Lumos


Les gobelins de Mumblemumps
Le staff à votre service
Version 7
La version sept est enfin arrivée ! Centrée sur l'épidémie, les problèmes politiques,
de nouveaux clans se forment, venez voir de quoi il en retourne.
Découvre tout ici
L'épidémie dévoilée !
Le Ministre parle de l'épidémie en conférence de presse,
les Médicomages sortent leur premier rapport, les premières conclusions sur l'épidémie !
Jette un oeil au nouvel épisode !
Besoin d'adultes !
Nous manquons d'Aurors à Poudlard et à Pré-au-Lard, de Professeurs et d'habitants de Pré-au-Lard
nous en attendons avec impatience !
Pour en savoir plus
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 

Won't look down won't open my eyes ◈ CRYSTAN I

Tristan A. Leroy
Consumed by the shadows
avatar
Hogsmeade
Maison/Métier : Ancien Auror, aujourd'hui serveur aux Trois Balais
Célébrité : Daniel Sharman
Pseudo : Lÿs Âge : 20 Parchemins : 50 Gallions : 192 Date d'inscription : 13/05/2018
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t3641-half-in-the-shadows-half-burned

Won't look down won't open my eyes
Crystal & Tristan
« Keep my glass full until morning light, 'cause I'm just holding on for tonight. Sun is up, I'm a mess, gotta get out now, gotta run from this. Here comes the shame, here comes the shame »
Les images se bousculaient dans ta tête, toujours ces mêmes images, comme un film qui passait sans cesse devant tes yeux brouillés par des larmes de rages. Tu l’avais perdu, Miles, ton petit frère, il y a de cela bientôt 3 ans pile, et pourtant la douleur semblait donner l’impression que ça s’était produit hier. Par moment tout allait bien, tu arrivais à avancer, à vivre, à sourire, et puis d’autres fois tu retombais dans les ténèbres de tes souvenirs. Aujourd’hui faisait parti d’un de ces jours où seul les ténèbres enserraient ton cœur et où tu ne voulais voir personne, restant juste seul avec ta peine dans ta chaumière de Pré-au-Lard. Heureusement que tu ne travaillais pas aujourd’hui, ou au contraire…C’était peut être parce que tu ne travaillais pas que tu étais ainsi, car tu n’avais rien pour garder ton esprit occupé. Or lorsqu’il n’était pas occupé, il revenait sans cesse à cette même scène… La bataille qui venait de se terminer et toi qui était allé dans la grande salle qui était devenue une sorte d’infirmerie pour pouvoir aider les survivants. Et c’est là que tu l’avais vu… Allongé sur le sol de marbre entre deux personnes sans vie. Miles… Aussi pâle que la mort elle-même, et aussi froid que le plus glacial des hivers, mort… Mais tu n’avais pas voulu le croire alors, tu avais cherché à le secouer, à le réveiller, mais il n’avait pas bougé d’un pouce. Tu étais arrivé trop tard et tu n’avais pas pu le sauver de quoi que ce soit, ni de ce sort, ni de la mort. Et toi le grand frère tu étais devenu frère d’une douleur immense. La perte, le désespoir, la rancœur.

Toutes tes émotions te submergeaient alors que tu étais là, allongé sur le canapé de ta pièce principale, cherchant à te calmer. Mais rien n'y arrivait, tu étais juste submergé. Tu ressentais trop. Toi qui prétendais parfois être ô combien froid, il s'avérait que tu étais juste trop sensible et que tu mettais par moment un mur de pierre autour de ton coeur pour arrêtait de ressentir quoi que ce soit. Mais voilà, en faisant cela, tu avais empiré les choses, empilant les mauvaises émotions pour qu'au final elles viennent à exploser à cet instant... Alors tu avais fini par te redresser, une idée en tête qui n'allait pas améliorer les choses, mais qui dans un sens te ferait du bien. Ouvrant ainsi un placard du salon, tu récupéras une petite boîte à l'apparence inoffensive et qui pourtant était aussi mauvaise que la boîte de Pandore elle-même. Et tous les maux du monde n'allaient pas tarder à s'abattre sur toi, mais tu n'en avais que faire. Ainsi tu retournas t'asseoir à la place que tu avais quittée tantôt, dans les mains cette fameuse boite, et des pensées contradictoires en toi. Finalement la souffrance pris le dessus sur la raison et tu ouvris la boîte. Dedans ? Plusieurs fioles, et une seringue. Tu en pris une au hasard pour finalement tremper l'aiguille dedans et ainsi remplir la seringue. Tu savais que tu ne devais pas faire ça et pourtant... Après avoir préparé ton avant bras tu plantas la seringue pour finalement déverser son contenu dans ton sang.

