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Fire cannot kill a dragon (Yordanov Twins)

Yassen Yordanov
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Maison/Métier : l'ancien dragon a trouvé le chemin des serpents, il est maintenant en septième année.
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Pseudo : Prim Âge : 22 Parchemins : 942 Gallions : 626 Date d'inscription : 04/03/2017

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fire cannot kill a dragon
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I'm a goner. Somebody catch my breath. I'm a goner. Somebody catch my breath. I wanna be known by you. I wanna be known by you. Though I'm weak and beaten down, I'll slip away into the sound. The ghost of you is close to me. I'm inside out. You're underneath.

Il y a des tournures de mots, de phrases, de proses, il y a des tournures qui font aussi mal que les plus terribles des droites, quand les personnes tentent de contourner les vérités et de passer au-dessus des choses, que la géométrie se perd dans l’algèbre du cœur. Alors, on perd ses repères, ses points, parce que tout a été donné, tout a été investi, pour montrer que nous étions autre chose que ce que les autres nous reprochaient.

Sans s’en rendre compte, il y a un regard dans le miroir, quand nous prenons conscience de ce que nous sommes, quand l’eau coule sur notre visage, un matin avant de partir, un soir avant de se coucher, et ce regard dans le miroir casse et fracasse ; alors tout se détruit, tout s’abîme, l’image que l’on avait de soi, l’image des autres aussi. Le plus pénible, c’est quand ce miroir se trouve dans les prunelles d’une autre personne. Alors, l’iris ne renvoie plus que les couleurs d’une âme abimée, et c'est quand tout s'abîme que l'on voit les reflets de l'abîme.

C’est encore pire quand on se regarde dans les ténèbres d’une seule personne.

Le jeune homme avait passé tant de temps à soigner les apparences. Il a pourtant l’air parfaitement ridicule. Il porte des pantalons de cuir avec une veste assortie. Sur le dos de celle-ci est brodée un énorme dragon. Rouge, il fait référence à la créature dont le clan tire sa force, à la pureté coulant dans leurs veines, aux flammes, aux incendies, le noir ramène aussi les cendres, la noirceur qui ne donne lieu qu’aux plus belles des incandescences.

Cette tenue était donnée à tous les hommes Yordanov, afin de marquer leur appartenance au clan et pour mettre l’emphase sur le fait qu’ils étaient des hommes. Yassen avait toujours voulu marquer sa différence face au reste du clan, mais il avait été enchanté quand il avait reçu sa toute première tenue. Il l’avait porté constamment avant, quand il était dans le club de combat, quand il était un chef de meute qui dirigeait les autres. Il y avait quelque chose de fortement contradictoire dans la perception que le jeune homme avait de sa famille. Autant il voulait l’honorer, autant il avait envie de la supplanter.

Maintenant, toute sa motivation à devenir un homme meilleur était tombée. Il traîne les pattes en descendant la petite colline pour regagner le château. Les étoiles sont hautes dans le ciel, le matin ne tardera pas à se montrer, mais il sait qu’il n’a rien à craindre. Le représentant avait pris toutes les précautions pour qu’ils ne se fassent pas prendre. De plus, sous sa cape d’invisibilité, personne ne le percevra, aussi longtemps qu’il ne fait pas de bruit.

Ses pas sont feutrés contre la surface de l’herbe, contre la terre, il tremble tellement qu’il a peur de tomber, qu’il a peur que sa couverture ne tombe. Il fait du bruit, il réveille des créatures magiques, les hiboux hululent autour de lui, mais il a tellement mal à la tête, il a l’impression que ce sont des hurlements, des lancinements. Passant les mains sur ses tempes, il tente de se ramener à l’essentiel, à ce qu’il avait vécu pendant la soirée. Jamais il n’avait voulu invoquer Vassil. À la base, il voulait invoquer son oncle Emil, son oncle qui avait chassé les dragons en Roumanie pour avoir des informations sur sa perception de la famille, pour savoir s’il avait été heureux même en n’étant pas l’héritier principal, même en suivant le destin que lui avait indiqué son tatouage.

