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There's this tune I found that makes me think of you somehow (Isanel II)

Lionel Lemaire
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Maison/Métier : première année en politique magique, rugit son appartenance à la maison des lions.
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Il n’aurait jamais cru se retrouver un jour dans les toilettes des filles.

Les toilettes du deuxième étage étaient parmi les moins utilisées de l’école. Il aurait pu aller dans la salle de bains des préfets, mais il n’avait pas envie de tomber sur qui que ce soit, surtout pas en cette journée. Alors, délaissant les bonnes senteurs, les bulles de couleur, il est allé se terrer dans un coin sombre, comme le bon serpent qu’il était. Quelle idée que de se prendre pour un lion, quand tout le monde savait ce qu’il était au fond. Les mots d’Isaline ne l’ont jamais quitté, le hantant du matin jusqu’aux tréfonds de la nuit.

Maintenant, il est assis sur une cuvette, comme une âme en peine. C’est l’heure du dîner, mais il n’a pas faim. Il ne veut surtout pas voir les gens se faire des baisers, se regarder du coin de l’œil ou prendre le risque de se trouver victime d’un philtre d’amour. Il n’avait pas la tête à ça. Déjà, le matin avait été difficile, avec tous ces hiboux, ces chocolats, ces câlins, ces rubans rouges et ces nanas qui complotaient dans tous les coins du château, ou pour les plus chanceuses, qui montraient les cadeaux de leur prince charmant. Certaines arboraient des pierres, d’autres avaient des fleurs dans les mains ou une écharpe de fourrure slave autour du cou. C’était définitivement le pire mercredi de tous les temps.  

Assis sur la cuvette, il a les coudes sur les genoux et son front repose dans le creux de ses mains. À ses pieds, il y a une bouteille de vin qu’une fille lui avait donné. Il n’avait pas répondu au hibou, mais il avait accepté l’alcool avec plaisir. C’était en plein ce qu’il avait besoin pour passer au travers de cette journée. Il savait qu’il ne devrait pas jouer avec le cœur des gens comme cela, que la fille avait probablement des envies de relation plus soutenues avec lui, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était dans sa nature, prendre les belles choses qu’on lui donnait et s’enfuir. N’était-il pas un lâche, un couard de la maison Serpentard, après tout ? Depuis qu’il avait débarqué en Angleterre, il avait cumulé les erreurs, remplaçant les qualités par les défauts.

Auparavant, il était aimable, il était timide, mais il ne repoussait pas les gens. Il en accueillait simplement moins auprès de lui. Son cercle d’amis n’avait pas été très grand. Il ne s’en était jamais formalisé, mais maintenant, il se perdait, dans ce qu’il voulait être et ce qu’il prétendait être. Il avait accepté un cadeau sans avoir l’intention de rendre la pareille, alors que pourtant, cette journée aurait dû lui rappeler ce qu’il était vraiment.

C’était la St-Valentin. Peu importe l’année, il l’avait toujours fêtée. Quand il était petit, il faisait des cartes et des biscuits au chocolat pour les filles de sa classe. On le traitait de grand charmeur. Il y avait même une année à l’orphelinat où il avait donné sa portion de gâteau au chocolat à Opale, avec une carte qu’il avait fait lui-même. Ça l’avait fait sourire les sœurs, même les plus aigries avaient dû se mordre l’intérieur des joues pour ne pas montrer que leur cœur de pierre avait été atteint par cette petite attention. Quand il était devenu plus grand, il l’avait fêtée avec sa petite amie. Adélaïde et lui avaient toujours pris un moment ensemble, le soir du 14 février, pour manger du pain et du fromage, des raisins, et pour s’embrasser sous la fontaine de Flamel, non sans se faire envoyer quelques remontrances par les professeurs le lendemain.

Maintenant, il était seul, en train de maudire sa vie. Il voulait retourner à la maison. Plus que tout au monde, il voulait retourner dans sa petite maison de campagne, retrouver ses vêtements trop amples, ses chaussettes hautes et ses bottes brunes. Il aurait aimé n’avoir aucun pouvoir magique. Le monde des sorciers l’avait détruit, pas seulement au niveau des relations, mais aussi au niveau de ce qu’il était, il était devenu arrogant, et égocentrique, surtout.  

Il pense à Sakura. Il a son cœur qui se serre. Il n’avait jamais voulu la rejeter. La Japonaise avait pourtant tout pour lui plaire, de par son caractère, sa certaine gentillesse, elle n’avait peur de rien, elle lui était suffisamment semblable pour le comprendre, suffisamment différente de lui pour le compléter à merveille. Pourtant, comme un imbécile, il avait tout détruit le jour de Noël. Il avait refusé son cadeau parce qu’il n’avait pas été prêt à se lancer dans une relation. La belle blonde refusait de sortir de son esprit.

