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Intense mark of Events - Mila

Delilah E. Clifford
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Personnel de Poudlard
Maison/Métier : Enseignante de soins aux créatures magiques
Célébrité : Keira Knightley
Pseudo : Delilove Âge : 26 Parchemins : 164 Gallions : 795 Date d'inscription : 17/03/2018

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Delilah & Mila

Intense mark of events


Le printemps s’installait petit à petit à l’extérieur du château et je devais avouer que c’était l’une de mes périodes de l’année préférée. L’air était encore frais, les bourgeons poussaient dans les arbres, l’herbe verdissait et les odeurs se mélangeaient dans l’air. Ce qui était aussi bien, c’était de laisser tomber les grosses capes en laine que je trouvais très peu pratiques pour travailler. Je pouvais ne porter qu’une grosse chemise de travail et être très bien. C’était donc comme ça que je m’étais habillée ce jour-là pour aller enseigner. Le thème de la semaine? Les sombrals. Ce sont mes créatures favorites et j’avais extrêmement hâte d’en parler aux élèves. Le problème que je rencontrais par contre, c’est que tous les élèves ne pouvaient les voir. À vrai dire, c’est surtout le cas des jeunes élèves et ceux qui sont de l’étranger. Les autres, ceux qui ont vécu la Grande Guerre, peuvent les voir. Ils ont vu la mort, ils ont fait leurs deuils. Quand ces deux choses sont faites, les sorciers peuvent voir les sombrals. Plusieurs sorciers n’aiment pas ces créatures, ils en ont peur et les martyrisent pour certains, même. Certes, les pauvres sombrals ne sont pas le stéréotype de la créature qui est mignonne, mais ils ne méritent pas ce traitement. Ce sont des créatures pacifiques et pleines d’amour. C’est pourquoi j’ai écrit un livre à leur sujet. Je voulais que les sorciers se rendent compte que ce ne sont pas des créatures diaboliques. C’est pourquoi aussi je tenais à en parler en classe.

J’avais donc présenté un sombral aux élèves durant la journée et j’étais plutôt contente du résultat. La créature avait bien réagi à la présence des élèves, ce qui ne me surprenait pas vu la nature pacifique du sombral. À la fin de mon dernier cours, je suis restée avec quelques élèves discuter près de l’enclos avec quelques élèves qui voulaient en savoir plus et d’autres qui tenaient à me parler du défunt qui était la cause de leur vision de la créature. C’était triste comme moment, les élèves étaient généralement tristes et quelques-uns versaient des larmes en début de cours quand je parlais de la caractéristique spécifique à ce cheval squelettique. Il ramène des émotions négatives, mais fini toujours par donner des émotions positives. Ils ne veulent que de l’amour et des caresses après tout, comme tout le monde. Après quelques épanchements d’élèves, j’ai pu ramasser mon matériel, très peu de choses à vrai dire. J’avais une chaudière pleine de nourriture à traîner, c’est tout. J’avais pris un harnais que j’ai attaché au sombral et je me suis mise en route avec lui et ma chaudière pour aller le reconduire auprès des siens en forêt. Ma journée était terminée et j’avais tout le temps du monde devant moi pour faire ce que je voulais. Je comptais rester un peu avec les sombrals en forêt, profiter de ce groupe le temps que je pouvais. J’aimais ces créatures profondément et je profitais de ma sédentarité pour passer du temps avec ces créatures.

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Mila V. Silaïeva
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Delilah
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Mila


 

 



 

 





Si Mila avait passé une journée plutôt calme, et pour une fois agréable, elle se rendit bien vite compte que ce n’était pas le cas de tout le monde dans le château. Ça n’avait rien de vraiment étonnant, dans une école qui réunissait plusieurs centaines d’adolescents on ne pouvait s’attendre à trouver que des élèves heureux. Certains devaient faire face à l’épidémie, d’autres avaient des problèmes familiaux compliqués ou pouvaient simplement passer une mauvaise journée. Qu’on le veuille ou non, Poudlard n’était pas à la fête tous les jours, l’école vivait au rythme de ses élèves et de leurs humeurs variés. Alors tout n’était pas rose tout le temps. Mais c’était parfaitement normal, il y avait des jours avec et des jours sans. Or, ce jour-là Mila avait l’impression que ça avait été un jour sans pour pas mal d’élèves. Habituellement elle n’était pas vraiment surprise de trouver un ou deux élèves à l’air inquiet ou même avec les yeux rougis, personne n’évitait le malheur et depuis la révélation de l’existence de l’épidémie elle s’était habituée à devoir prêter une oreille attentive à un nombre croissant de camarades bleus. Mais alors que les cours prenaient fin et qu’elle avait rejoint sa salle commune que depuis quelques minutes elle eut la désagréable impression d’être ramené quelques mois en arrière, quand, le lendemain du banquet de rentrée, les élèves avaient douloureusement réalisés que la menace de l’épidémie était réelle et que toute leur existence était soudainement remise en jeu. Elle se souvenait de la colère de certains, des airs hagards d’autres et des larmes d’angoisses de plusieurs. Elle avait passé quelques jours compliqués à essayer de rassurer ses camarades bleus, à les écouter et à tenter d’apaiser leurs craintes. C’était son rôle de préfète et elle s’y était plié du mieux qu’elle pouvait, même si sa gorge était elle-même étreinte d’inquiétude et son cœur lourd comme de la pierre. Elle s’était oubliée pour jouer le rôle qu’on attendait d’elle, pour aider les autres. Elle était comme ça Mila. Alors quand elle trouva dans la salle commune des Serdaigles plusieurs élèves rassemblés en petits groupe, les yeux baignés de larme et les épaules affaissés, elle eut l’impression de revivre ces terribles jours. S’il avait s’agit d’un ou deux élèves, elle n’aurait certainement rien remarqué, mais cette fois ils étaient plus nombreux et elle comprit vite que quelque chose avait dû se passer pour les mettre dans un tel état. Tous les élèves concernés ne pleuraient pas, mais ils étaient facilement repérables à l’air secoué qui se peignaient sur leur visage. De toute évidence, ils avaient vu ou fait quelque chose qui les avait profondément marqués et dont ils avaient du mal à se défaire. La soirée promettait d’être joyeuse chez les Serdaigles ce soir-là.

