors. « Je pense à nos contes qu’on n’a pas fini et je me raconte des histoires. » Il soupira et sourit à Cynthia, conscient qu'il devait avoir l'air d'un petit garçon un peu perdu. « Ça m’a beaucoup aidé, tu sais. Tes visites. Je crois que je ne t’ai jamais remercié pour tout ça. » Il était un noble de sang-pur. Pour lui les excuses et les remerciements n’étaient pas quelque chose de naturel. Il se faisait servir, toujours, ça c’était naturel. Ce qui faisait que même lorsqu’il serait mort pour quelqu’un, même alors qu’il étouffait de reconnaissance, les mots sortaient avec difficulté. Bras croisé, il avait une attitude fermée et farouche. Il souffla dans un murmure. « Merci. »


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otre échange débordant de formalité se termina aussi rapidement qu’il avait commencé, et j’en étais ravie. Il était parfois si étrange de porter ce masque, d’édifier cette distance avec des individus que nous connaissions, et qui nous connaissaient tout aussi bien en échange. Je m’étais amusée de son étonnement, aussi infime et rapide avait-il pu être, lorsque j’avais enseigné mon premier cours de Sortilèges à Beauxbâtons à sa classe. Mais, là, dans les couloirs froids et humides de Poudlard, je voulais simplement être cette présence fraternelle et rien d’autre.

Nous débutâmes notre marche lente, dont seuls nos pas brisaient le silence de l’école endormie. Je ne retirai pas tout de suite ma main de son dos. C’était comme pour confirmer qu’il était bien là, à mes côtés. Qu’aucune délimitation d’une quelconque cellule ne nous séparait. Qu’il était encore sur pied, en chair et en os et qu’il ne s’était pas évaporé. J’essayais de garder cette image calme, posée et sûre de l’adulte que je me devais d’être. Je voulais meubler notre échange, de quelques mots sans savoir lesquels choisir sans être maladroite. Je ne voulais amener aucun sujet fâcheux, tant ils planaient déjà nombreux ici-bas. Alors, je me contentais d’un commentaire, son léger rire y répondit et je me détendis légèrement… évitant à la mélancolie et l’empathie trop grande à son égard de me noyer complètement. Je mordis l’intérieur de ma lèvre à l’écoute de ses mots. Ces paroles douloureuses, dépréciatives à souhait qui me demandaient beaucoup de contrôle sur moi-même pour ne pas lui hurler qu’il était loin de tout cela. Toutefois, je me devais de me mettre à sa place… Je n’étais pas contaminée. J’avais passé les tests médicaux, et tout allait bien pour le moment. Alors, pouvais-je ne serait-ce qu’avoir une mince idée de ce qu’il traversait ? Certainement pas. Mais, j’avais espoir de pouvoir faire quelque chose de ma présence à ses côtés. Sa famille réagirait mal, c’était certain. Ils n’étaient pas des plus compatissants…

Nos pas s’arrêtèrent, et je regardais sa silhouette aux bras croisés de garçonnet. « Je pense à nos contes qu’on n’a pas fini et je me raconte des histoires. […] Ca m’a beaucoup aidé, tu sais. Tes visites. Je crois que je ne t’ai jamais remercié pour tout ça. » Mon regard s’adoucit, et un sourire presque maternel étira mes lèvres. J’avais grandement apprécié lui conter ces histoires également, et espérais avoir l’occasion un jour de les terminer. « Merci » Le remerciement était à peine audible, mais il était là et c’était tout ce qui comptait à mes yeux. Je posais une main sur son bras, appuyant légèrement pour qu’il les décroise. J’avançai d’un pas, plaçai doucement une main sur son épaule pour l’attirer à moi dans une étreinte. Ma main sur sa nuque, sa tête dans le creux de mon cou, ce n’était pas notre première étreinte mais certainement la première en plein milieu des couloirs de l’école.

« Nos familles nous ont entachés de ces idées farfelues qui ont biaisées nos regards sur nous-même. Quoi qu’il advienne, jamais tu ne seras disgrâce et déshonneur. La perfection n’est pas Thomas, elle n’est qu’un idéal qui nous a bien trop longtemps leurré… »

Je laissais le silence s’insinuer quelques secondes, si lentes qu’elles me semblaient être des minutes. Ces mots prononcés fonctionnant tout aussi bien pour lui que pour moi. Je fermais un instant les yeux, avant de reprendre parole.

« Qu’importe ce qu’il adviendra, je resterai ta famille et saurai t’aimer comme je l’ai fait jusqu’à présent. »

Je me détachai de notre étreinte, plaçant mes mains sur ses joues pour que nos regards se croisent. Je caressais cette peau froide de mes pouces, un sourire doux aux lèvres. Je vins alors déposer un léger baiser sur son front, tout en soufflant ces quelques mots.

« C’est là une promesse qui ne sera jamais brisée. »
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