Il transforme le rouleau de papier toilette en coupe de verre. L’essuyant sur sa chemise, le salissant probablement plus que de raison, il se verse un verre de ce cru inconnu. Au moins, il avait eu un cadeau. Même s’il était un connard, il avait encore des admiratrices. Cette seule idée lui faisait prendre conscience qu’Isaline avait raison. Au final, il ne voulait que l’amour de la foule, que de la popularité.

Il y avait aussi eu Berttie. Berttie était la mignonne fille de Poufsouffle avec qui il avait passé une nuit dans la Cabane hurlante, après que les professeurs ne les aient oublié à Pré-au-Lard. Petite, mais farouche, elle lui avait volé tous ses bonbons, mais elle avait aussi eu du répondant. C’était avec tout son courage que Lionel l’avait invité à un rendez-vous avec lui, l’an dernier. Au final, elle avait disparu avant de le revoir. Tant mieux. Il n’aurait pas eu le temps de la laisser tomber.

Lionel se verse un autre verre.

Par la suite, il y a eu Belladona. C’était sa meilleure amie, mais elle avait été aussi sa petite-amie pendant une époque. Il avait traîné dans tous les coins de Londres avec elle, il l’avait invité à son appartement, elle avait passé plus de temps avec lui que dans sa propre demeure pendant ces quelques semaines de salvation. Il n’avait même pas pris la peine de rompre formellement avec elle. À cause de qui ? C’était inutile de le demander.  

Lionel se verse un autre verre.  

Il y avait eu toutes ces filles sans nom, toutes ces aventures d’un soir, ces bouteilles de vin, ces chocolats, ces cadeaux qui lui avaient été envoyés. Il avait accepté les présents, le lion, sans se donner à la moindre des demoiselles. Mais il y avait eu une autre personne. Il y avait eu Zackery. Zackery qu’il avait aimé depuis la première fois qu’il l’avait vu, mais vers lequel il n’avait jamais fait le moindre pas. Jusqu’à l’été dernier, où il l’avait embrassé. Quand il y pense, Lionel, il se rend compte que c’était bien idiot, mais il ne le regrettait pas. Les autres, il l'avait regretté, mais pas lui. C’était le comble, vraiment.

Lionel allait vomir.

Il entend encore un bruit. Par réflexe, il lâche un sifflement de serpent pour éloigner l’intrus. Bien évidemment, celle qui vient le déranger est une fille à la longue chevelure rousse. Lionel la regarde entrer dans la salle de bains défraichie. Il sait qu’il n’a l’air de rien avec ses cheveux en bataille, sa cravate dénouée et sa cape détachée, qui traîne par terre, dans l’eau. Il n’avait jamais eu beaucoup de respect pour le monde magique, encore moins pour son uniforme. « J’ai rompu avec Sakura. » crache-t-il. Il se verse un autre verre dans sa coupe, mais sa main tremble. « Tu dois être contente, j’imagine. » C’est beaucoup plus facile de refiler la responsabilité aux autres que de faire face à ces actes. Isaline avait eu raison sur toute la ligne, finalement, il était un lâche, incapable de faire face à ses obligations d’ami, de petit-ami. Parfois, c’est l’amour qui frappe en plein cœur, mais maintenant, c’était la vérité qui faisait le fardeau de Lionel.

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Et qu'on se noie dans les nuits fauves.


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Isaline R. Delatour
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Lionel & Isaline

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Don't do love, don't do friends. I'm only after success. Don't need a relationship. I'll never soften my grip. Don't want cash, don't want card, want it fast, want it hard. Don't need money, don't need fame. I just want to make a change.

