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(One Shot) Yes, Father.

Arès A. Avery
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Hogsmeade
Maison/Métier : Ancien Serpentard, ancien Batteur dans l'équipe des Frelons de Wimbourne. En cavale et contrebandier d'objets magiques.
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Pseudo : Shiro Âge : 26 Parchemins : 162 Gallions : 124 Date d'inscription : 07/02/2018

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❝ Winchester, Angleterre, 1990 ❞Yes, father.J’étais encore grisé. Complètement grisé par ce que je venais de vivre. J’avais attendu à peu près deux ans pour en arriver là. C’était comme vivre en plein rêve… enfin je pouvais prouver à tous que j’avais eu raison de m’accrocher à ce but, que ce n’était pas rien. Deux pour convaincre tout le monde, mes coéquipiers, le public, et surtout, surtout mon père. Mes parents avaient été d’accord pour dire que je devais avant tout réussir mes ASPICs, et toutes les matières, pour accepter mon choix de carrière. Si ma mère n’avait pas cherché plus loin et m’avait même encouragé, mon père… ce n’était pas la même chose. Je savais qu’il ne voulait pas de cette carrière pour moi, je savais qu’il attendait autre chose de moi. Un idiot sur un balais qui tape sur une grosse boule pour montrer ses gros bras, ce n’était pas digne de son fils aîné. Il avait justement tout fait pour que je ne sois pas que des muscles, pas une de ces caricatures de sportif qui n’ont rien dans la cervelle. Sans dire qu’il était déçu de moi, je savais qu’il espérait bien mieux. Avec ce soir, ce premier match, cette victoire, j’osais imaginer qu’il ne resterait pas de marbre.

Je ne m’étais pas attardé avec le reste de l’équipe, je ne voulais pas encore célébrer ça avec eux, j’avais besoin de savoir ce que ma famille en pensait. Pendant tout le match, je leur avais lancé des regards, je distinguais à peine la petite tête brune de Jezebel qui ne tenait pas en place sur les genoux de Mère ou de Père, elle s’accrochait comme elle le pouvait à la rambarde, je pouvais même  la voir se mettre sur la pointe des pieds pour me voir. Et comme il était difficile pour elle de me voir au milieu de ces tenues rayées jaune et noire et les vertes, je changeais la couleur de mes cheveux en quelque chose de bien plus voyant : du rose. Ce qui amusait aussi pas mal les gens dans les tribunes et les commentateurs. Ezechiel ne partageait pas complètement son enthousiasme, mais il semblait quand même content d’être là. Et Nathaniel… Il n’était pas là par plaisir, et ça se voyait sur son visage. Je lui aurais bien lancé quelque chose en rappel à un autre match, mais ça aurait pût me mettre en tord. Et il aurait pût croire que je ne voulais pas de lui ici alors qu’au fond j’étais heureux comme jamais de pouvoir voir toute ma famille. Abygaëlle était là aussi, comme la gentille épouse qu’on lui demandait d’être qui soutient son mari. Deux ans qu’elle était obligée de vivre cette mascarade, de faire complètement partie de la famille Avery. Grâce à Merlin, ce qui se passait chez nous ne regardait personne, je n’avais au moins chez nous pas l’impression de la prendre en otage et de la retenir comme prisonnière. Une amie avec qui j’étais uni pour la vie… il y avait bien pire. La seule personne qui me manquait vraiment pour être totalement heureux… c’était Matthew. Plusieurs fois j’avais sondé la foule de sorciers présents dans l’espoir de le voir, comme si, même après notre rupture, il serait là pour voir un de mes rêves se réaliser.

Sitôt changé, j’avais rejoins ma famille, évitant le plus possible les fans des clubs qui cherchaient des autographes ou autre. Jezebel m’avait sauté dans les bras, pour ensuite s’y endormir, il fallait dire aussi que le match avait duré pratiquement quatre heures, c’était un miracle qu’elle ait tenu jusque là. Ezechiel avait été un peu plus pudique, tout comme Abygaëlle qui avait surtout passé son bras autour du mien. Du reste de la famille, je n’obtins qu’un bref sourire, surtout de la part des parents en fait, et des félicitations, rien de plus. Notre mère n’aimait pas les démonstrations affectives en publique, je savais que j’aurais droit à une embrassade une fois dans le manoir familiale, et Nate me faisait surtout comprendre qu’il s’était autant amusé qu’à regarder grandir un Botruc. Notre père était impassible. Dix neuf années à vivre à ses côtés et je ne parvenais toujours pas à lire dans son regard. Il ne laissait jamais rien passer ni paraître, il avait toujours un attitude sérieuse et digne de notre rang comme il le disait toujours. En dehors de son bref sourire, dont j’ignorais s’il était là pour les apparences ou s’il était sincère, il avait toujours la même expression que je lui connaissais. Mais j’étais bien déterminé à avoir une conversation avec lui, même si pour avoir le courage d’aller jusqu’au bout il fallait que je boive une bouteille entière de Whisky pur feu.

