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-{ It's Valentine's day... (Lukasz)

Freya Silaïeva
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Élève de Gryffondor
Maison/Métier : Gryffondor ● Sixième année
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Le soleil venait lui caresser le visage. Une nouvelle journée débutait pour cette jeune sorcière expatriée. Elle marchait dans les rues de Pré-au-Lard. Ou plutôt, elle se carapatait. On aurait pu la reconnaître au bleu caractéristique de ses yeux. Mais la main devant le visage, la jeune élève de Poudlard semblait se fondre dans la masse des amoureux en chaleur. Soufflant de désespoir, l’adolescente dénoue le chignon qui emprisonnait jusqu’ici ses cheveux. Avec un peu de chance, sa longue chevelure masquerait l’état misérable dans lequel elle l’était. Les yeux rouges brouillés et bouffis, elle ne savait plus où elle allait. Cette tête habituée de Poudlard répondait au doux nom russe de Freya Silaïeva. Elle avait l’impression de voyager entre deux mondes. Complètement stone. La sensation de planer était forte, alors qu’elle arpentait la rue à la recherche d’un refuge. Nous étions le 14 février et en effet la ville s’était parée de rose et de cœurs pour la Saint-Valentin. Les avenues étaient parsemées de jolies teintes avec toutes ces vitrines décorées à l’occasion. Chaque lampadaire était entouré de rubans rouges et à leur sommet se trouve un petit étendard de la même couleur où l’on pouvait apercevoir des petits cœurs mouvants. Même un malvoyant ne pouvait oublier cette fête. Des parfums envoûtants sortaient des magasins, ceux des parfumeries alentour, ceux des chocolats tout juste rangés dans de jolis paquets que Freya détestait tant… Ceux de l’amour avec tous ces couples marchant, enlacés ou s’embrassant à chaque arrêt. Il était si difficile d’y résister.

Un enfant dévorait des yeux les pâtisseries recouvertes de cœurs en pâte d’amande pour l’occasion ou encore tous ces présents aux parures sublimes. Dorées, argentées, rouges et roses… Autant de couleurs pour émerveiller votre regard ! Même si le violet avait davantage la côte auprès de la Gryffondor. La gamine contemplait ce monde enchanté autour d’elle et savourait chaque odeur, chaque bruit et chaque couleur alors que ses pas l’amenèrent étroitement à Freya ; qui de son côté s’enfonçait plus profondément vers  la fête si chère au cœur de tous, mais plus du sien. Il avait été brisé… Réduit en pièces entre les griffes acérées d’un autre monstre… Quelle tristesse. Quel désespoir. Tant de mauvaises choses qui émanaient d'une si petite personne. Quelques regards se posèrent sur la Russe mais l’adolescente ne faisait pas attention. Pour cela, il aurait fallu qu’elle puisse les voir. Des larmes perlaient sur ses joues de la sorcière. Mais la scène n’était pas ce qu’elle laissait paraître. Fausse. Détériorée.

Après la Baba Yaga, la Saint-Valentin était l’un des épouvantards de la belle. Une journée bien merdique qui lui rappelait sans cesse sa condition de faible humaine. De fragile petite chose. Le cœur de la Silaïeva s’assombrit davantage alors que des rires envahissent son espace personnel. Elle devait fuir les artères principales. Elle devait trouver un endroit isolé, ou personne ne viendrait lui tendre un putain de bouquet de fleurs. Son instinct la força à s’engouffrer dans un commerce de proximité. Elle y entra avec entrain, sa vue brouillée ne l’aidant à savoir où elle posait les pieds. Pourtant, l’odeur familière de son pire ennemi la fit faire volte-face. Et ce fut le cri de souffrance de verre brisé qui lui fit comprendre qu’elle venait de faire une connerie. Oui. La Saint-Valentin devenait votre pire ennemi lorsque vous étiez allergique aux roses, ou que votre cœur battait pour quelqu’un qui ne vous voyez pas…

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Lukasz Wozniak
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It's Valentine's day