Après avoir pris une profonde inspiration et plaqué un sourire rassurant sur ses lèvres, Mila avait quitté ses amis pour se diriger vers un de ses camarades qui ne semblait pas dans son assiette. L’élève sur lequel s’était porté son choix était de septième année, il ne pleurait pas mais son teint particulièrement pâle et ses yeux gonflés et rougis prouvaient qu’il n’était clairement pas dans son état normal. Cependant, il paraissait mieux s’être remis de son expérience que certains de ses camarades de la même année, alors la préfète n’hésita pas à aller l’interroger. Il lui suffit d’échanger quelques mots avec le jeune homme pour comprendre les réactions de tous les élèves. Ce jour-là en classe de soins aux créatures magiques, le professeur Clifford leur avait présenté des sombrals. Le regard de Mila s’était assombris de peine, bien-sûr, ça expliquait tout. L’anglaise comprenait la nécessité d’étudier ces créatures injustement mal aimées par les sorciers, mais elle comprenait aussi que cela représente une épreuve pour la plupart des élèves qui avait assisté au cours. Les sombrals n’étaient visibles que pour ceux qui avait vécu et accepté la mort, et cette image qui leur collait à la peau, personne n’avait envie de devoir y faire face. Certains des élèves présents pendant le cours avaient participés à la bataille de Poudlard, ils y avaient côtoyé la mort de près, de trop près pour leur jeune âge, d’autres avaient perdus un proche et avait dû se voir rappeler ces souvenirs. Quant à ceux qui avaient la chance de ne pas pouvoir voir les sombrals, la simple idée de se retrouver proche d’une telle créature était souvent assez perturbante. Ces chevaux sombres n’étaient pas mauvais, mais Mila comprenait le malaise qui avait envahi la salle commune. Au moins le cours du professeur Clifford avait été le dernier de la journée et les Serdaigles n’avaient pas eu à suivre d’autres matières ensuite. Pour une fois même les érudits auraient eu du mal à se montrer concentrés. L’anglaise fit de son mieux pour réconforter son camarade et lui fit promettre de ne pas passer la soirée seul. Elle fit ensuite le tour de la salle commune pour s’assurer que les élèves les plus touchés par cette journée avaient quelqu’un pour les épauler, ou qu’au moins ils sachent qu’ils pouvaient venir lui parler s’ils en ressentaient le besoin. Après tout, elle aussi pouvait voir les sombrals.

Même une fois qu’elle se fut assuré que tous ses camarades pourraient se remettre de cet épisode, Mila ne parvint pas à s’ôter les sombrals de la tête. Contrairement à la plupart de ses camarades, elle était capable de voir ces créatures depuis bien plus longtemps que la bataille de Poudlard. Elle les distinguait depuis la mort de sa mère en réalité, depuis ses treize ans. Elle se rappelait encore avec précision de l’horreur qui l’avait frappée la première fois qu’elle s’était retrouvée face à un sombral. Leur apparence inquiétante avait profondément marqué la gamine qu’elle était alors et elle avait eu du mal à se faire à cette vision. Pendant des semaines les créatures avaient hanté ses cauchemars avant qu’elle ne décide de prendre les choses en main et d’exorciser cette peur. Elle devait déjà gérer la mort de sa mère et la révélation de sa filiation avec les Silaïev, elle ne pouvait pas en plus être terrorisée par des animaux. Aujourd’hui, elle n’avait plus peur des sombrals, mais comme elle l’avait avoué à Alice quelques semaines plus tôt, elle n’avait jamais osé en approcher un. Elle connaissait leur nature pacifique et même un peu affectueuse, mais quelque chose l’avait toujours retenu et elle ne s’était jamais rendue dans la forêt interdite pour y chercher leur présence. Elle n’aurait jamais osé pénétrer seule dans la forêt et encore moins imposer ce genre de demande à un de ses amis. Voir les sombrals était déjà compliqué à accepter, se rendre volontairement à leurs côtés était encore autre chose. Contrairement aux élèves de sa maison, pendant sa septième année elle n’avait pas pu assister au cours qui leur était dédié, la faute aux Carrow qui l’avaient envoyé passer une énième journée à l’infirmerie. Au fond, elle regrettait un peu de ne jamais avoir surmonté sa crainte de ces étranges chevaux et rapidement l’idée qu’elle était peut-être en train de rater l’occasion parfaite s’insinua dans son esprit pour ne plus la lâcher. Pour une fois, elle choisit d’écouter son instinct. D’un geste, Mila se leva et prévint ses amis qu’elle allait parler au professeur Clifford. Elle quitta la salle commune d’un pas vif, l’air s’était considérablement réchauffé depuis quelques jours alors elle n’eut pas besoin de passer par son dortoir. Et puis, elle craignait que le moindre détour ne lui fasse abandonner son idée. Ce n’était pas son genre de s’imposer ou d’exiger quoi que ce soit mais l’enseignante de soins aux créatures magiques l’avait déjà trouvé plusieurs fois près de ses enclos quand la quarantaine avait lieux, alors peut être que si elle lui demandait elle accepterait de la laisser approcher les sombrals qu’elle avait dû amener près du château pour son cours. Quand elle arriva aux enclos utilisés pour les cours, la Serdaigle dû bien se rendre à l’évidence qu’elle était arrivée trop tard. Cependant, elle aperçut sa professeure à l’orée de la forêt en train de raccompagner l’animal dans son espace naturel. Le temps que la bleue s’approche, la sorcière s’était déjà enfoncé aux milieux des arbres. Mila renonça bien vite à l’idée de la héler, elle ne voulait pas effrayer le sombral qui l’accompagnait, mais peut-être qu’elle pouvait la rejoindre avant qu’elle n’aille trop loin dans les bois. Une fois qu’elle se fut assez approchée, la préfète ouvrit la bouche pour appeler l’enseignante mais fut aussitôt stoppée par le bruit particulièrement indiscret d’une branche qui craqua sous son pied. Elle se figea, les joues soudainement rouges, laissant tout le loisir au professeur Clifford de se retourner. « Désolée, je ne voulais pas… » Commença-t-elle avant de s’arrêter presque immédiatement. La suivre ? La déranger ? Un peu des deux, mais il était trop tard maintenant alors elle préféra garder le silence plutôt que de sortir des sottises. Elle se sentait ridicule, terriblement ridicule. Malgré la gêne qui s’insinuait dans chaque parcelle de sa peau, Mila ne put empêcher son regard d’être attiré par le sombral que sa professeure tenait au bout d’un harnais. Elle n’avait jamais été aussi proche d’une de ces créatures.
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Delilah E. Clifford
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Delilah & Mila