À la place, il avait rencontré cet homme qui le prenait pour son jumeau, il avait rencontré cet homme qui se permettait de le juger, avant d’enfoncer le couteau en plein cœur, de le retourner pour ne faire en sorte de ne rater aucune entrailles. Ressembler à son père était sa pire insécurité.

Il y a des tournures de mots, de phrases, qui font mal, mais il y a aussi le simple tournis des démarches qui sont gauches. Yassen peine à marcher droit, à suivre le chemin, il n’a pas envie de pleurer, il ne connait pas les larmes, mais il manque de tomber. L’utilisation de la pierre l’avait éreintée ; c’était comme s’il avait fait appel à toute la puissance magique qu’il lui restait, qui devait être bien faible maintenant, si on lui demandait son avis.

Il arrive finalement un peu plus proche du château. Il s’assoit par terre. Il est assis devant le Saule cogneur, à l’extrême limite d’où les branches de ce dernier pouvaient l’atteindre ; un peu plus proche et il se ferait frapper, mais il ne s’en soucie plus maintenant. Il ne peut plus continuer. Il frémit, il tressaille, il a besoin de prendre une pause pour contrôler ses frissonnements. Il ne sait plus si c’est le choc émotionnel ou la simple maladie.

« Je vais bientôt mourir. » murmure-t-il, plus pour lui-même que pour quiconque. Ces mots avaient un étrange goût de finalité, mais le rendait un peu plus en paix avec lui-même. C’était comme voir l’endroit où la tombe serait implantée, le cercueil dans lequel il dormirait pour le reste de l’éternité. C’était comme pouvoir dire au revoir à toutes les personnes qu’il aimait avant de reposer en paix. Il pense à ce garçon au cheveux bruns, il pense aux gommes qui sont dans sa poche, qui lui permettrait de revivre ce moment où il apprenait à manier l’arme à feu, dans un autre monde, dans un autre univers, il pense à ce garçon, il aimerait mâcher les gommes, mais il ne veut pas que les souvenirs se déforment. Serait-il prêt à confronter ses mémoires ? Existaient-elles encore ? Oublierait-il sa famille, sa vie ?

Serait-ce si pire s’il oubliait tout ?

Il a froid. Il passe sa cape sur ses épaules et sort de sa poche un flacon. Ça lui arrache un sourire au travers de ses dents noircies. Auparavant, il aurait eu une bouteille d’alcool à la main, mais maintenant, ce n’est rien qu’une potion pour apaiser la fièvre et les tremblements. Il l’a achetée durant les visites médicales. On lui avait bien dit que c’était dangereux, que ce n’était que des prototypes, mais il s’en était totalement fiché. Cela lui avait pris une heure de discussions pour les avoir, l’infirmière ne cessant de lui souligner qu’en raison de ses problèmes de dépendance, ce n’était pas bon pour lui, qu’il venait à peine de surmonter son addiction aux drogues et aux boissons, comme s’il l’avait fait intentionnellement, comme si le contexte dans lequel il l’avait fait était véritablement pertinent, louable. Si ce n’était que de lui, il mettrait le monde à feu et à sang.

En attendant, il était quand même malade.

Il tremble tellement qu’il renverse la moitié du médicament sur sa veste. Le liquide est collant sur ses mains, poisseux sur le cuir. Clairement furieux et dégoûté, le jeune homme se lève. Il jette sa bouteille contre l’arbre, non sans retenir un hurlement. L’arbre se réveille, les branches filent dans sa direction.

Avant, il aurait fait un saut vers l’arrière.

Maintenant, dans le regard du jeune homme, une lueur, comme un cerf percevant les phares d’une voiture sur la route.

Il y a quelque chose de terriblement serein dans toute finalité.  

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( So show me some remorse, show me a little guilt. Don't tell me we're just animals awaiting our next kill. )



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Kamen Yordanov
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Ilia & Kamen
Lover, hunter, friend and enemy, you will always be every one of these. Nothing's fair in love and war. In life, in love, this time I can't afford to lose for one, for all, I'll do what I have to do. You can't understand, it's all part of the plan.