« J’ai rompu avec Sakura. » Elle regrette aussitôt d’être entrée dans cette pièce. Elle était venue ici pour échapper à la foule des couloirs. Elle avait l’espoir d’avoir un moment rien que pour elle, sans personne autour d’elle pour la gêner. Mais non. Il a fallu qu’il soit dans cette pièce. Et que fait-il là d’ailleurs, dans les toilettes de Mimi Geignarde ? Elle regarde autour d’elle, autour de lui et voit la bouteille. Quelque chose qui la fait lever les yeux au ciel. Il va falloir qu’ils parlent sérieusement tous les deux, trop de temps s’est écoulé depuis leur dernière conversation, disputer et elle comprend bien que le mal est fait, qu’il sera difficile de revenir en arrière désormais. Elle fait un pas en avant Isaline, elle va s’appuyer contre un mur, ses mains dans son dos, son regard rivé sur Lionel, assis sur le sol. Elle pourrait rire et se moquer. Ca ne lui ressemble pas, ça n’est pas elle et s’il la connaît bien, s’il sait encore qui elle est, il saura qu’elle ne ferait jamais ce genre de choses. Ils ont changé tous les deux avec le temps. Ils ont changé oui mais au fond, bien enfoui, il y a peut-être une chance qu’il y ait encore ces deux gamins qui se sont rencontré à Beauxbâtons. Les enfants insouciant, qui n’avait peur de rien. C’était eux, c’était bien cette époque. Elle s’en souvient tellement bien la rousse qu’il n’est pas rare qu’elle veuille retrouver cette époque où l’épidémie n'existait pas. L’époque où leur innocence et leur insouciance existaient encore.  Elle a bien entendu ce qu’il lui a dit, elle ne sait pourtant pas quoi en penser. C’est étrange en réalité. Il y a cette part d’elle qui est contente parce qu’elle lui en veut toujours. Mais aussi, et surtout, elle n’oublie pas qu’ils ont été ami alors elle se sent mal. Ca lui ressemble tellement à la jeune femme. Si loyal, si elle. « Tu dois être contente, j’imagine. » Le coup de poignard qui vient se planter en plein dans son coeur. Elle ferme les yeux, elle soupire longuement parce qu’elle réalise qu’elle s’est peut-être trompée sur toute la ligne. Lionel ne la connaît. Lionel ne la connaît plus et ça fait mal de constater ça. Elle garde les yeux clos quelques instants. Juste assez pour se laisser glisser le long du mur et elle aussi venir s’asseoir à même le sol humide. Elle n’aura plus qu’à utiliser un sortilèges pour se sécher quand le moment de sortir d’ici arrivera. Elle réfléchit. Elle pense trop vite et se demande ce qu’elle peut dire et faire. A cet instant, tout ce qu’elle ressent, c’est de la colère contre lui. Elle est en colère parce qu’il ne comprend et ramène une nouvelle fois les choses à lui, à sa personne. Il lui a reproché de ne pas avoir été là pour Colombe mais lui, il n’a pas été là pour elle quand elle en avait besoin. C’était souvent le cas, elle en a conscience mais c’est comme ça que ça fonctionne en amitié d'après sa maigre expérience dans le domaine. « Tu n’es qu’un con Lionel. » Des mots qu’elle prononce en quittant ses mains des yeux pour enfin le regarder, le fixer avec attention. Elle en oublie la raison première de sa venue dans ses lieux. Sa voix est calme et posée, elle ne pensait pas ça possible en réalité. Elle est agacée, il l’agace parce qu’elle n’arrive pas à savoir s’il pense vraiment ce qu’il dit ou si c’est l’alcool qui parle. Dans les deux cas, elle est déçue. Elle n’imaginait pas qu’il tomberait si bas. « Pourquoi ? » La question est vague. Bien trop en réalité et Isaline en a bien conscience. La question qui a beaucoup d'interprétation, qui a beaucoup de réponses aussi. « Pourquoi tu n’es plus avec Sakura ? » Elle est là l’impression de devoir justifier ses mots. Mais elle le fait, parce qu’elle veut qu’il comprenne que non, elle n’est pas heureuse qu’il aille mal.

Codage par Magma.


Still falling for you ♒︎ It took us a while. With every breath a new day. With love on the line. We've had our share of mistakes. But all your flaws and scars are mine. © endlesslove.
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Lionel Lemaire
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On lui avait toujours reproché son grand cœur, dont les ramifications allaient au plus profond de son être, le connectant au monde et le raccordant à ses émotions, mais le retenant dans le monde de la nostalgie, des possibilités, des idéaux, le monde des « C’était mieux avant. » En ce moment, il est grand, tellement grand qu’il se trouve au bord de ses lèvres, alors que l’envie de vomir l’envahit de nouveau. Lionel ne sait pas si ce sont les émotions, les toilettes ou le simple effet de l’alcool, mais il a envie de recracher ses tripes. Ainsi, peut-être serait-il pur à nouveau, peut-être pourrait-il reprendre les choses du commencement, en effaçant toutes les erreurs et en faisant contre mauvaise fortune bon cœur.