Plus tard dans la soirée, alors que les benjamins avaient regagné leurs lits et que Mère était avec Abygaëlle et Nathaniel dans le salon, Père était monté dans son bureau, comme dans ses habitudes. J’avais là le moment parfait pour avoir son avis, son ressentit et savoir enfin si oui ou non il reconnaissait mon talent pour le Quidditch. Et par dessus tout, savoir s’il était fier de moi. Depuis le début, depuis les premiers cours que lui et Mère m’enseignaient, j’avais pris conscience qu’il attendait énormément de moi, que je devais être à l’image de ce qu’il attendait de moi, je faisais tout, absolument tout pour lui plaire. Je ne lui avais jamais dit mon penchant pour les hommes, qu’il n’y avait bien que les hommes qui m’attiraient. Je ne lui avais pas dit pour Matthew. Je ne lui avais pas dit que le mariage qu’il avait organisé pour moi ne me rendait pas heureux. Je ne savais même pas si ça lui importait en réalité, j’en venais même à me demander si être heureux était vraiment important. Rendre fier mes parents, c’était tout ce qui m’importait. Eux qui avaient tout fait pour moi. Prenant mon courage à deux mains, j’avais quitté le salon pour monter dans le bureau paternel, passant devant les elfes de maison qui s’attaquaient déjà au déjeuner du lendemain et à la mise en place de la table. Mes mains tremblaient toutes seules, comme mue par leur propre volonté quand je frappais à la porte et tournais la poignée. Il était là, assis sur son fauteuil avec sa baguette dans les mains. Le fauteuil qu’il occupait quand il réfléchissait ou lisait. Rien qui n’était anormal ou étrange.

« Père, je ne te dérange pas ? Je voulais te parler un peu… Tu n’as rien dit après le match. »

Je me tus presque aussitôt en croisant son regard. Ses yeux étaient posés droit devant lui, sur un des tableaux familial, dans nos plus belles tenues. D’autres paires d’yeux se posèrent sur moi aussi, et c’était une bien étrange situation que de se faire observer par moi-même. Cette fois en revanche, le regard de mon père était différent. Et le sourire qui étira ses lèvres était bien plus chaleureux que celui de devant le terrain. Je sentis alors un léger poids s’évanouir de mon estomac, bien qu’il y en ait quand même d’autres. De sa baguette, il fit approcher un autre fauteuil pour que je m’installe en face de lui ainsi qu’une bouteille d’Armagnac et deux verres. Jamais je n’avais bu un verre d’alcool avec mon père. Jamais. Intimidé, comme toujours avec lui, mais tentant de rester aussi digne et impassible qu’il m’avait appris à le faire, je m’asseyais donc, ne sachant trop si je devais reprendre la parole ou attendre que lui le fasse. La bouteille rempli généreusement un des deux verres, et beaucoup moins l’autre. Sans surprise, la petite dose se présenta à moi, je l’attrapais de mes mains toujours tremblantes que je dissimulais comme je pouvais alors que lui venait de prendre une bonne gorgée.

« Tu n’as pas à avoir honte de ne pas supporter l’alcool, Arès. C’est plutôt une bonne chose même qu’un homme ne soit pas trop porté sur la boisson, et surtout pour un joueur comme toi. Il ne faut pas que tu te laisses distraire pour ce genre de chose. »

Compliment ou non, il venait d’aborder lui-même le sujet que je convoitais, voilà un bon signe. Souriant à mon tour, je l’imitais, bien que ma gorgée soit bien plus petite que lui. Surtout que l’alcool me brûlait déjà la gorge et que j’essayais de ne pas avoir les larmes aux yeux. Il n’avait pas l’air en colère ou profondément déçu, il ne semblait pas non plus complètement indifférent. En fait, encore une fois, je ne comprenais pas ce que je lisais sur son visage. Pour ne pas gâcher son humeur comme il m’était déjà arrivé de le faire plus jeune, je continuais de me taire, bien que je ne le quittais pas des yeux. Si pour ma part j’étais toujours grisé par la sensation merveilleuse de mon premier match et première victoire en tant que joueur professionnel, mon père semblait être dans un état qui n’avait rien d’habituel. Une certaine forme d’excitation, peut-être. En fait c’était difficile à dire, je n’étais même pas sûr de comprendre ce que je voyais. C’était peut-être bien la seule fois où je pourrais voir mon père comme ça. Les rares fois où il avait fait preuve d’une réelle émotion devant moi et sans s’en cacher… c’était à la naissance de mes frères et de ma sœur. Mais là encore je n’osais pas ouvrir la bouche. Si mon père semblait vouloir dire ce qu’il avait sur le cœur de lui-même, je n’allais pas l’en empêcher. Détachant son dos du dossier de son fauteuil, il posa les coudes sur ses cuisses pour se pencher vers moi, mais c’était comme s’il ne me voyait pas.