Il y a quelque chose de terriblement serein dans toute finalité.  Cela fait déjà presque deux mois que Kamen est sorti de son cachot, de sa prison de bronze. Une prison qui l’a tenu à l’écart de toute vie, de tout amour, de toute connaissance. Il peine à croire qu’il peut marcher librement dans les couloirs du château, et même dehors. Finalement, la fin de cette quarantaine était peut-être la clé. La clé à quoi ? C’est naïf de penser que les choses vont se résoudre aussi facilement. Qu’une fois libre, les choses reprendraient leur cours. Kamen sait qu’il lui reste peu de temps, il le sent. Alors quand il a entendu les serpentards se donner rendez-vous pour utiliser la pierre… il a suivi le mouvement. Il a pourtant toujours été du Light Side. Mais ça a changé. Sa vision des choses ont changé, avec la mort de Zahari, puis l’épidémie, puis la quarantaine. Aujourd’hui, Kamen est prêt à tout pour avoir des réponses, alors il a demandé de l’aide à Helge. Serait-il prêt à sacrifier son passage pour lui ? Helge ne lui a jamais été fidèle comme à Yassen, mais il a accepté. Revoir Zahari fut comme une claque pour l’empoisonneur. C’était beaucoup trop.

« Tu ne dois pas baisser les bras Kamen, ressaisie toi… »
Les paroles de son grand frère résonnent encore en lui. Désespéré avant de le revoir, et maintenant heureux de cet échange, le jeune homme ne peut pas retenir ses larmes. La pierre de résurrection le rendra fou. « Ne vous divisez pas… » Le conseil de Zahari se répétaient inlassablement dans ses pensées. De qui parlait-il ? Du monde en général ? C’était fort probable, avec ses groupes qui émergaient depuis l’annonce de l’épidémie, ça sentait le roussit. Kamen n’avait pas encore décidé de quel côté il se rangerait, certainement plutôt du côté de ceux qui cherchaient une solution à l’épidémie… Même si il ne voulait plus voir aucun médicomage. Cela pouvait aussi être adressé à lui, et son frère. Yassen ne lui parlaient plus. Ils partageaient tout avant. Kamen est le seul à avoir vu son frère dans des états de faiblesse. Il est le seul à connaître ses secrets, son désir de toujours être à la hauteur, ses peurs de décevoir. Kamen le connait par cœur, mais Yassen lui ferme son cœur. Ils sont pourtant ensemble passé, présent et futur. Immuables, impossible de les séparer. Mais Yassen l’oublie, Yassen faiblit.

Même si il ne le lui dit pas, Kamen a toujours veillé sur Yassen, après tout il est le premier à être arrivé au monde, c’était son devoir de veiller sur son jumeau, puisqu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. Il l’a vu en quarantaine, se refermer sur lui-même. Ils ont vécu les mêmes douleurs, eu les mêmes frayeurs, et pourtant ils sont aussi étrangers l’un à l’autre qu’un français et un bulgare à Poudlard. Le temps les sépare et les aiguilles les divisent. Ils n’étaient qu’un, ils sont devenus poussières.

Kamen lève la tête, Zahari a disparu depuis longtemps déjà. Le sorcier a compris le message. Avant de regretter, avant de le perdre, Kamen s’éloigne et fonce. Les larmes coulent le long de son visage, il ne les essuie pas. Un Yordanov ne doit pas être faible, lui murmure une petite voix, mais lui, il ne peut pas s’en empêcher. Il est humain. Il a ses faiblesses, ses moments de doute, ses colères et ses peines. Et il ne peut pas tout laisser tomber pour ça, il ne peut pas tout envoyer valser pour ça. Parce que c’est ce qui fait de lui quelqu’un d’entier, c’est ce qui panse son âme brisé.