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Marcher dans la forêt interdite comportait son lot de risque. Les sorciers non habitués à ce bois risquaient de se blesser ou d’y laisser la vie s’ils prenaient des risques inutiles. C’est pourquoi j’expliquais toujours aux élèves que, même si je sortais des créatures magiques agréables de la forêt, il y en avait des moins prévisibles qui pouvaient très mal réagir à une incursion sur leur territoire. Je comparais ça au fait qu’un inconnu entre dans notre maison. On n’aime pas ça et on veut défendre notre territoire. C’est la même chose pour les créatures. Quand nous sommes chez eux, nous devons jouer selon leurs règles, pas les nôtres. De plus, il ne faut jamais se promener dans le territoire des centaures sans les en avertir et sans se signaler. Autrement, on pourrait finir notre vie avec une flèche en plein cœur. Ils étaient très méfiants avant la guerre, maintenant, ils n’avaient plus aucune pitié. Moi, je savais où j’allais. Je savais ce que je faisais et je suivais le protocole. Dès mon arrivée au château, j’avais demandé une rencontre avec Bann, le chef des centaures. Je voulais me présenter et parler de ce que je voulais faire en enseignant ici. J’avais demandé la permission d’explorer la forêt un peu pour voir où les créatures nichaient. J’avais fait comprendre que je ne voulais pas m’impliquer dans leur vie, que je ne voulais pas les influencer, que je voulais seulement pouvoir passer sans risquer ma vie. Bann avait compris et m’avait même offert de me prêter un membre de son clan pour m’indiquer où les créatures vivaient. J’avais accepté et maintenant, grâce à lui, je savais où aller. J’avais une relation de respect avec les centaures vivant dans la forêt et j’en étais très contente. On m’avait dit que la prise de contact pouvait se révéler difficile. Ça avait été le cas, mais quand elle fut faite, je n’ai eu aucun problème avec les centaures.

J’étais donc assez confiante quand je me promenais dans les bois. À tout le moins, je savais qu’aucun centaure allait vouloir me tirer dessus au moindre mouvement brusque. Je ne passais pas mes journées en forêt, je dirais même que j’évitais de le faire autant que faire se peut. Là, je tenais à escorter mon sombral jusqu’à chez lui. C’était la moindre des politesses considérant le service qu’il m’avait rendu. Je m’étais enfoncée dans la forêt depuis quelques minutes quand j’ai entendu une branche craquer derrière moi. J’étais toujours très confiante dans ce que je faisais, on me disait d’ailleurs souvent que j’aurais dû être plus prudente, plus méfiante. Cette branche qui craquait me prouvait que je n’avais pas eu conscience qu’on me suivait. J’ai tenu la corde qui me reliait au sombral et je me suis tournée très doucement, au cas où une créature m’ait prise comme cible. Autant ne pas la provoquer plus que nécessaire. Je m’attendais à tomber sur un hippogriffe ou un centaure, mais pas sur une élève. Mila, une ancienne élève que j’avais eue l’année précédente se tenait derrière moi et semblait incertaine de sa réaction. J’ai rapidement vu qu’elle était plutôt mal à l’aise de la situation. Je devais avouer que je ne comprenais pas trop ce qu’elle faisait à me suivre dans les bois sans se déclarer. Un auror aurait probablement réagi beaucoup plus vivement. Mon stress a descendu rapidement en la voyant et je lui ai souri.

    -Tu ne voulais pas me suivre dans les bois, Mila ?


J'ai caressé l'encolure du sombral avant de reprendre la parole, voulant comprendre ce que voulait la jeune fille.

    -Veux-tu joindre à moi, j'allais reconduire Bretzel chez lui. Tu pourrais m'expliquer ce qui t'emmène ici.

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Mila V. Silaïeva
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Mila