« Tu ne dois pas te montrer trop arrogant sur le terrain. Je suis pourquoi tu as utilisé ton don tout à l’heure, la foule à eu l’air d’apprécier, mais n’y prend pas goût. Si tu le fais, on ne viendra plus pour te voir faire preuve de ton talent, mais pour te voir faire des idioties. Et tu vaut bien mieux que ça, Arès. »

Son ton était sans appel, et pourtant son sourire était toujours là et ses yeux ne semblaient toujours pas me voir. C’était une réprimande à demi-mot, pour me rappeler encore et toujours que ce don n’était pas qu’un acquis et surtout qu’il ne servait à rien d’attirer les convoitises. Ravalant le peu d’arguments que j’avais sur le sujet, je me contentais de boire une nouvelle gorgée d’Armagnac en hochant bien docilement la tête. Notre père nous avait bien dressé pour qu’on ne puisse jamais lui tenir tête ou se rebeller, même si avec Nathaniel il avait quelques petits ratés. Lui couper la parole ? Jamais ça ne me viendrait à l’esprit de le faire. J’étais de toute façon fasciné par son état pour faire quoi que ce soit, c’était tout simplement exceptionnel de voir un homme comme mon père faire preuve de… tant d’émotion.

« Est-ce que tu approuves mon choix, à présent, Père ? » demandais-je dans un souffle. La question était sortie toute seule, elle m’avait pour ainsi dire échapper et tout en parlant, j’avais conscience qu’en parlant ainsi je risquais de tout briser. « Est-ce que… qu’est-ce que tu as pensé de mon premier match ? »

Les yeux de mon père se posèrent finalement sur moi, pendant un quart de seconde je cru avoir fait une terrible erreur et qu’il allait tout à coup exploser et hurler. Son regard s’était assombri. Et je savais que trop bien ce que ça signifiait. Je m’enfonçais un peu plus dans mon fauteuil, serrant mon verre entre mes mains. Mon père se redressa alors et je le reconnus enfin, il avait le même air que je lui avais toujours connu, ce visage totalement impassible. Comme si j’avais de nouveau sept ans et que j’avais été pris sur le fait d’une très grosse bêtise. Cette prise qu’il avait sur moi, à ce point là était horrible et insupportable. Le pire dans tout cela, je n’arrivais même pas à me rebeller. Du haut de mes dix neuf ans, je continuais de faire le bon garçon obéissant.

« Ton talent est indéniable, je le reconnais. Mais tu ne peux pas te contenter de ça. Être sur un balais et faire des acrobaties n’est pas ton destin. Tu dois accomplir de grandes choses. J’ai tenu parole en te laissant prendre la carrière que tu souhaitais après ton diplôme, mais ce n’est pas suffisant. Il y a des choses encore bien plus importante dont nous ne t’avons pas encore parler. Et tu vas venir avec nous, tu n’as pas le choix. Est-ce que tu m’as bien compris ? »

Serrant les mâchoires, je hochais simplement la tête, même si je savais qu’il attendait une véritable réponse, une réponse de vive voix, mais il me fallait accuser le coup. Non seulement je n’obtenais même pas ce que j’étais venu chercher mais en plus je me faisais sermonner. Peu importe ce que mes parents ne m’avaient pas encore dit et qu’ils voulaient m’apprendre, j’étais surtout en train de prendre conscience que quoi que je fasse, il ne serait véritablement fier de moi. A la limite de la suffocation, je me relevais en laissant mon verre sur la surface lisse la plus proche, sentant le regard brûlant de mon père sur moi. Il attendait toujours ma réponse.

« Oui, Père, j’ai compris. Bonne nuit. »

A peine sortie du bureau, je m’étais retrouvé dans les bras d’Abygaëlle. Qu’elle ait entendu, écouté ou non la conversation, elle n’avait rien dit. Elle m’avait simplement serrer contre elle et nous avions gardé le silence jusqu’à notre demeure. Avant d’aller dans sa chambre alors que nous étions sur notre divan, elle embrassa ma tempe pour murmurer contre ma peau :

« Moi, je suis fière de toi. Et je suis sûr que je ne suis pas la seule. »
© 2981 12289 0




Guilty for what I believe in.Sometimes, we wish we can erase the past, live in the present and dream the future. But the others days, we just survive and hope that tomorrow'll be better.


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