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Who are we now ? Ft Piros

Maggie Campbell
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Hogsmeade
Maison/Métier : Barmaid/cambrioleuse
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Pseudo : Arrya Âge : 28 Parchemins : 271 Gallions : 1036 Date d'inscription : 11/03/2018
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Who are we now?


C'est amusant comme les choses semblaient juste plus faciles quand nous étions jeunes... Il m'arrivait parfois d'avoir envie d'effacer toutes ces années, de replonger dans l'insouciance de mes années d'adolescente. J'aurais eu envie de remonter le temps et de prévenir celle que j'étais de ce qui l'attendait. J'aurais eu envie de lui dire de profiter encore plus de ses années à Poudlard et de ne surtout pas abandonner ses amis. Ou alors j'aurais pu lui dire qu'elle en baverait, mais qu'elle s'en sortirait, que ses erreurs la façonneraient. Mais je lui aurais supplié de ne pas couper le contact avec ses amis. Je lui aurais avoué à quel point il était difficile après tant d'années de silence de renouer avec les gens avec qui elle passait sans doute les plus belles années de sa vie.

Le ballet de mes regrets se produisait chaque nuit dans une sinistre représentation depuis que je l'avais aperçu un soir. Allongée sur le canapé de mon salon au milieu des cartons à peine déballés et recouverte d'un plaid léger, je ressassais le passé. C'était le seul meuble du logement à l'heure actuelle qui me servait de lit, de bureau et de coin-repas. La cuisine dans le coin était rutilante et le resterait sûrement encore un bon moment étant donné mes talents en la matière. Dans ma chambre, le lit dans un coin attendait encore d'être monté, mes cartons de vêtements trônaient au milieu de la pièce négligemment. Ma mère si elle était encore de ce monde en ferait une syncope. Mais j'avais l'excuse de ne pas être là depuis longtemps et l'idée de m'installer définitivement quelque part m'angoissait. Je n'étais pas du genre à tenir en place et j'avais peur de m'enfermer dans la monotonie du quotidien. Une fois que je serais installée, j'aurais l'impression de ne plus pouvoir faire demi-tour.

Dans un soupir, je me penchai pour attraper ma tasse de thé froide posée au sol. Le breuvage m'arracha un air de dégoût et je le reposai désappointée. Bon. Je n'allais quand même pas finir ma nuit à me morfondre, ça ne me ressemblait pas ça.
Mon esprit remonta quelques jours en arrière. Ça ne faisait pas longtemps que je travaillais aux Trois Balais et j'étais repartie un peu plus tard que prévu ce soir-là. C'est là que je l'avais vu, je l'aurais reconnu entre mille même après tout ce temps. Paniquée, je m'étais engouffrée dans la première ruelle que j'avais rencontrée. Je n'étais pas du genre à fuir comme ça, mais affronter mon passé là tout de suite, ça m'était complètement impensable. Je ne savais pas s'il m'avait vue et si c'était le cas, peut-être lui non plus ne s'était pas préparé à me revoir. Je me persuadais d'avoir évité un moment gênant plutôt que d'avouer avoir fait preuve de faiblesse.
Il fallait bien admettre qu'en revenant au pays, j'avais plus de chance de voir mon passé resurgir, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit si rapide. Pour autant je ne pouvais pas me permettre d'attendre de retomber sur lui par hasard, je ne serais pas mieux préparée un autre soir.

Prenant une décision, je basculai vers le dessous de mon canapé, à la recherche d'un morceau de parchemin et d'une plume, renversai le fond de ma tasse au sol. Merde. Je finis par mettre la main sur ce que je cherchais et rédigeai une invitation me servant de l'accoudoir du canapé comme support. J'envoyai rapidement la lettre avant de changer d'avis.
Puis je me décidai à me préparer pour affronter la journée. Dans ma chambre, les vêtements volèrent en tout sens, je n'étais pourtant pas superficielle. Au final mes cartons semblaient avoir été victimes d'une attaque fulgurante et tout ça pour me rabattre sur mes bons vieux basiques. De toute façon, j'aimais être à l'aise pour bosser et j'avais fixé le rendez-vous au soir.