Mila n'était pas vraiment le genre de sorcière à agir uniquement à l'instinct. Elle savait qu'il n'était pas bon de le museler, d'ailleurs c'était sûrement parce qu'elle s'était laissée guidée par son instinct qu'elle avait pu ressortir vivante de la bataille de Poudlard, mais il n'était pas dans ses habitudes de le suivre aveuglément. L'anglaise était une bonne Serdaigle et elle privilégiait la réflexion aux réactions impulsives, surtout dans sa vie quotidienne. Elle savait qu'il était facile de s'éviter bien des ennuis en prenant simplement quelques secondes pour réfléchir au lieu de s'élancer dans le vide et jusqu'à maintenant elle s'était toujours tenue à cette manière de faire qui lui avait plutôt bien réussie. Pourtant quand l'idée de demander au professeur Clifford l'autorisation d'approcher les sombrals qu'elle avait présentés pendant son cours s'était frayé un chemin dans son esprit, Mila avait cédé à cette impulsion soudaine. Quand la Serdaigle avait une idée en tête il était difficile de lui faire changer d'avis et cette fois-ci elle savait qu'elle n'avait pas beaucoup de temps pour se décider. L'enseignante de soins aux créatures magiques apportait toujours un soin particulier aux animaux qui l'assistaient pendant son cours et Mila savait qu'elle reconduirait les sombrals dans la forêt dès que son cours prendrait fin. Étudiante en zoomagie, l'anglaise était parfaitement d'accord avec cette manière de faire, les animaux sauvages n'étaient pas leurs jouets et si les élèves avaient besoin de leur présence pour apprendre, ils devaient regagner leur habitat naturel dès que leur compagnie n'était plus nécessaire. C'était une question de respect. Consciente que le temps jouait contre elle, Mila n'avait, pour une fois, pas choisi de réfléchir et s'était aussitôt élancée vers les enclos qu'utilisaient l'enseignante pour ses cours. C'était sa dernière occasion d'approcher un sombral, de définitivement exorciser la peur qui l'avait étreinte quand elle avait vu ces étranges chevaux pour la première fois. La préfète savait très bien qu'elle ne se rendrait pas seule dans la forêt pour aller chercher leur présence et qu'elle n'imposerait jamais une telle demande à un de ses amis. Peut-être qu'elle aurait pu en parler au professeur Clifford et qu'elle aurait accepté d'accéder à sa requête, mais Mila ignorait si elle aurait osé en parler à la sorcière, ça voulait dire avouer sa peur et les raisons qui l'avaient empêché d'assister au cours consacré aux sombrals pendant sa septième année. Il y avait trop d'inconnues dans cette équation à son goût. Les études de la Serdaigle arrivaient à leur fin, c'était sa dernière chance, alors elle avait oublié ses réserves et sa prudence pour écouter ce que son instinct lui disait.

Mais maintenant elle se trouvait dans la forêt interdite, les joues rouges de gêne sous le regard interrogatif de sa professeure, et elle se demandait si elle avait vraiment bien fait de céder à son envie de voir les sombrals. Pendant une seconde, la Serdaigle craignit que l'enseignante ne réagisse mal à sa présence. Elle savait que si un auror c'était trouvé à sa place, elle aurait déjà une baguette pointée sur le front, et s'il avait s'agit d'un auror un peu trop nerveux elle serait certainement déjà stupéfixée. Mais heureusement Miss Clifford ne semblait pas aussi encline à utiliser la magie sans chercher d'abord à quoi elle avait à faire. Les traits de sa professeure étaient tendus quand elle s'était retournée, elle était sur ses gardes et avait toutes les raisons de l'être vu les êtres qui habitaient la forêt, mais heureusement elle sembla se détendre rapidement en reconnaissant Mila. Quand elle vit finalement un léger sourire s'afficher sur les lèvres de la sorcière, la bleue se détendit sans pour autant se sentir moins embarrassée par la situation. « Tu ne voulais pas me suivre dans les bois, Mila ? » Une fois de plus Mila se dit qu'elle aurait sûrement pu éviter tout ça si elle avait pris un peu de temps pour réfléchir, mais il était trop tard maintenant. Mal à l'aise, elle remua d'un pied sur l'autre, ne sachant pas vraiment quoi dire elle préféra garder le silence. La réponse pouvait se lire sur son visage de toute façon. Elle se sentait particulièrement ridicule et ce n'était pas une sensation très agréable pour la Serdaigle. Cette fois-ci elle ne pouvait pas se cacher derrière ses connaissances ou quelques remarques ironiques comme elle l'avait fait lors de sa rencontre avec Eliael. Elle se sentait prise la main dans le sac, comme une enfant, et elle n'avait devant elle aucune option pour s'en sortir sans s'enfoncer un peu plus. Si, bien sûr que si elle avait voulu suivre sa professeure, mais son intention ne se résumait pas à ça. Elle n'avait pas pour projet de suivre l'enseignante comme son ombre, au contraire elle avait juste voulu s'approcher suffisamment pour pouvoir l'appeler sans avoir à crier. Seulement une branche particulièrement bruyante s'était mise sur son chemin et avait déjoué son plan avant même qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche. Mais ça, elle ne pouvait pas l'expliquer à sa professeure, si ? Le seul point positif dans tout ça, c'était que l'enseignante ne paraissait pas particulièrement ennuyée de trouver une de ses élèves derrière elle dans la forêt interdite. Mila savait que tous les professeurs n'auraient pas pris cette situation avec autant de détachement. S'il avait s'agit de la professeure Sokolova, la préfète ne doutait pas qu'elle aurait déjà récolté plusieurs heures de retenue, mais de toute façon elle ne se serait jamais aventurée à suivre la professeure d'astronomie dans les bois. Elle s'était montrée impulsive, pas suicidaire. L'attitude qu'adoptait Miss Clifford était plutôt rassurante au final, Mila n'aurait sûrement pas dû s'en étonner. Lorsque la quarantaine avait été mise en place, la préfète avait souvent été rechercher un peu de réconfort auprès des animaux que sa professeure gardait dans ses enclos. Elle l'y avait surpris plusieurs fois mais ne l'avait jamais réprimandée, au contraire, la sorcière avait toujours fait preuve de compréhension. Mila espérait seulement que ce serait également le cas aujourd'hui.  