Le lion doux et tendre, il est plein de contradictions, mais il ne vit que par son image ; tout ce qu’il connaît, c’est la rudesse, parce que c’est plus facile de repousser les autres avant de les voir se faufiler un chemin dans son cœur, de leur laisser apercevoir les faiblesses et les maux que l’on ne dit à personne. Lionel pouvait compter son nombre d’amis, de véritables amis, probablement sur les doigts d’une main ; Isaline en faisait partie autrefois, parce qu’Isaline était la mieux placée pour le comprendre, elle qui manquait un peu d’assurance, à l’époque, mais qui l’écoutait, le conseillait dans sa relation, dans la vie aussi, eux, les gamins perdus dans un monde un peu trop grand.

Isaline, présentement, ne veut pas être ici. Exaspérée, elle lève le regard au ciel en apercevant la bouteille, elle soupire, elle fait comme les gens qui savent alors qu’elle ne sait rien, elle fait la supérieure alors que Lionel sait qu’elle est toute aussi paumée que lui. Ils jouent aux adultes quand ils sont encore des enfants. Il joue le rôle de l’homme qui noie ses problèmes dans le fond d’un verre, elle joue le rôle de la femme en contrôle, mais tous les deux ne sont que des gamins tentant de panser les plaies de la solitude, du vide laissée par leur amie commune, petite-amie pour l’un, amie indéfiniment grande pour l’autre, grande, grande comme ce cœur qui les faisait indéniablement souffrir.

La rousse glisse contre le mur et s’assoit à terre. Le lion se désintéresse de son verre pour la regarder. Ça faisait tellement longtemps qu’ils n’étaient pas assis ainsi, à quelques mètres de silence. Ils sont trempés, ils n’allaient pas tarder à puer, mais contre toute attente, Isaline traite de con. Lionel la regarde sans la voir avant de porter son regard sur la porte. Il n’avait jamais compris pourquoi les filles traitaient les mecs de con, mais il en avait une meilleure image, maintenant. Il laisse échapper un sourire un peu attristé. Effectivement, il en était un, malgré ce que les filles pouvaient dire sur ses allures de prince rebelle et romantique. Il avait fini par devenir ce qu’il ne voulait pas être. Si seulement Isaline et lui pouvaient revenir à Beauxbâtons : lui, le garçon dans la lune, elle, la fille dans sa bulle, tournant autour de lui, gravitant, comme un satellite.

Eux seuls dans un monde à l’écart.

Eux à l’abri du monde.

La jeune femme lui demande pourquoi, mais il ne comprend pas. Il la regarde longuement, un peu hébété ; quand Isaline perçoit l’air hébété du lion dans les vapes, elle clarifie. Lionel ne sait pas comment expliquer. « J’allais la blesser. » Il tente de la jouer rude, mais à défaut d’avoir le cœur grand, il a le cœur gros. Il baisse le regard, passe sa main sur son front, tassant de son front ses cheveux mouillés. « Je pensais encore à elle. » Si son ton s’est radouci, ce ne peut être qu’en raison d’une personne. Il n’a pas besoin de préciser qu’il parlait de la Devereaux.

Ses cheveux, son rire quand elle passait dans les couloirs de l’école, sa manière de m’embrasser, de me dire que j’étais le meilleur même quand j’étais le pire, de passer ses mains dans mes cheveux, comme si elle me peignait, mais en plus doux, tu vois, sa voix, claironnante, quand elle me disait qu’elle m’aimait, son air enchanté à chaque fois que je lui disais que c’était réciproque, comme si elle ne le savait pas, l'idiote, notre première danse, notre première fois, notre dernière fois, surtout, je te jure, Isaline, si j’avais su qu’elle allait partir, je l’aurais aimé, je l’aurais aimé davantage, mais Isaline, je ne peux pas l’aimer plus que ça.


Il remplit son verre. « J’essaie de faire mon deuil, mais c’est difficile de le faire quand tout le monde me reproche de l’oublier ou me lance des regards noirs. Tu peux être satisfaite. Pas de Sakura. Pas de Belladona. Vive Adélaïde. » Il lève son verre vers le plafond, pour porter un toast à sa guerrière oubliée.  

Je t’emmerde Adélaïde.

Je t’emmerde toi et tes yeux trop bleus.

Lionel lâche la coupe, qui s’éclate en un millier de morceaux sur le sol. Il prend une respiration tressautante. « Ne tombe jamais en amour, Isaline. Surtout pas avec un sang-pur. Ils se croient tout permis, tu te prendras au jeu, tu feras tout pour eux, mais au final, ils se joueront de toi. Ils se fraieront un chemin dans ton cœur pour te détruire par la suite. Tu ne pourras pas vivre sans eux, mais eux pourront vivre sans toi. »

Ils n’ont rien à perdre. Ils sont fiancés. Ils ont leur famille.

Nous, on ne sait même pas si on vivra encore demain.

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Et qu'on se noie dans les nuits fauves.


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