En ce jour de Saint-Valentin, Lukasz savait qu’il y aurait beaucoup d’élèves dans les rues de Pré-au-Lard. Ce qui ne voulait pas forcément dire qu’il y aurait beaucoup de clients dans sa boutique. Ceux qui cherchaient une tenue pour cette occasion spéciale étaient passés des jours, voire des semaines avant. Les retardataires étaient venus chercher leurs tenues le matin même pour pouvoir se poser au restaurant à midi, au salon de thé ou au pub l’après-midi, selon les couples. Ainsi, il ne s’attendait pas à voir grand-monde ce jour-là dans sa boutique. Bien sûr, Gaichiffon ne lui appartenait pas. Mais aujourd’hui, le propriétaire n’était pas là, c’était un de ses jours de repos. Lukasz tenait la boutique seul. Le propriétaire, qui était aussi le designer de certains modèles, avait pleinement confiance en son employé. Lukasz y travaillait depuis maintenant six mois. Même s’il n’attendait pas beaucoup de monde, il tenait à rendre la boutique particulièrement jolie pour cette occasion. C’est dans cette attention qu’il avait mis les roses fraîchement commandées aux quatre coins du magasin. Les roses parfumaient délicatement la boutique et donnaient des touches de couleur rouge agréables à l’œil. Une fois qu’il eut terminé de décorer la boutique, il attendit la clientèle. Comme personne ne passait la porte de l’établissement, il en profitait pour faire un peu de ménage. Il aimait que tout soit propre et bien ordonné. Il n’y avait pas un pli sur les vêtements parfaitement alignés sur les étagères. Il ne manquait pas une référence qui serait disponible dans les stocks. Au bout d’un moment, Lukasz se résigna. Il n’y avait plus rien à faire. Il alla s’asseoir sur le tabouret derrière la chaise et observait les couples passer sans même jeter un coup d’œil à Gaichiffon par la vitrine. En cette Saint-Valentin, le sorcier n’était pas en couple. Personne ne l’attendait ce soir. Il soupira. Il rentrerait sûrement chez lui après cette journée, sauf si on venait lui proposer un autre plan entretemps. Soudain, il sortit de ses pensées quand il entendit le son discret du carillon indiquant que la porte venait de s’ouvrir et donc qu’il n’était plus seul dans la boutique. Il leva les yeux vers la nouvelle venue, une jeune femme sans doute élève à Poudlard. Il ne lui semblait pas la connaître. Elle était peut-être déjà venue avec des copines un jour, mais cette rencontre ne l’avait pas marqué. Son visage ne lui était pas familier. La jeune fille semblait être entrée dans la boutique avec un peu trop de précipitation. Il se leva au moment où il la vit approcher un peu trop vite d’un vase rempli de roses. Trop tard. Il n’eut même pas le temps de réagir, le vase était déjà au sol, brisé.

« Ne bouge pas ! » Dit-il à la jeune fille avec son léger accent polonais. Son premier réflexe fut d’évaluer d’éventuels dégâts sur la boutique. Le propriétaire lui faisait confiance, mais s’il arrivait quelque chose en son absence, cette confiance pourrait disparaître aussi rapidement qu’elle était apparue. Il s’approcha alors de la maladroite et sortit sa baguette. D’un geste adroit, il ramassa tous les bouts de verre et les fit voler jusqu’à la poubelle derrière la caisse. Une fois cette tâche réalisée, il se tourna vers la demoiselle. Elle avait l’air d’avoir pleuré, mais pas à l’instant. Ses yeux étaient bien trop rouges pour qu’elle se mette dans tous ses états pour un simple vase. « Tu n’as rien ? » Demanda-t-il tout en observant la jeune fille. C’était un simple vase tombé, mais si c’était l’été et qu’elle avait des chaussures ouvertes, elle aurait pu se blesser. Heureusement, ce n’était pas le cas et il semblait y avoir eu plus de peur que de mal. D’un nouveau coup de baguette magique, il tenta de sécher l’endroit où l’eau s’était infiltrée. Et finalement, il ramassa les roses. Il allait les répartir dans les autres vases, mais il en prit une pour la tendre à la jeune fille qui, maintenant qu’il put mieux l’observer, semblait assez jeune. « C’est rien, ne t’inquiètes pas. Tiens, c’est pour toi. » Si c’était un autre jour et si elle était dans un autre état, la réaction de Lukasz n’aurait peut-être pas été la même. C’était un gars gentil, mais assez maniaque, alors il n’aurait pas été très content. Mais là, les dégâts étaient minimes, les vêtements n’avaient même pas été touchés. En la voyant, Lukasz se demandait pourquoi elle pleurait. Avait-elle eu une peine de cœur le jour de la Saint-Valentin ? Il était curieux, mais ce n’était pas très poli de poser cette question à une inconnue. D’un geste de la main, il invita la jeune fille à le suivre vers le fond de la boutique. Il tira le tabouret de la caisse et l’invita à s’y asseoir. Il déposa la rose de la jeune fille sur le comptoir. « Tu veux boire quelque chose ? » Proposa le couturier à la demoiselle pour qu’elle se remette de ses émotions. Près d’eux, il y avait une table où étaient posés de quoi faire des boissons chaudes. Ils en proposaient souvent aux clients, surtout l’hiver, c’était très apprécié. Que venait faire la jeune fille dans la boutique ? Lukasz comptait bien le découvrir.

