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La plus vaine de toutes les jouissances est celle qui ne rapporte que peine (One shot)

R. Ishan Patil
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Personnel de Poudlard
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La plus vaine de toutes les jouissances est celle qui ne rapporte que peine
One Shot

Vous vous faisiez des passes depuis déjà quelques minutes, toi, le sourire aux lèvres, triomphant de lui avoir transmis cette passion que tu avais pour le Quidditch, et Lucas, fou de joie, dont les éclats de rire réchauffaient ton cœur. Ce n'était pas grand chose, une scène presque banale entre un père et son fils, mais toi, tu étais heureux, tu transpirais le bonheur, et cela se voyait dans tes yeux, aux regards que tu lançais au petit bonhomme d'à peine quatre ans qui te renvoyait la balle déjà avec un grande précision. Il sera ce que tu n'avais pas su être, tu en étais certain. Lucas Patil deviendra un grand joueur de Quidditch. Tu ne lui mettras pas de barrière comme ton père l'avait fait avec toi-même lorsque tu étais plus jeune. Si tel sera son choix, tu le respecteras, et mieux, tu en seras tellement fier que l'on devra te retenir de risquer de te faire arrêter par la police pour tapage parce que tu n'auras cessé de le crier sous tout les toits. Tu le voyais déjà comme un champion, l'un des plus grands noms du Quidditch de sa génération. Bien sûr que cela inquiétait Sara. Certes, elle était une femme forte, déterminée, pendant des années tu ne l'avais vu reculer devant rien, pleine de courage et parfois même, un peu trop à ton goût, n'hésitait pas à se mettre en danger. Oui, mais Sara était avant tout sa mère, et cela était normal qu'elle tremblait lorsque son fils enfourchait un balai. Cela était normal que, comme tout parent, excepté toi, elle souhaitait autre chose pour son fils, une grande carrière au Ministère, par exemple. Tu la comprenais, il en avait été le cas de ton père avec toi, et même si tu t'étais refusé de réaliser son souhait tout simplement parce que ce n'était pas ce dont tu rêvais, tu ne lui en avais jamais voulu d'avoir tenté de te dicter ton futur parce qu'après tout, il était du devoir d'un père de vouloir le meilleur pour son fils. Alors tu étais là pour la rassurer, pour lui dire que tu seras toujours là pour garder votre fils dans le droit chemin, que tu ne le laisseras pas succomber à certaines tentations que le monde du sport de haut niveau lui offrira sur un plateau. Lui dire aussi que tu faisais déjà une extrême confiance en les talents de ton fils, et pas seulement parce qu'il avait appris à manier un balai volant avant même de savoir marcher.

Les éclats de rire et l'enthousiasme de Lucas résonnaient dans le jardin, à tel point que, riant toi-même, tu devais lui demander de faire un peu moins de bruit pour ne pas alerter les voisins. Mais en vérité, c'était surtout à Sara que tu pensais, tu ne voulais pas la déranger pendant sa sieste, parce que tu savais qu'elle avait plus que jamais besoin de repos en ce moment. Pourtant, en jetant un œil vers la maison, tu apercevais déjà sa silhouette approchant d'un pas lent la baie vitrée, et alors qu'elle posait un premier pied sur la terrasse, tu claquais instinctivement ta langue sur ton palais en signe d'agacement. Voilà, vous l'aviez réveillé, et c'était de ta faute, parce que tu n'avais pas su, une fois de plus, canaliser ton fils. Cela ne faisait pas de toi un mauvais père, oh non, et par Merlin, tu le savais. Mais si cela nuirait à la santé de ton épouse, alors forcément, tu t'en voudrais énormément. Pourtant, alors que tu portais toute ton attention sur elle, tu esquissais un sourire satisfait et tendre en scrutant la moindre parcelle de son corps. Tu la trouvais tellement belle, ta femme. Tu passais ton regard de son visage si parfait à sa silhouette élancée et svelte, pour t'arrêter quelques instants sur son ventre rond qui la rendait encore plus lumineuse malgré les petits tracas de la grossesse. Forcément, tu étais comme hypnotisé, un peu comme à chaque fois que tu posais le regard sur Sara, et tu ne voyais même pas la balle, que ton fils venait de renvoyer, arriver dans ta direction, s’écrasant en plein dans ton ventre ce qui te ramenait à la réalité aussi vite que tu ne l'avais quitté. Laissant un gémissement de douleur s'échapper, tu portais tes deux mains à ton ventre pour masser la zone douloureuse, pendant que le Souaffle retrouvait la terre ferme. Tu ne sentais déjà presque plus rien, et pourtant tu annonçais une petite pause à Lucas en imitant toi-même la balle. En quelques secondes à peine, tu rejoignais Sara sur la terrasse, posais ton balai à même le sol, pour enfin enrouler tes bras autour de ta femme en l'attirant tout contre toi. Tendrement, tu partais à la rencontre de ses lèvres pour y déposer un baiser, avant de lui souffler quelques mots à l'oreille en la serrant un peu plus contre toi. « Pardon de t'avoir réveillé ... » Relâchant légèrement l'étreinte, l'une de tes mains contournait son dos pour venir se poser délicatement sur le ventre arrondi de ta femme, puis, d'un doigt, alors que tu baissais le regard, tu t'amusais à y dessiner des petits cercles en l'effleurant à peine. « Comment va ce petit bonhomme ? » Tu plongeais ensuite à nouveau les yeux dans ceux de Sara, un sourire malicieux s'étirant sur tes lèvres. « Ou cette petite demoiselle ? » Parce que bien entendu, vous ne saviez pas encore si ce deuxième enfant que vous attendiez était une fille ou un garçon, mais en vérité, cela ne t'importait peu. Tout ce que tu voyais, c'était le bonheur que t'apportait ta famille. Cette famille que tu avais créé en épousant Sara, puis en donnant naissance à Lucas, et, très bientôt, dans un peu moins d'un mois, à ce nouveau bébé que tu aimais déjà d'un amour inconditionnel …