Mila s'apprêta à s'excuser et à faire demi-tour, elle était prête à renoncer à l'idée d'approcher un jour un sombral, d'ailleurs elle n'avait jamais été aussi proche d'un de ces animaux qu'en cet instant présent, c'était déjà ça de gagné. Mais la voix de sa professeure l'arrêta. « Veux-tu joindre à moi, j'allais reconduire Bretzel chez lui. Tu pourrais m'expliquer ce qui t'emmène ici. » Mila regarda l'enseignante avec surprise. Même si le sourire de l'enseignante lui avait indiqué qu'elle n'allait pas la réprimander, elle s'était tout de même attendue à ce qu'elle lui demande de rejoindre sa salle commune, certainement pas à ce qu'elle lui propose de l'accompagner dans la forêt interdite jusqu'au lieu de vie des sombrals. Nul doute que les aurors qui patrouillaient dans le château ne verraient pas cette idée d'un bon œil. Mais Mila n'était clairement pas de leur avis. Tout en sentant ses joues reprendre une couleur normale, l'anglaise adressa un sourire à la sorcière et hocha la tête pour lui montrer qu'elle acceptait sa proposition. Elle était soulagée de voir que la professeure acceptait sa présence à ses côtés et ravie qu'elle lui offre l'occasion d'approcher un sombral. La préfète s'approcha de la sorcière, s'efforçant de ne pas sourire à l'idée que le sombral qu'elle tenait, aussi squelettique et effrayant qu'il fut, ce nommait Bretzel. Elle repoussa cependant vite cette réflexion, d'abord elle devait répondre aux interrogations de l'enseignante. Elle lui devait bien ça. « Des élèves de ma maison m'ont dit qu'ils avaient étudiés les sombrals avec vous cet après-midi. » Expliqua-t-elle lentement. En réalité, elle ne s'était pas contentée de discuter avec ses camarades de maison, elle les avait écouté et réconforté du mieux qu'elle avait pu. Mila ne doutait pas que le cours de l'enseignante avait été passionnant -elle-même aurait adoré y assister- mais il avait fait remonter des souvenirs douloureux et des peurs profondément enfouies, tout ce que l'humain préférait taire et oublier, ce qui était douloureux, sombre et funeste. Les sombrals faisaient cet effet-là. Mila ne prit pas la peine de préciser tout ça, sa professeure le savait déjà et elle avait sûrement dû gérer les élèves les plus secoués dès la fin de son cours. A la place, la préfète préféra continuer. « Je n'ai pas pu assister à ce cours quand j'étais en septième année et je n'ai jamais osé aller voir un sombral de près alors je m'étais dit que je pourrais peut-être vous demander l'autorisation de m'en approcher. » Avoua-t-elle avec un petit sourire hésitant. Mila savait que certains élèves s'étaient déjà rendus dans les bois pour aller côtoyer les sombrals, mais elle n'en faisait pas partie. C'était à chaque rentrée qu'elle se trouvait le plus proche de ces chevaux sombres, quand elle montait dans une des calèches qu'ils tiraient pour emmener les élèves jusqu'au château, mais même là elle n'avait jamais osé les approcher plus, et encore moins les toucher. Les souvenirs de la peur qu'elle avait ressenti la première fois qu'elle les avait vu étaient encore bien présents dans son esprit et si elle avait accepté la présence de ces créatures elle ne s'était jamais vraiment sentie prête à combler le vide qui les séparait. Et puis, une petite part d'elle ne voulait pas passer pour une folle aux yeux des élèves qui ne pouvaient pas voir les sombrals et ignoraient encore leur existence. Chaque année, elle se disait qu'elle devait surmonter son appréhension, mais elle n'y était toujours pas arrivée, jusqu'à maintenant. Une seconde, elle laissa ses prunelles dériver vers le sombral, Bretzel, qui se tenait tranquillement près de l'enseignante. « Mais quand je suis arrivée vous étiez déjà en train d'entrer dans la forêt et je n'ai pas voulu vous appeler pour ne pas lui faire peur alors... Hum... » Mal à l'aise, Mila se racla la gorge et remis une mèche de cheveux bruns derrière son oreille. « Oui je vous ai suivi. » Avoua-t-elle finalement en sentant ses joues s'empourprer de nouveau. Un instant, elle croisa le regard de sa professeur avant de baisser les yeux au sol pour camoufler son malaise. « Désolé. »
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Delilah E. Clifford
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Delilah & Mila

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La jeune fille semblait assez mal à l’aise et, sans vouloir être désagréable, ça me faisait rire un peu à l’intérieur. Je ne voulais pas son malheur, loin de là. Par contre, je devais avouer que voir l’effet que je faisais maintenant. Le statut d’enseignant était pris très au sérieux par les élèves ici, ça me changeait drôlement de la convivialité du milieu où je travaillais avant. C’est là que je voyais que le temps passait à une vitesse effroyable et que je n’étais plus aussi jeune qu’avant. Je ne me considérais pas vieille, au contraire, je dirais même que j’étais dans la force de l’âge. Par contre, mes aventures que je vivais avant faisaient partie du passé. Je m’en rendais de plus en plus compte. Je me disais que mon passage à Poudlard n’était que temporaire, mais plus le temps passait, plus je me rendais compte que j’étais dans le déni. Je m’enracinais de plus en plus dans cette école et contrairement à ce que j’aurais pensé, je commençais à me faire à l’idée que j’allais rester et ça ne m’effrayait pas plus que ça. Moi pour qui la stabilité m’effrayait, je commençais à me laisser tenter par une vie casanière. J’avais envie de plus maintenant, plus que de magnifiques paysages. Je ne voulais plus être seule et avec le décès de mon père qui se profilait à l’horizon, je me rendais compte que c’était ce qui se profilait pour moi si je ne fixais pas. La solitude m’effrayait beaucoup plus au long terme. Pour moi, c’était la pire preuve de l’échec d’une vie. Quelqu’un qui passe et qui termine sa vie seule n’a pas compris ce qu’était réellement la vie. Il ne peut pas la vivre de cette façon. Ce n’était pas vivre que de rester seul. Je ne pouvais m’y résoudre.

