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☽ Should the sun rain fire ☾

Zoya M. Krushnic
Consumed by the shadows
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Élève de Serpentard
Maison/Métier : Serpentard, Septième année
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Pseudo : Hessnellia Âge : 23 Parchemins : 907 Gallions : 400 Date d'inscription : 12/12/2016

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Should the sun rain fire
Zoya M. Krushnic




Mercredi 30 Août 2000
Fin de la Coupe du monde de Quidditch,
lendemain de Nouvelle Lune
Campement Krushnic-Lovell, Pré-au-lard, Écosse
Le vent frais de ce pénible été se faisait frais contre mon corps endoloris. Les tremblements de mes muscles ne faisaient que me remémorer à quel point la lune se jouait de moi. J'avais depuis longtemps arrêté de compter les jours où elle avait ri, les jours où elle m'avait regardé de sa grande brillance, dominant le ciel et mon âme. Javais depuis longtemps arrêtéé de compter les jours où elle était restée silencieuse, m'observant derrière le voile noir de la nuit. Les livres parlent de la pleine lune comme de la pire affliction des lycanthropes. Il ne s'agit là que d'un ridicule épitomé de la condition qui m'habitait. Chaque jour et chaque nuit, la lune entraine dans sa valse ceux qui ont des griffes et des crocs. De sa présence, elle nous transforme en monstre. De son absence, elle nous évide de notre vitalité. Hier était nouvelle Lune, et comme à l'habitude, je n'avais pas dormi. J'ai souffert, j'ai ris, j'ai regardé le vide devant moi et j'ai pleuré. Les tourments de ces nuits étaient presque aussi puissants que la souffrace que la bête a infligé aux autres. Entre souvenirs horribles et douleur physique, la nuit était sans repos. Observer le plafond du campement n'eut pour effet que de me démoraliser encore plus. La dernière pleine lune s'était passée sans encombres. Cela ne m'empêchait nullement de repenser à celle d'avant, à celle où Skye s'était ajouté. Celle où tout avait éclaté, celle où je crus mourir, soit d'une crise cardiaque, soit dévorée. La sueur avait recouvert mon corps, mes poings s'étaient crispés. Cette nuit là, mon combat contre la bête avait été laborieux. Mon combat contre moi même, impossible. Je revoyais les fourrures blanches. Puis, je revoyais des images plus lointaines : des crocs, du sang, mon sang. Le combat avec la bête que j'avais par la suite découvert être mon cousin était gravé à jamais dans mon esprit. Des cicatrices de guerre, bien pires que toutes les autres, couvraient mon corps comme ma conscience. J'ai hurlé. Encore. Comme je l'ai fait l'hiver, dans les bras de Kamen. J'ai pleuré, lorsque j'ai croisé le regard de mon paternel qui était venu me calmer. Les draps avaient craqués sous mes doigts, le lit était trempé. Sa main sur mon bras, et l'autre dans mes cheveux, n'avaient fait qu'empirer les choses. J'avais commencé à trembler. Ne comprennait-il pas que la seule manière dont il pouvait m'aider, c'était de disparaitre de ma vie ? Encore mieux, de mourir ? L'acidité de ma propre salive m'avait donné envie de vomir. Je n'en pouvais plus. Au moins, à Poudlard, il était loin de moi. Au moins, entre les murs de cette forteresse, je pouvais m'enivrer pour passer la nuit.

Au matin, je me sentais faible. J'eus du mal à me lever du lit. Je mis mon énergie toute entière pour tirer mes premiers pas. Du coin de l'oeil, je vis que Mischa était parti. De toute ma vie, jamais je ne l'avais vu dormir. Un insomniaque. Pire depuis qu'il avait été envoyé à Azkaban. Impossible depuis qu'il avait envoyé son père embrasser les détraqueurs. Ma mère, elle avait travaillé de nuit pour sa dernière ronde. Elle m'avait salué avant de partir. Je ne pensais pas la revoir. À l'extérieur, les tentes se faisaient de moins en moins présentes. Plus que deux jours et cet endroit serait désert. Plus que deux jours et je serais à nouveau coincée dans cette école. Je l'observais au loin, appréhendant l'année qui allait commencer. J'avais appris à ne pas me faire de belles idées. J'avais bien compris, lors des derniers mois, que l'Écosse n'avait rien de bien à m'offrir. Le Royaume-Uni et la Russie, je pouvais les effacer de ma liste. Plus que 193 pays, à voir si un seul d'entre eux voulais de moi. Je restai un bon moment immobile, usant de toute mon énergie pour respirer et me tenir debout. Alternant entre yeux fermés et ouverts, j'écoutais le calme qui s'était installé au campement. Le ciel était légèrement éclairé. Il devait être au plus tard six heure, puisque le soleil se levait à peine. Il était bas, visible qu'à moitié, saluant les âmes endormies. J'entendis des pas, à la résonance familière, qui se dirigeaient vers moi. Je soupirai, puis ouvrit les yeux, sans me tourner vers lui. « Ta mère est repartie à Londres.» Je savais bien, je n'en étais point surprise. Elle était occupée, et surtout, je comprenais qu'elle ne veuille pas rester plus longtemps dans ce campement. L'ambiance s'y faisait lourde, très lourde. Vivre sous le même toi que Mischa n'était jamais joyeux. Je ne lui répondis point. « Elle t'a laissé une lettre. ». Je hochai la tête puis tendis une main pour prendre l'enveloppe qu'il me tendait. Je la mis dans mes poches, puis m'éloignai sans rien dire. Derrière moi je pouvais sentir ses yeux, fixés sur mon dos. Aucune idée de ce à quoi il pouvait bien penser. Je ne voulais pas savoir.