-- Lukasz & Freya --
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Freya Silaïeva
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L’Amour, nous commençons à l’apprendre dès la naissance, et tout au long de notre vie, nous continuons et pourtant nous n’arriverons jamais à comprendre ce miracle, presque indéfinissable. On vous serrait les mains très fort, pour que vous puissiez sentir combien on vous aimait. On vous regardait au plus profond des yeux, pour que vous sachiez que vous étiez importants pour quelqu’un. On vous murmurait des mots doux à l’oreille, pour que vous compreniez que vous aviez votre place sur terre. Des efforts, pour vous faire comprendre que vous étiez aimé. Et que vous étiez indispensable. Ce sentiment était merveilleux, mais il pouvait être inaccessible à d’autres. Si nous voulions être aimés, il fallait savoir aimer. Nous avions besoin de nous sentir aimés ou besoin d’aimer, l’amour nous était indispensable. D’un être à l’autre, nous n’avions pas la même façon de l’exprimer. Dictionnaires. Poètes. Nous n’en avions pas tous la même définition… Cela pouvait porter préjudices au cœur comme à l’entourage. Pour Freya, les deux en souffraient. Et peu importe le degré, le cœur de la jeune Silaïeva criait de douleur pour tous. La belle Slave se promettait d’arranger les choses… Un jour ! Mais pour le moment, le sort s’acharnait encore un peu sur elle... Est-ce que ça allait durer encore longtemps ? Sans doute encore quelques temps… Mais sur le long terme, elle finirait par s’en remettre. Quand ce n’était que la maladie de l’amour, ça finissait par s’estomper.

Seulement aujourd’hui ce n’était pas de cette maladie qu’elle cherchait à échapper. Freya cherchait à nuire aux symptômes évocateurs de son allergie. Les douleurs abdominales avaient été les premiers à apparaître. Ou bien était-ce le stress anticipé de la journée ? Il y avait sans doute un peu des deux. La maladie aurait dû la cloîtré dans son dortoir. Mais ce dernier avait été contaminé par la présence de Rosaceae ; obligeant Freya a fuir sa propre maison. La solution aurait été de s’isoler, voir même de bloquer l’accès de son dortoir. La jeune Silaïeva aurait pu dégager ses camarades à coup de cognards et de chocogrenouilles. Mais voilà, elle ne l’avait pas fait. Un brin trop romantique la petite sorcière? Of course. Même si Freya ne pouvait pas profiter de cette journée, les autres n’avaient pas à pâtir de son mauvais karma. Pour cela, il aurait fallu qu’elle ne vienne pas empiéter sur la vie d’un pauvre innocent jeune homme ? Ou bien d’un vieux croûton. Ce n’était pas avec ses yeux de lapin russe que Freya risquait de le savoir. Et avec une vision aussi claire qu’un brouillard en pleine nuit, elle ne risquait pas d’aller très loin. Ayant un terrain allergique prononcé, la lionne savait que ça lui passerait. Mais en attendant, son destin comptait bien lui jouer encore quelques tours. Ce qui voulait dire que des dégradations étaient encore à prévoir.