C’était souvent le genre de pensées qui m’accompagnaient lors de mes sorties en forêt et lorsque je travaillais seule. Je pensais à l’avenir et au passé, me demandant quoi faire dans le présent. Dans le présent, j’avais une élève que j’appréciais qui semblait totalement incertaine de ses agissements. Je voyais de l’indécision dans ses yeux alors que je réfléchissais à ce que j’allais faire d’elle. La punir n’était pas une option. Certes, aller en forêt était interdit pour les élèves, mais accompagner il n’y avait pas de problème. Autant en profiter et c’est pourquoi j’avais décidé de l’inviter à m’accompagner. J’attendais de savoir ce qu’allait décider la jeune Serdaigle en souriant et en caressant l’encolure du sombral. La brunette fit quelques pas vers moi en hochant la tête, acceptant mon invitation. Tout de suite après, elle m’expliqua la raison de sa venue ici. Effectivement j’avais donné un cours sur ces créatures durant la journée et, je devais l’avouer, l’effet sur les élèves était toujours à peu près le même et je devais souvent gérer des larmes et des états d’âme. Les pauvres adolescents avaient de la difficulté à faire face à la mort. Faire son deuil est difficile et est nécessaire pour voir les sombrals. Par contre, rouvrir les plaies fraîchement guéries était très difficile pour eux et les replongeait dans un état dépressif passager. Ils avaient donc souvent besoin de parler à la fin, soit entre eux ou bien à moi. Je me doutais un peu que c’était ce qui menait la jeune fille à moi dans ces bois. La curiosité avait un grand effet sur les gens, surtout chez les jeunes comme elle. Je m’y retrouvais beaucoup, j’étais comme ça moi-même à une autre époque, quand j’étais à sa place.

La jeune Serdaigle m’a appris qu’elle n’avait jamais pu assister au cours sur les sombrals avec mon prédécesseur. Je n’étais pas au pays pendant cette période, mais on m’avait dit ce qui s’était passé entre les murs du château et je me doutais que c’était probablement pourquoi Mila n’avait pas pu recevoir les explications sur les sombrals. Pour la préfète, c’était une deuxième chance pour voir ces magnifiques créatures, une deuxième chance pour apprendre et peut-être même passer par le même chemin que les autres. Un deuxième processus ce deuil. Elle me demanda l’autorisation de s’approcher des chevaux ailés et je ne pus me dire en moi-même qu’au stade où nous en étions, ce serait ridicule de lui dire non. Bretzel restait près de moi et me donnait parfois des petits coups de museau pour que je continue à le caresser. Franchement, il ne voulait que ça et ça me faisait rire. Les gens disaient que les sombrals étaient des créatures effrayantes qui portaient malheur, mais c’était seulement parce qu’ils ne les connaissaient pas et parce que leur apparence était atypique. Elles n’étaient qu’amour et câlins, des créatures de famille que Mila semblait vouloir connaître parce qu’elle commença à m’expliquer comment elle en était arrivée à me suivre dans les bois. J’ai hoché la tête, comprenant où elle voulait en venir. Les joues devenues plus rouges, j’ai entendu la jeune fille s’excuser en baissant les yeux vers le sol.

    -Au stade où nous en sommes, ce serait idiot de dire non n'est-ce pas ? Ne fait pas cette tête, ce n'est pas grave. Soit un peu plus prudente la prochaine fois, ce ne sont pas tous les professeurs qui aimeraient se faire surprendre comme ça...certains ont la baguette facile. Viens.

J'ai repris ma marche à pas lents, laissant l'espace pour que Mila puisse venir marche à mes côtés pour que nous nous rendions ensemble près de la troupe de sombrals.

    -Que sais-tu sur les sombrals, Mila ? Je vais te préparer un peu avant que tu les rencontres. Mais comme tu vois, ils ne sont pas méchants du tout, n'est-ce pas Bretzel ?

J'ai caressé l'encolure de la créature qui s'est mise à agiter sa queue joyeusement en hennissant.
Ce que j'aimais ces bêtes.
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Mila V. Silaïeva
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Élève de Serdaigle
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Intense mark of Events
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Mila s’était vite rendu compte que dans la situation actuelle très peu d’options s’offraient à elle. Elle se trouvait dans la forêt interdite, face à une professeure qui attendait des explications quant à sa présence en ces lieux. Miss Clifford avait beau ne pas paraitre en colère, la Serdaigle voyait bien qu’elle n’avait que peu de choix. Elle devait des explications à sa professeure et elle ne pourrait pas y échapper, alors elle les seuls choix qui s’offraient à elle étaient le mensonge ou la vérité. Elle pouvait mentir et inventer une raison plus ou moins plausible pour justifier sa présence dans la forêt ou admettre qu’elle s’était laissée dépassée par la situation et qu’elle n’avait pas suffisamment réfléchis avant de suivre l’enseignante. Avouer ses fautes n’était jamais très agréable, mais le mensonge n’était pas non plus au goût de la Serdaigle. Elle était une piètre menteuse et elle ne voulait pas risquer de perdre l’estime d’un professeur qu’elle avait appris à apprécier. Et puis, la vérité n’était pas si terrible que ça, elle avait été poussée par la curiosité, cette soif de connaissance insatiable propre à ceux de sa maison, au fond elle n’avait rien fait de mal. Elle aurait juste pu agir avec un peu plus de subtilité et attendre sa professeure pour lui exposer sa requête plutôt que de suivre ses traces sur un coup de tête. Mila était persuadée que Miss Clifford aurait accepté de la laisser approcher des sombrals, l’enseignante était du genre à aimer partager sa passion. Elle n'était pas de ces sorciers fermés qui érigeaient une barrière entre eux et leurs élèves. Mais il était désormais trop tard pour réfléchir à ce qu’il aurait pu se passer si la bleue n’avait pas cédé à cette impulsivité soudaine. Il n’était plus temps de reculer, mais plutôt d’assumer ses actes et d’en accepter les conséquences. Alors au lieu de tenter de s’en sortir par une pirouette -qui se serait inévitablement soldé par un échec cuisant au vu de l’incapacité de Mila de mentir correctement- la Serdaigle choisi tout simplement d’avouer la vérité et d’admettre qu’elle avait bien suivi sa professeure. Ça n’avait pas été son intention première, si elle était arrivée quelques minutes plus tôt près des enclos elles n’en seraient pas là, mais les faits étaient là et elle ne pouvait pas nier. Mila avait passé l’âge de se cacher derrière des excuses sans queue ni tête, elle avait fait des choix, et qu’ils soient bons ou pas, elle devait les assumer.