Il était temps d'apprendre ce qu'il était devenu toutes ces années autrement que par la presse et les rumeurs entendues derrière le comptoir. J'avais choisi le salon de thé dans un premier temps parce que je ne souhaitais pas mélanger le travail et ma vie privée. Les gens pouvaient parfois être trop curieux. Ensuite, il me semblait raisonnable d'éviter les établissements où je serais tentée d'enchaîner les verres de whisky pour ne pas céder à la panique. C'était le meilleur moyen pour lâcher des informations que je me devais de garder pour moi. Enfin une en particulier. Et après le whisky, le thé était ma boisson de prédilection. Encore dépitée de mon breuvage de cette nuit, je pourrais me rattraper.
J'entrai dans l'établissement et me dirigeai vers une table au fond de la pièce, je ne voulais pas trop attirer les regards. Je m'installai et commandai à l'avance. Je ne savais pas si Piros répondrait à mon invitation et je ne voulais pas passer pour la pauvre fille à qui on avait posé un lapin, surtout dans ce genre d'endroit.


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O. Piros Fortescue
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Maison/Métier : ancien gryffondor, choixpeau flou qui n'avait pas l'étoffe d'un lion, il est désormais directeur d'un cirque, maître des cauchemars.
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Who are we now ?
maggie & piros
Lover, hunter, friend and enemy, you will always be every one of these. Nothing's fair in love and war. In life, in love, this time I can't afford to lose for one, for all, I'll do what I have to do. You can't understand, it's all part of the plan.

La vie n'est autre qu'un long paragraphe, une histoire de plusieurs pages. Dans ce roman à double sens, l'ombre et la lumière se consument, le voile du ciel nous submerge et nous dévore. Sous cette étendue bleue, beaucoup ne trouve plus leurs repères, ils se perdent dans leurs propres ébauches. Et malgré cela, ils vivent, ou plutôt il survivent. Nous sommes ici, car nous n'avons pas d'autre choix que de regarder le temps passer. Ce temps qui nous manque, ce temps que l'on aime ou que l'on hait. Nous le regardons passer en attendant le point final de cette histoire parfois trop longue. Nous le regardons brûler dans le bonheur des autres et s'évanouir dans les abysses. Le temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres... Et, sans jamais pouvoir le rattraper, nous courons à travers les terres, pour avoir ne serait-ce qu'une seule seconde si précieuse. Mais il passe, sans laisser de traces... Nous délaisse et nous brise. Nous ne sommes que les victimes du passé. Et les proies du futur. Nous n'avons, pas d'autre choix... Oh, si Piros avait su… Il n’aurait jamais agit comme il l’avait fait.

En revenant à Poudlard, le Maître des Cauchemars ne se serait pas douté que la culpabilité le rongerait autant. Mais qu'avait-il pu croire que cela changerait ? Le château ne lui était pas accessible, il était un criminel recherché et n'avait pas le choix que de vivre dans l'anonymat et la fuite, et il était seul. Malgré que le cirque soit sa famille, le passé le hantait chaque jours. Judikaël et son regard effrayé le hantait. Iverna et sa colère le hantaient. Et puis Maggie. L'invitation de la jeune femme le bouleversait. Que pouvait-elle bien vouloir lui dire ? Qu'elle aussi, elle le haïssait ? Tous lui tournait le dos, et ils avaient raison, il n'était qu'un traitre. Il mentirait si il disait qu'il n'avait pas eu le choix, c'était la liberté, ou Azkaban, et l'appas de l'air libre avait fait penché la balance. Le seul coupable pour lui était ce Shafiq, mais il garderait sa vengeance pour plus tard. En attendant, il fallait avancer.

Comment avancer quand le passé nous rappelle sans cesse ? Piros aimerait parfois devenir amnésique, il ignorait alors qu’il n’était déjà plus maître d’une partie de ses souvenirs. Mais tout serait plus simple si la mémoire n’existait pas, si il n’avait pas à revoir en boucle le moment de l’assassinat de Judi. C’était sa punition, après tout, il l’avait mérité, il n’était pas digne de trouver le sommeil, alors qu’il avait tué l’un de ses meilleurs amis. Maggie le savait-elle ? Oui, elle savait probablement tout. Alors pourquoi faisait-elle cet effort de le rencontrer ? Pour lui cracher au visage ? Piros se souvenait parfaitement de Maggie à l’école, les souvenirs étaient clairs, ils réchauffaient le cœur.

Quand il pénétra à l’intérieur du salon de thé, il la vit tout de suite, elle n’avait pas changé depuis l’école, il s’était déjà fait l’observation quelques jours plus tôt quand il l’avait croisé dans le village. Elle tenait certainement de sa mère, célèbre mannequin, toute cette beauté, cette légèreté. Piros sourit, puis se souvint de qui il était aujourd’hui. Comment pouvait-il sourire ? Pourtant, Maggie lui donnait envie d’oublier les erreurs et de se concentrer sur le positif. Elle avait ce don de toujours le rassurer, lui donner espoir, c’était comme ça à Poudlard.