Il y eut d’abord un cri de verre brisé ; puis un ordre, simple et efficace. Freya s’était arrêté net. Elle ne bougeait plus les bras. Et elle n’osait même plus respirer. Les battements de son cœur s’accélèrent. Les choses allaient trop vite, et le cerveau de la Russe mettait de plus de temps à analyser ce qu’il se passait. Freya avait une capacité de perception assez prononcée, seulement là on voyait qu’il y avait un problème. Elle tournait au ralenti, et elle n’était pas très confiance quant à sa démarche. Elle se mettait à la place d’un aveugle mais sans guide… Et ça lui faisait bizarre. Ses repères n’existaient plus. Et sa perception était troublée. Quasi inexistante. Et dans l’euphorie de ses ennuis, on lui demandait si elle n’avait rien. « Je vais bien. Merci ! » Qu’est-ce qu’elle pouvait dire en dehors de « Désolée pour tout ça ! » ? Ca semblait bien loin de la dérangée petite Freya que l’on pouvait croiser habituellement. Maladroite, elle l’était. Mais à moitié aveugle c’était encore pire. Une rose. L’homme en face tenta d’offrir une rose à la Slave. Offrir une rose à Freya ? Une bonne et douce rigolade. Innocemment, Freya se saisit de la fleur sur le comptoir. Une fois en main, la Russe lorgna méchamment sur la fragile ; et dans un élan de sauvagerie Freya balança la pauvre petite au sol. Tel un prédateur, elle piétina violemment les carpelles de la crème, pour ensuite la chasser plus loin. Ses souliers ne la remerciaient pas. « Aaaaah ! Pirate ! » Ce fut son sourire victorieux qui clôtura son épisode de délire. Freya en aurait presque oublié son hôte ? « Vous devez me prendre pour une dérangée ! Je le suis sans doute un peu ! Mais elles sont responsables de ma cécité temporaire. Et encore, ce n’est pas le pire des états… Je vous épargne le nez qui coule et les plaques qui démangent ! Il a bien plus élégant comme torture ! Poudlard est devenu l’antre de ces saletés ! Je pensais les éviter en venant ici, mais visiblement… Aaaah… Je parle trop ! Maintenant, vous me prenez vraiment pour une dingue. » Freya aimait le rouge de Gryffondor, mais pas sous les formes d’œdème, d’éruptions cutanées ou d’eczéma. Tout dans la grâce et l’élégance. Après ça, elle n’était plus sûre que l’invitation du jeune homme tienne toujours. Et s’il refusait, la jeune Silaïeva le comprendrait. La Slave avait toujours tendance à faire tout dans l’excès. « Ne vous sentez pas obliger pour l’invitation… » Cela aurait été un comble si en plus elle se permettait de s’incruster plus longtemps.


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Lukasz Wozniak
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It's Valentine's day


L’entrée de la jeune fille dans la boutique n’avait pas été très discrète. Quelques instants après avoir franchi le seuil de la porte, l’élève de Poudlard avait fait tomber un des vases disposés spécialement pour l’occasion par le couturier. Sans perdre de temps, Lukasz s’était précipité vers l’accident pour en limiter les dégâts. Il avait ramassé les morceaux de verre, la dernière chose qu’il voulait, c’était qu’une cliente se blesse dans la boutique dont on lui avait confié la garde. Il préférait éponger de l’eau plutôt que de nettoyer du sang. Une fois qu’il ne restait plus aucun morceau de verre au sol, il demanda à la demoiselle si elle allait bien après avoir constaté qu’elle avait pleuré. Il ne lui demanda pas directement pourquoi elle pleurait. « Je vais bien. Merci ! Désolée pour tout ça ! » S’excusa-t-elle après l’avoir rassuré. Même si elle disait aller bien, la demoiselle n’avait pas l’air d’être en très grande forme. Détecterait-il un léger accent russe ? Il avait été à Durmstrang, il le reconnaissait bien. Elle devait être de ces élèves qui avaient participé à l’échange entre les écoles. Si ce programme avait existé au moment où il était élève, il y aurait probablement participé aussi. Il trouvait amusant le fait de s’être retrouvé en France, puis au Royaume-Uni, par ses propres moyens, même s’il n’avait pas eu la chance de mettre les pieds à Beauxbâtons ou même Poudlard. Après avoir ramassé les roses, il en donna une à la jeune fille en pensant effacer un peu ses larmes. Il invita la demoiselle à s’asseoir sur un tabouret et déposa la rose sur le comptoir. Il lui proposa à boire tout en se tournant vers la table des boissons chaudes. Il se versa un café en attendant une réponse, mais tout ce qu’il entendit fut le bruissement du tabouret et un autre bruit indescriptible. Quand il se tourna, son café à la main, il vit l’élève en train de piétiner la rose. « Aaaaah ! Pirate ! » S’exclama-t-elle sans qu’il ne comprenne ce qu’il se passait. Tout ce qu’il voyait, c’était la tâche qu’elle venait de faire au sol en écrasant les pétales de rose rouges. Il commençait presque à regretter de l’avoir invitée à rester. Il posa sa tasse de café sur la table. « Vous devez me prendre pour une dérangée ! » Dit-elle quand Lukasz s’approcha. Et comment ! Quelle jeune fille saine d’esprit irait piétiner une aussi jolie fleur ? Elle reprit la parole au moment où il se demandait si la magie allait pouvoir faire partir cette tâche facilement ou s’il devait demander à la responsable de la nettoyer : « Je le suis sans doute un peu ! Mais elles sont responsables de ma cécité temporaire. Et encore, ce n’est pas le pire des états… Je vous épargne le nez qui coule et les plaques qui démangent ! Il y a bien plus élégant comme torture ! Poudlard est devenu l’antre de ces saletés ! Je pensais les éviter en venant ici, mais visiblement… Aaaah… Je parle trop ! Maintenant, vous me prenez vraiment pour une dingue. » Lukasz comprit presque immédiatement de quoi elle parlait : des roses. La jeune fille était allergique aux roses. La pauvre, en cette période de l’année, elle devait en baver. C’était la fleur de la Saint Valentin. Mais le sorcier comprenait mieux son geste et sa maladresse à présent.