Alors l’anglaise n’avait rien caché à sa professeure, elle lui avait expliqué l’enchainement d’évènements et de décisions qui les avaient menées à cet instant présent et elle s’était excusée. Pas parce qu’elle aurait été incapable d’inventer un mensonge assez convainquant, mais parce que à ses yeux c’était la chose à faire. Elle ne voulait pas perdre la confiance que Miss Clifford semblait avoir placé en elle, elle s’en remettait donc à son jugement, croisant tout de même les doigts pour que l’enseignante face preuve de compréhension et de clémence. Ce n’était pas parce qu’elle était en dernière année que Mila n’avait pas le droit à l’erreur, elle apprenait chaque jour un peu plus et en bonne Serdaigle elle était persuadée qu’elle avait encore beaucoup à apprendre. C’était une idée qui la réjouissait, il n’était jamais trop tard pour évoluer, maintenant elle espérait simplement que la sorcière qui lui faisait face serait du même avis. Seulement, la gêne qui lui faisait baisser la tête l’empêchait d’évaluer la réaction de sa professeure. « Au stade où nous en sommes, ce serait idiot de dire non n'est-ce pas ? Ne fait pas cette tête, ce n'est pas grave. Soit un peu plus prudente la prochaine fois, ce ne sont pas tous les professeurs qui aimeraient se faire surprendre comme ça... Certains ont la baguette facile. Viens. » Soulagée, Mila ne put empêcher un léger soupir de s’échapper de ses lèvres. Elle n’avait pas vraiment cru que Miss Clifford irait jusqu’à la punir pour son comportement, en revanche, elle avait craint qu’elle ne la renvoie dans sa salle commune avec un air déçu sur le visage. Les joues toujours un peu rosies, la Serdaigle releva le regard et adressa un sourire hésitant à la sorcière. Apparemment les craintes de l’anglaise avaient été infondée, l’enseignante n’avait pas l’air en colère ni même contrariée, ses traits étaient toujours sérieux mais son attitude paraissait assez détendue, avec une petite étincelle dans le regard qui pouvait parfaitement vouloir dire qu’elle s’amusait des réactions malaisées de l’anglaise qui lui faisait face. « Bien sûr, professeur. » Acquiesça Mila sans l’ombre d’une hésitation. Cette même idée lui avait traversé l’esprit quelques instants plus tôt et elle devait admettre que son impulsivité l’avait fait agir de manière irréfléchie. Tous les professeurs n’étaient pas aussi détendus que Miss Clifford et avec un autre sorcier elle aurait pu s’exposer à un réel danger. Avec tous les aurors qui trainaient au château et l’inquiétude liée à l’épidémie tout le monde était sur les nerfs à Poudlard, un accident était vite arrivé. Elle devait se montrer plus prudente. Mila n’osait imaginer le savon que lui passerait Iverna si ce petit incident parvenait jusqu’à ses oreilles. Raison de plus pour ne plus se laisser guider par l’impulsivité, elle n’apportait que des ennuis.