Kamen court vers le château, cet immense bâtisse vieille de plusieurs siècles qui le domine. Pourtant, il revient sur ses pas après quelques foulées. Il le voit, là-bas au loin. Il le voit, il l’appelle, mais Yassen ne répond pas. Kamen a un mauvais sentiment, il avance vers cet arbre vieux et moche et continue d’appeler son frère qui ne se tourne pas. Comme si…

Et puis soudain, une branche se met en mouvement. L’arbre est vivant. Kamen sort de sa cape une baguette jetable qu’il a acheté le matin même, un prototype très cher qu’il souhaitait garder pour… mais peu importe. Son frère est plus important. Kamen lance un sort contre la branche qui se dirige droit sur son frère, pour gagner du temps. L’arbre se fige pour quelques instants, et Kamen retrouve Yassen, mais déjà, une nouvelle branche fonce vers lui. Il le plaque au sol avant que le drame arrive. Ils sont maintenant tous les deux à terre, et les larmes ont repris leur flot, une rivière de chagrin qui glisse sur sa peau. « Ne refais jamais ça ! » chuchote-t-il. Il est au dessus de son frère, mais tout ce qu’il voit c’est le vide dans son regard. Ne vous divisez pas… Et si c’était trop tard ?




(c) chaotic evil


destructive love
Ce baiser est mille fois mieux que tout ceux qu’il a pu recevoir et donner dans sa vie. C’est un baiser chaud, langoureux, qui vient du cœur. Un baiser beaucoup plus fort que n'importe quel poison.



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Yassen Yordanov
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La branche va dans sa direction, mais le jeune homme ne parvient pas à bouger. Tout semble se passer si lentement. Il a envie de reculer. Rien ne se passe dans ses muscles. Rien ne répond. C’est le silence. C’est la nuit. Même reculer n’est pas possible. Ce ne le sera jamais. Il est un Yordanov. Comme tel, il doit se confronter à la mort. Il se dit qu’il pourrait l’accepter. Après tout, il était si fatigué.

Il est en prison. Il est dans une drôle de prison, parce qu’elle ressemble drôlement à la liberté, mais ce n’est pas pour rien que la cellule est la première forme de vie. Il a beau avoir été libéré de la quarantaine, il a beau avoir retrouvé ses quartiers, sa maison, il est toujours en prison, la pire de toutes, car cette prison, c’est son corps, c’est sa carcasse, qui était sur le bord de la mort, qui n’était même plus capable de produire le moindre enchantement, c’est son corps, celui qui avait fait le tuer parce qu’il n’était plus capable du moindre instinct de survie. Depuis quand un homme contemple-t-il la mort comme s’il l’attendait depuis toujours ?

Depuis quand lui, Yassen, ne faisait-il pas tout pour rester en vie ?

C’est étrange de penser que se trouver ainsi, en pleine nuit, en plein air, après avoir rencontré un membre de sa famille, le prive de plus de liberté que celle dont il avait disposé derrière la porte de verre. Au moins, là-bas, il avait eu une raison d’être aussi malheureux. Sa colère envers le monde entier l’avait nourri. Maintenant, il était seulement décontenancé. Il devait continuer à faire comme avant après avoir passé quatre mois loin des siens. Pourtant, il n’était plus comme avant. Il n’était plus le jeune homme qui aimait boire et fumer, se moquant de sa famille et de son héritage, couchant avec une femme différente tous les soirs. Ça lui semblait si vide, à présent.

L’arbre se fige devant lui. Yassen prend un moment pour réaliser qu’il pourrait fuir. Même maintenant, il n’en est jamais capable. Ça n’a jamais fait partie de lui. Toujours, il se tenait debout et se battait. Ce qu’il n’a cependant pas compris, c’est que le caractère est comme un arbre. Il grandit au fil des années, avant d’atteindre une forme stable, mais peu importe les fruits, les branches pourries que nous tentons de couper ; les racines ne changent jamais, le cœur est toujours le même. On ne fait que se duper, et c’est quand on se rend compte que l’arbre ne changera jamais, que l’on cachera toujours ses secrets comme de vils cachottiers, que l’on comprend pourquoi les prisons se nomment des cachots.