La lumière du jour transperçait les vitraux de ton appartement, son intensité te réveillait machinalement, t'agressant presque que tu gardais encore quelques instants les yeux fermés. Malgré ça, tu étais sur un nuage, et instinctivement, tu tendais une main sur le côté, cherchant, tâtant, pour te rendre compte que la seule chose que tu touchais n'était que ton drap chiffonné après une nuit agité. Tu avais pourtant l'impression de sentir encore sa présence, de humer l'odeur de ses cheveux, de sa peau, mais Sara n'était pas là. Tu ouvrais alors les yeux, et fixais pendant quelques secondes le plafond sombre qui t'aidait à te rappeler douloureusement. Tu n'étais pas dans cette magnifique maison que tu avais acheté avec ta femme peu après la naissance de ton fils. Tu n'étais pas avec elle, et le silence laissait croire que Lucas non plus, n'était pas là. Tu savais que ce qui te semblait encore un souvenir si réel n'était en fait qu'un rêve. Toujours le même rêve, depuis ta première séance avec le psychomage de Poudlard. Pourtant, il te fallait encore quelques secondes pour le digérer, pour l'accepter, pour admettre que ce petit garçon qui te ressemblait tant n'avait jamais vu le jour. Que l'enfant à naître, portée par Sara dans ton rêve n'existera jamais. Que même Sara, son doux visage, et sa crinière blonde ne seront plus qu'un souvenir. Tu fermais les yeux, serrant tes poings de toutes tes forces. Ce n'était pas humain. Non, ce n'était pas humain de te faire passer d'une telle jouissance à une peine si terrible. Ce n'était pas humain d'avoir à supporter une telle souffrance, comme ça ne l'était pas non plus de mourir à l'aube de la vie, alors que tout commençait à peine. Finalement, tu te redressais sur le bord de ton lit, avant d'engouffrer ton crâne douloureux dans tes mains. D'une certaine manière, tu aimais faire ce rêve. Tu aimais le faire, parce qu'il avait le pouvoir de t'offrir l'espace d'une nuit le bonheur que tu aurais pu connaître si le destin avait été différent. Certes, tu savais pertinemment que le bonheur qu'il te procurait n'était pas tout à fait réel, il ne pouvait pas l'être, mais c'était ce que tu ressentais quand tu étais plongé dans ton sommeil, et que ces images repassaient en boucles depuis six mois maintenant. Ce que tu détestais, c'était devoir te réveiller, comme tu venais de la faire là, à peine quelques minutes avant. Devoir te rendre compte à chaque fois, chaque matins, que cela n'était que le fruit de ton imagination, ce que tu apparentais à un nouveau deuil qui ne cessait de se répéter. Comme si cela ne suffisait pas que tu aie à perdre ta femme et le fils que tu aurais dû avoir, il fallait, en plus, que tu endures chaque nuit la vie que tu aurais pu vivre si elle n'était pas si cruelle.





 
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