Piros s’installa face à elle, prêt à en découdre et à recevoir les foudres de Zeus. Mais le silence s’installa. Il n’osait pas la regarder, observer son visage, détailler ses traits, sa bouche qu’il avait tant de fois embrassée, ses yeux qu’il avait tant regardé… Non, il attendait tel un condamné que sa sentence soit annoncée. Après quelques minutes, impatient, sans lever la tête, il murmura : « Salut. »

Le Piros lâche et timide de leur première année à Poudlard était de retour.






(c) chaotic evil


wicked, wicked to the core
The smoke is part of circus legend: once upon a time, we were burned to the ground. But we did not die. Instead we kept burning, kept moving, kept growing. The smoke surrounds us, even if we no longer burn.  

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Maggie Campbell
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Who are we now?


Machinalement, je mélangeais le breuvage que l'on m'avait apporté, le sucrant bien trop par rapport à d'habitude. Mon regard se posa sur un jeune couple installé à une table voisine et je me laissai envahir à nouveau par les souvenirs d'un temps révolu. Mes aventures à Poudlard n'avaient sans doute pas été aussi trépidantes que celles que j'avais vécues ensuite en tant que cambrioleuse, quoique... Mais en tout cas, elles avaient une saveur particulière que je ne pouvais oublier et c'était sans doute parce que mes amis les avaient partagés avec moi. Mon voyage mémoriel remonta bien vite au soir de ce fameux duel et un sourire passa sur mes lèvres tandis que je portai la tasse à mes lèvres. Ce n'était pas la première fois que je me remémorais ce moment de ma vie, il était celui que j'utilisais lorsque j'avais besoin de faire apparaître mon patronus. Mon hirondelle ne déployait ses ailes que lorsque je voyais mes amis à mes côtés, que lorsque je me revoyais poser mes lèvres sur les siennes. C'était mon premier baiser, mon premier amour.

Il s'installa en face de moi et je sortis de mes pensées, littéralement décontenancée qu'il ait choisi ce moment pour me rejoindre. Non, bien sûr il ne pouvait pas savoir... Je chassai ce souvenir d'une autre époque, de ce que nous avions été.
Il était venu, mais maintenant qu'il était en face de moi je ne savais plus quoi dire. Je laissai le silence s'installer en le regardant, rendue muette par la situation dans laquelle je nous avais collés. Moi et mes idées brillantes... ça existait un mode d'emploi pour des retrouvailles ? Quand on avait passé près de seize ans sans se voir ni se parler, comment faisait-on ?

- Salut.

Oui effectivement, c'était un bon début. Il ne me regardait pas et je songeai alors à tout ce qui se disait de lui, à tout ce que j'avais lu ou entendu. Je le connaissais, enfin... je connaissais le Piros d'il y a seize ans. Et je me rendis alors compte que je n'étais pas la seule effrayée à l'idée d'affronter mon passé. Si tout ce qu'on disait était vrai, alors il devait lui en avoir coûté d'être venu jusqu'à moi.
Et il ne pouvait pas savoir que même si on ne pouvait pas ajouter le statut de meurtrière à la longue liste de mes actes, ils n'en étaient pas moins irréprochables et que je ne saurais être le juge de ses crimes.

- Salut Piros, répondis-je alors doucement.

Et après ? Et après j'espérais qu'il allait me regarder, parce que j'allais vite trouver la situation plus inconfortable qu'elle ne l'était déjà. Par cette tête baissée, c'était son air coupable que je devinais, mais je n'avais jamais été animée par la rancune. Aussi douloureuse soit la perte de notre ami, aussi inconcevable soit le fait que Piros en soit le responsable.

- Comment vas-tu ?

Je savais, c'était idiot, et je me mordis la lèvre d'avoir prononcé ces mots d'une banalité sans pareille, mais qui ne pourraient sans doute pas permettre d'invoquer une réponse aisée.
Je soupirai avant de lui évoquer un souvenir :

- Je me souviens, tu m'avais emmenée ici une fois. Nous étions installés juste là, dis-je en pointant la table près de la fenêtre.

Je portai à nouveau ma tasse à mes lèvres, tandis que la serveuse venait s’enquérir de la commande de Piros.



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