Yassen se fait plaquer au sol, sans ménagement. Il lâche un cri de fureur, tente de se débattre un peu, mais il est trop meurtri pour vraiment parvenir à se dégager. Il arrête de bouger quand il reconnaît son agresseur. Un peu confus, il plisse les yeux. « Kamen ? » Il ne reconnaît pas le son de sa propre voix. Son frère lui chuchote de ne plus jamais refaire cela. Il a l’air entièrement épuisé. Yassen se détend. « Je suis désolé. » C’est tout ce qu’il parvient à dire. Il se relève sur ses coudes et essuie la poussière sur ses vêtements, avant de s’asseoir par terre. Il y a un silence, un peu maladroit, mais surtout, un certain malaise. Cela faisait un moment que les jumeaux ne s’étaient pas retrouvés ensemble. En quarantaine, ils étaient continuellement séparés, devant se faire aux effets du sevrage, et Yassen, consacrant son temps à se rebeller contre les autorités, à chercher les raisons pour lesquelles sa mémoire lui faisait autant défaut et pourquoi il était aussi vide de l’intérieur. Helge lui avait donné une piste pour retrouver ses souvenirs. Helge. C’était un nom du Nord, mais cela le réchauffait autant qu’un Soleil du sud, sans même qu’il ne sache comment, ni pourquoi, ça le déboussolait. Ça lui coupait un peu le souffle, en même temps.

Sa prison, Yassen, elle est particulière parce que c’est un voleur qui en détient la clé.

Yassen décide donc de mettre les cartes sur table et de dire la vérité. « J’ai changé de camp. J’ai utilisé la pierre. » Il sait que ce n’est pas louable, que son frère lui en tiendrait rigueur, mais ils ne pouvaient plus se diviser. Ils étaient les mêmes, de l’extérieur jusqu’au plus profond de leur âme, car ils avaient les mêmes racines. Ils avaient tous les deux grandis dans la pire famille qui soit, ils avaient maintenant la même maladie. Au milieu de tout ce qui se passait à Poudlard, chacun avait besoin d’un allié. Kamen, son frère, son jumeau, son aîné, son double.  « J’ai tout raté, comme d’habitude, à la fin de mon invocation, je n’étais plus capable de tenir debout. Je me suis arrêté ici pour prendre un médicament et je me suis fait saluer par cet arbre. » Yassen soupire. Il a mal, mais il ne montre aucun signe. Il n’a pas vraiment envie de parler de Vassil, alors il se contente de regarder son frère, de renvoyer la balle. « Toi, tu fais quoi ici ? À part me sauver la vie, je veux dire. » Yassen rit, pendant un moment, on retrouve le jumeau souriant de Durmstrang.  

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Kamen Yordanov
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Unhappy Christmas for a lonely soul
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Kamen a le souffle coupé, pas à cause de l’effort, mais parce qu’il voit la détresse et le désespoir dans les yeux de son frère. Il comprend à cet instant que son jumeau était prêt à mourir. C’est inconcevable. Kamen avait déjà perdu un frère, il ne peut pas prendre le risque d’en perdre un autre, le seul qu’il lui reste, le seul pour qui il serait prêt à mourir. Ils étaient inséparables, indissociables, mais aujourd’hui, Yassen ressemblait à un étranger aux yeux de Kamen. Comment en étaient-ils arrivés là ? Avant, à Durmstrang, ils étaient les rois du jeu, ils dirigeaient les autres comme des pions et ils faisaient tout ce qu’ils voulaient. Les fameuses soirées clandestines des Yordanov, le club de combat, les sorties nocturnes, les excès… Aujourd’hui, c’était comme si ils ne partageaient plus rien. Rien sauf la souffrance. « Je suis désolé. » De quoi ? De l'oublier, ou de vouloir se tuer ? Au moins, il l’a reconnu. Kamen craint le jour où Yassen ne saura pas dire qui il est, aura oublié son nom et tout ce qu’ils auraient partagé. Ce jour sera un cauchemar, et Kamen n’est pas prêt à l’affronter.