Je marchai un bon moment, jusqu'à retrouver une des montagnes qui décoraient le paysage. J'y grimpai jusqu'à y trouver un rocher assez confortable pour m'y asseoir. L'enveloppe était d'un blanc cassé, dont le motif uni n'était parturbé que par quelques lettres, affichant la calligraphie latine de ma maternelle en encre verte.
Zoya
Ma mère m'aimait, je le savais bien, et j'acceptais son amour contrairement à celle de mon père. Son besoin de me le faire comprendre était bien moins présent que mon père. Car elle, je ne la repoussait point. Si elle n'était pas parfaite, elle était mieux que lui. Je n'arriverais jamais à comprendre comment elle a pu avoir un enfant avec lui. Tout aurait été si simple, si cette vie ne m'avait pas été imposée. Parfois, je soupçonne qu'elle n'était pas entièrement elle, qu'il avait dû la forcer, avec ou sans magie. Elle ne m'a jamais fait comprendre que c'était le cas, mais je me l'imaginais bien. Mais si c'était le cas, pourquoi serait-elle restée avec lui si longtemps par la suite ? N'avait-elle pas perdu son poste d'Auror, et donc son devoir de le surveiller ? Je ne comprendrai jamais ces gens. Je ne comprendrai jamais cette vie.

Du bout des ongles, je déchirai le papier qui protégait la lettre. Quelque chose me faisait croire qu'il ne s'agissait pas que d'une lettre de bonne rentrée. Ni même d'aurevoir. Elle n'aurait pas pris le temps de m'en écrire une pour ces simples raisons. Elle l'aurait fait en personne, tout simplement. Je pris une respiration, levai les yeux aux ciel, puis vers le parchemin qui chatouillait le bout de mes doigts.

Ma chère Zoya,
Je suis consciente que tu n'as pas eu un été facile. Ton père m'a également fait comprendre que ton année à Poudlard n'a pas été des meilleures non plus. J'aurais souhaité que tu sois bien là-bas, et j'espère que tu trouveras le bonheur pour cette année à venir. Il y a beaucoup de nouveautés dans ta vie, beaucoup de mauvaises surprises qui, je peux le comprendre, t'ont chamboulées. Ton père m'a parlé de ton cousin et ta cousine, de la surprise que ça a dû être pour toi. Je ne veux pas passer par mille chemins, tu en as déjà beaucoup sur les épaules. Je ne veux pas te rendre la vie plus difficile, mais il s'agit de quelque chose d'important.

Je crois qu'il est temps que tu saches. Avant qu'il ne soit trop tard, avant que tu n'aies le temps de le découvrir toi-même et de m'en vouloir pour te l'avoir caché. Il y a une personne à Poudlard que j'aimerais que tu rencontres. Elle y était déjà l'année dernière. C'est une Auror du nom d'Ella Bjornsson. Elle pourra t'aider cette année, elle pourra s'assurer que tout ira bien pour toi. Elle sera là pour toi, parce qu'Ella est ma fille. Je lui ai donné naissance alors que j'étais trop jeune, avec la mauvaise personne, et pour ces raisons on me l'a enlevée. Ella est ta soeur, Zoya.
S'il te plait, va à sa rencontre et tout ira bien. Du moins, fais-le pour moi.

J'espère que tu ne m'en voudras pas,
Abbygaïl
-xxx-
PS. N'en parle pas à ton père.

Je ne voulais pas croire ce que je venais de lire. C'était une blague, bien certainement. Sauf que j'avais tort. Cette lettre était vraie, bien authentique, sans mensonges. J'avais envie d'exploser, mais la fatigue m'empêchait de hurlait de rage. Et puis quoi encore !? J'étais née dans une famille de tarés, une bande de fous qui ne savaient ni gérer leur vie, ni celle de leurs enfants. Et moi qui me fiait sur le fait que le sang de ma mère coulait dans mes veine, pour croire que je pouvais encore m'en sortir. Au contraire, elle aussi n'était qu'une idiote en qui je ne pouvais pas faire confiance. Elle aussi, avait gâché la vie de ses enfants. Abandonner sa fille, puis laisser l'autre croupir dans les griffes d'un homme fou. Lâche.

Bjornsson. Je savais de qui il s'agissait, je l'avais croisée quelques fois dans les couloirs du château. Les Aurors, je les évitais comme la peste, mais je les connaissais bien. Ils fourmillaient dans le château, surveillant nos moindres faits et geste comme si nous étions des criminels - si seulement ils savaient. D'un main tremblante, je broyai la lettre, le déchirai en morceaux, puis le lançai au bout de mes bras. Les flocons de parchemins virvoletèrent jusqu'au bas de la montagne. Je les observai longuement, immobile. Puis, j'eus cette forte envie de les suivre, de me jeter au bas de cette montagne, pour tout laisser derrière moi. J'avançai d'un pas, puis d'un second, avant de sentir le vide sous mes orteils. J'arrêtai mon mouvement. Je regardai autour de moi. D'ici, la vue était magnifique, paisible. D'ici, le temps semblait être arrêté. Je déserrai la mâchoire, qui s'était raidie à la lecture. Je soupirai.

J'aurais bien eu envie de tout laisser tomber.




I became insane, with long intervals of horrible sanity — How can any of us breathe, beneath this sky of subliminal madness


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