« Ne vous sentez pas obligé pour l’invitation… » Conclut la demoiselle. « Elle tient toujours. » Lukasz laissa un instant les boissons de côté et entreprit de rassembler les roses de la boutique à l’aide de sa baguette. Ce fut assez rapide. En quelques instants, la boutique était débarrassée de ses fleurs. Il les plaça temporairement dans l’arrière-boutique et ferma la porte derrière lui en revenant. Le couturier espérait que la jeune fille puisse retrouver un peu de tranquillité rapidement en l’éloignant de la source de ses malheurs. « Voilà, je suis désolé pour la gêne occasionnée. C’est bien la première fois que j’entends parler d’une telle allergie. » Par ces mots, il ne la traitait pas de menteuse, bien au contraire. Il était surpris et heureux d’en apprendre un peu plus sur la vie. Il retourna vers la table des boissons pour reprendre ce qu’il était en train de faire. Il se tourna vers l’élève et demanda : « Qu’est-ce que je te sers ? Un thé ? Un café ? Un chocolat chaud ? J’ai de l’eau aussi… » Lukasz avait aussi de l’alcool, mais elle n’avait pas l’air d’avoir l’âge de boire et il ne voulait pas s’attirer d’ennuis avec l’école voisine. Il ne voulait pas perdre cet emploi non plus, pas sûr qu’on le réembauche une nouvelle fois s’il se faisait encore virer. Et puis ici, c’était une boutique de vêtements, pas un bar ou un salon de thé, le choix était donc limité. Après avoir servi à la jeune fille ce qu’elle voulait, il prit sa tasse de café et s’approcha de la tâche au sol, celle qu’elle avait fait en écrasant les pétales de la rose. Il fallait peut-être nettoyer cela avant tout car cela n’aiderait pas pour son allergie et il risquait d’y avoir une marque au sol. Il s’accroupit à côté de la zone tâchée et sortit sa baguette. Un simple sortilège de récurage suffit à la faire partir. Une fois satisfait, il se releva. Tout était comme neuf. Il continua à boire son café tout en s’appuyant au mur derrière la caisse. « J’ai cru détecter un léger accent russe, non ? Tu viens de Durmstrang ? J’ai fait mes études là-bas, fratrie des basilics. » Tranquillement, il se mit à discuter comme s’ils se trouvaient chez lui ou qu’ils étaient dans un café. Il se fichait qu’elle ne soit pas là pour les vêtements, il était à présent presque certain qu’elle cherchait à fuir toute cette agitation à l’extérieur. « Je m’appelle Lukasz Wozniak. Et toi, jolie fleur ? » Ce surnom était évidemment plus pour la mettre en confiance que pour la séduire, elle était beaucoup trop jeune pour lui. De plus, c’était une petite référence sympa à son problème de roses. Lukasz espérait réussir à lui redonner le sourire.

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