Rassurée par les paroles de sa professeure, Mila parvint enfin à se détendre complètement. Ses joues avaient retrouvé une couleur normale et elle ne ressentait plus de besoin de fuir à tout prix le regard de sa professeure. En fait, au-delà du soulagement, elle était sincèrement heureuse que la sorcière ait accepté qu’elle l’accompagne pour rencontrer des sombrals. Elle avait enfin l’occasion d’approcher ces étranges bêtes qui lui inspiraient des sentiments qui oscillaient sans cesse entre l’appréhension et la curiosité. Elle allait enfin approcher des sombrals, après la manière dont cette entrevue avait commencée elle avait encore un peu de mal à réaliser qu’elle allait véritablement pouvoir côtoyer ces animaux de près. Une part d’elle avait hâte, une autre ne cessait de lui rappeler à quel point ces créatures l’avaient terrorisé la première fois qu’elle les avait vues. Quand Miss Clifford se mit en chemin Mila vint se placer à ses côtés. « Que sais-tu sur les sombrals, Mila ? Je vais te préparer un peu avant que tu les rencontres. Mais comme tu vois, ils ne sont pas méchants du tout, n'est-ce pas Bretzel ? » Les questions de l’enseignante firent sortir la Serdaigle de ses pensées. Elle posa ses prunelles ambrées sur la sorcière au moment où elle offrait au sombral qui les accompagnait une caresse. L’animal semblait heureux de l’attention qui lui était réservé car il battit de sa queue d’os avec un hennissement que Mila interpréta comme de la satisfaction. La professeure avait raison, Bretzel, de son petit nom, n’avait absolument pas l’air méchant. En fait, il avait plutôt l’air particulièrement content d’être au centre de l’attention et la cible privilégiée des cajoleries de la sorcière. Vu comme ça, le sombral était bien loin de l’image que les sorciers en véhiculaient habituellement. « A peu près la même chose que la plupart des sorciers je pense. » Commença-t-elle doucement. Tout en s’efforçant de ne pas trébucher sur les racines qui jalonnaient le sol Mila essaya de se remémorer tout ce que ses lectures sur les sombrals lui avaient appris. Si deux ans plus tôt elle n’avait pas pu assister au cours qui leur était consacré, elle avait lu beaucoup d’ouvrages à leurs sujets quelques années plus tôt. Elle se rappelait encore avec précision de la terreur qui lui avait étreint le cœur quand, à sa rentrée en quatrième année, elle avait vu pour la première fois les sombrals qui tiraient les carrosses de l’école. Elle aurait pu savoir ce qui l’attendait après le décès de sa mère, elle aurait le savoir, mais les sombrals étaient un sujet assez tabou parmi les sorciers et beaucoup grandissaient sans rien savoir à leur sujet. Ce qui créait de nombreuses surprises -et même des traumatismes- quand, après avoir dû gérer la douleur de faire face à la mort pour la première fois, ils se retrouvaient à voir ces chevaux squelettiques dignes de leurs cauchemars d’enfants. Mila avait fait partie de ces sorciers. Chez elle on ne parlait pas de la mort, alors on ne parlait pas des sombrals et la première vision qu'elle en avait eu avait été un véritable choc. « Je sais qu’on ne peut voir les sombrals qu’après avoir vu et accepté la mort. A cause de ça, la plupart des gens pensent qu’ils portent malheur, mais je ne suis pas vraiment d’accord avec cette idée. C’est juste un raccourci qui ne veut pas dire grand-chose. » Reprit-elle en haussant les épaules. Elle pensait ainsi désormais et elle assumait parfaitement cette idée, mais il n'en avait pas toujours été ainsi. La première fois qu'elle avait posé les yeux sur un sombral elle n'était qu'une gamine de quatorze ans qui avait perdu sa mère six mois plus tôt et venait de passer un premier été terrible chez les Silaïev. La vision des sombrals lui avait paru être un cauchemar de plus à ajouter à une liste qui ne cessait de s'allonger. Elle les avait crains à tel point qu'elle en avait perdu le sommeil pendant des jours. Cela lui avait pris des semaines mais elle avait fini par reprendre les choses en mains, elle avait déjà bien assez de douleur à gérer elle ne pouvait pas en plus ajouter la peur de ces créatures. Alors elle avait agi comme tout élève de sa maison aurait fait : elle s'était plongée dans les livres. Puisqu'elle avait peur des sombrals, elle avait exorcisé cette crainte en apprenant le plus de chose possible sur eux. Et ça avait marché, la raison avait pris le pas sur sa peur irrationnelle et elle avait cessé de redouter ces chevaux sombres. Pourtant, elle n'avait toujours pas trouvé le courage de les approcher en vrai. Jusqu'à aujourd'hui. « C’est vrai qu’ils font peur, ils n’ont pas l’air très rassurants vu comme ça. En plus, leur apparence et leur régime alimentaire jouent plutôt contre eux. Mais quand on prend le temps de vraiment s’intéresser à eux on se rend compte qu’on n’a pas vraiment de raison de les craindre. » C'était ce qu'elle avait retiré de toutes ses lectures. Les sombrals étaient des créatures sauvages, mais pas menaçantes pour autant. C'était les sorciers qui leurs donnaient cette image et Mila devait bien admettre qu'elle comprenait pourquoi. Leur apparence proche des squelettes, leurs grands yeux noirs dépourvus de pupilles, leur goût prononcé pour la viande crue, tout ça n'avait rien de bien rassurant. Ajouté au fait qu'on ne pouvait les voir qu'après avoir vu la mort, leur réputation n'était pas difficile à construire. Pourtant elle ne pouvait pas être plus fausse. Mila n'avait jamais entendu parlé de sorcier attaqué par un sombral et si elle s'en tenait au comportement de celui qui accompagnait sa professeur, ils étaient incapables d'une telle méchanceté, elle en était désormais persuadée. « Ils n’ont pas l’air plus méchants que les chevaux moldus. » Conclut-elle avec un sourire. avant que la maladie ne l'emporte, sa mère profitait souvent des vacances d'été pour emmener Mila découvrir les landes anglaises et même parfois le monde moldu, pendant leurs escapades elles avaient souvent croisé des chevaux purement moldu. Maintenant qu'elle se trouvait aussi proche d'un sombral, la Serdaigle se disait qu'en ajoutant un peu plus de chair sur les os et en retirant les ailes des chauve-souris, les sombrals seraient semblables à de simples chevaux. Tout d'un coup ils faisaient bien moins peur à voir.

Absorbée par ses réflexions, Mila ne s'étaient pas rendue compte qu'elles avaient suivi un chemin qui serpentait entre les arbres et s'enfonçait peu à peu dans la forêt interdite. C'était la première fois qu'elle allait aussi loin entre les arbres. La Serdaigle n'était pas assez curieuse, ni même assez casse-cou, pour s'exposer aux dangers dont grouillait la forêt. Elle laissait les explorations à ses camarades et préférait entendre les histoires rocambolesques qu'ils avaient à raconter à leur retour plutôt que de les vivre. Le château regorgeait déjà assez de mystère au goût de la bleue alors elle n'avait jamais été plus loin que l'orée des bois. Cette promenade était donc totalement inédite pour elle et puisqu'elle se trouvait avec Miss Clifford qui, au contraire, semblait habituée des lieux, elle pouvait en profiter. Elle était à l’abri des ennuis, et certainement aussi des dangers grâce à la présence de l'enseignante. Mila jeta un coup d’œil à la sorcière et au sombral qui avançait tranquillement à ses côtés comme si la présence humaine était une évidence pour lui. La Serdaigle ne voyait pas quoi ajouter de plus et ça lui donnait l'impression qu'au final ses connaissances sur ces animaux étaient très limitées. Ce qu'elle savait n'était que théorique, si elle avait pu assister au cours de Miss Clifford elle aurait certainement pu avoir une vision plus exacte des sombrals. « Mais ce ne sont que des choses que j’ai appris dans des livres, c’est sûrement à leurs côtés qu’on apprend le plus important. » Reprit-elle doucement alors qu'elles arrivaient aux abords d'une clairière. L'herbe et les branchages sur le sol étaient baignés d'une agréable lumière qui ne laissait aucun doute quant à l'approche de l'été. A part quelques craquements et chants d'oiseaux l'endroit semblait calme, presque reposant, mais Mila ne se faisait pas d'illusions, une fois la nuit tombé cet endroit ne devait plus avoir grand-chose d'apaisant, et encore moins de rassurant. L'étudiante ralenti le pas, ne sachant pas trop si elles avaient été assez loin pour s'approcher du troupeau de sombrals qui vivaient dans la forêt ou si elles devaient s'enfoncer encore davantage entre les arbres.
Gasmask





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