Le silence s’installe, depuis combien de temps ne se sont-ils pas vu tous les deux ? Depuis combien de temps n’ont-ils pas discuté ou simplement joué ? Jouer au Quidditch, ou à d’autres jeux idiots. S’amuser. C’est un mot qui sonne étranger sur la langue de Kamen. Ils n’ont plus l’âge pour s’amuser, c’est ce que dirait Andreï, il l’entend murmurer à son oreille. Même ça, il l’aura fait, il aura réussi à séparer les jumeaux. Pourtant, ils ont vécu les mêmes choses, traverser les mêmes épreuves, mais au lieu de les réunir, ça les a éloignés. Des fois, Kamen se demande si il n’aurait pas mieux fait d’aller à Beauxbâtons, ou de simplement arrêter ses études. Mais alors, il n’aurait pas retrouvé Lou, il ne serait pas tombé amoureux d’elle, et il aurait perdu la personne qu’il aime le plus au monde. Il n’aurait pas pu voir Zahari lors de ses derniers jours, il n’aurait pas pu retrouver Ilia. Il y avait tant de choses qu’on pourrait refaire avec des si, mais il y avait tant à perdre aussi.

Kamen tient dans sa main sa baguette jetable, il aurait aimé l’utiliser pour un autre usage, pour faire plaisir à Lou, pour se soigner un peu, pour concocter un poison… Mais sauver son frère était plus important, il n’en doutait pas. « J’ai changé de camp. J’ai utilisé la pierre. » L’information frappe Kamen en plein cœur, pas parce qu’il est surpris et juge le choix de son frère, mais parce qu’avant, Yassen lui en aurait parlé depuis longtemps. Avant, ils n’avaient aucun secret l’un pour l’autre. Tout était fluide, tout était plus simple. Désormais, ils se cachent leur propre vie, ils ne sont que des fantômes, ils se mettent des barreaux, s’enferment dans leur propre prison. « J’ai tout raté, comme d’habitude, à la fin de mon invocation, je n’étais plus capable de tenir debout. Je me suis arrêté ici pour prendre un médicament et je me suis fait saluer par cet arbre. » Kamen se demande qui il a pu invoquer, qui aurait-il souhaité revoir ? Lui c’est Helge qui l’a aidé à réalise cette mission. Revoir Zahari. A travers le meilleur ami de son frère, Kamen a pu être en paix, enfin. « Toi, tu fais quoi ici ? À part me sauver la vie, je veux dire. » Kamen sourit en entendant la boutade de son frère. Il a prix au sérieux son rôle de premier, au moins une fois, mais le poids sur ses épaules ne vaut pas le trophée.

« J’ai vu Zahari. » Il laisse planer un silence lourd de révélations. Yassen allait comprendre que lui aussi avait changé de camp, comme si l’épidémie les avait fondamentalement changés, c’était peut-être le cas. « Grâce à Helge. » Parler du norvégien allait peut être aider Yassen à se souvenir, à ne pas oublier les véritables personnes qui l’aimaient et qui étaient là pour lui. Tendre la main, encore et encore, c’était ce qu’ils faisaient sans cesse, lui et Helge. Mais c’était épuisant. Pourquoi pour une fois, Yassen ne pouvait-il pas prendre les choses en main et prendre ses responsabilités ? Pourquoi fallait-il toujours qu’il agisse en gamin ? « Tu crois que c’est la solution… Mourir ? » Kamen parle pour ce qui vient de se passer, mais aussi pour Zahari dont il garde le fantôme en tête, et pour le mystérieux mort que son frère a vu quelques heures plus tôt. « Ce serait trop facile, non ? » Les jumeaux n’ont jamais aimé la facilité, et Kamen veut que son frère s’en souvienne. Si pour une fois, il pouvait garder en tête ses conseils. Si pour une fois sa mémoire pouvait le stimuler. Si pour une fois ils pouvaient se retrouver.





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