Drogue sorcière que tu avais acheté lorsque tu étais à l'étranger, et qui était certainement l'une des plus fortes que tu avais prise en trois ans. En la ramenant ici tu ne t'étais pas imaginé l'utiliser et pourtant...Pourtant... Voilà que tu venais de déverser une bonne partie de son contenu dans ton organisme. Mauvaise idée. Et déjà les effets se faisaient ressentir, tu te sentais partir ailleurs, totalement ailleurs. Planant en quelque sorte et ne ressentant absolument plus rien. Tu ne souffrais plus de tes souvenirs, remplacés par des apparitions toutes plus délirantes et improbables les unes que les autres. Et tu te déplaçais, tu te déplaçais dans la pièce comme un être totalement paumé, dont le corps est là mais l'esprit loin, tellement loin. Ce qui te conduisit à faire une deuxième mauvaise idée... Ouvrir le placard de tes alcools pour finalement prendre une bouteille de cognac dont une gorgée se mit à brûler ta gorge. Mais au fond que t'importait ? Après tout que t'importait ta propre vie lorsque celle de Miles s'était terminée ? Alors tu buvais et ça tournais encore plus, pour finalement tomber à terre et rester ainsi, allongé sur le sol de ton salon, les yeux rivés sur ton plafond.

Et le temps passa. Le temps passa jusqu’à ce que le jour commence à disparaître et la nuit à arriver. La lune était là, présente dans le ciel lorsque finalement tu te décidas à te lever, l’esprit toujours ailleurs et que tu sortis de chez toi. Tu avançais dans les ruelles de Pré-au-Lard en faisant attention à ne croiser personne et finalement tu arrivas au lieu tant désiré, Gladrags Wizardwear, mais la boutique était déjà fermée. Alors tu fis le tour, motivé à y accéder et c’est ainsi que tu passas par l’arrière boutique à l’aide d’un sortilège. Tu étais dans un sale état, ça se voyait, ça se sentait. Et alors que tu étais en train d’avancer dans l’arrière boutique après avoir fermé la porte, tu te cognas contre une table et un vase s’écrasa alors sur le sol dans un bruit fracassant. « Chuuuuuuuuuuuuut. » Mais le boucan était déjà fait. Et c’est en t’approchant pour pouvoir nettoyer ton bazar que tu trébuchas et que tu t’étalas sur le sol. Puis en essayant de te faire glisser jusqu’à un mur tu en viens à t’ouvrir ta main droite avec l’un des morceaux de verre. Une épave. Un homme qui a sombré… Et tu te laissas reposer contre le mur, la tête dans tes mains en sang. Déboussolé. Mais qu’est-ce que tu faisais ici ? Au moins l'effet de la drogue que tu avais pris dans l'après midi commençait peu à peu à se dissiper, ce qui te permettait d'être un peu moins dans les vapes que tout à l'heure chez toi, mais alors que ça se dissipait, les souvenirs revenaient et sans que tu réussisse à l'empêcher, tu te mis à pleurer...
(c) DΛNDELION


consign me not to darkness
Your values are all shot. So crawl on my belly 'til the sun goes down, I'll never wear your broken crown. I took the road and I fucked it all away. ▬ Now in this twilight how dare you speak of grace
Revenir en haut Aller en bas
Crystal Avery
Consumed by the shadows
avatar
Hogsmeade
Maison/Métier : Gérante et créatrice à la boutique Gladrags Wizardwea
Célébrité : Demi Lovato
Âge : 25 Parchemins : 31 Gallions : 135 Date d'inscription : 13/05/2018
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t3645-i-once-was-blind-but-now-i-see-

Won't look down won't open my eyes
Crystal & Tristan

 
Ton poing ganté percute avec force le cuire du sac de frappe accroché dans ton petit salon. Le choc est violent, autant dire que tu y as mis la force. Hop. Un deuxième coup part, suivi d'un autre, et encore un autre. Cette fois, c'est le pied qui s'écrase dans le punching-ball, le faisant basculer de droite à gauche pendant que tu reprends ton équilibre. Tu viens pourtant de courir une demi-heure dans les ruelles de Pré-Au-Lard avec ton bouledogue français - plus pour lui faire faire de l’exercice que pour avoir une protection rapprochée, quoiqu'il peut se montrer une vraie teigne quand il le veut – mais pourtant, tu es en pleine forme, ne ressens pas encore un soupçon de fatigue t'envahir. Tu frappes. Encore et encore. L'adrénaline pourrait te faire boxer des heures sans t'arrêter, tes nerfs aussi. Putain, il était temps. Toute la journée, tu n'as attendu qu'une chose, pouvoir rentrer et te défouler, évacuer les tensions que tu accumules depuis quelques jours sans avoir une seconde à toi. C'est que la vie de propriétaire d'une boutique est un peu plus compliquée que ce que tu imaginais, avec la comptabilité à gérer en plus de tes créations. Alors forcément, pas étonnant que tu en profites, là. Que tu enrages.

Alors que tu t'apprêtes à envoyer une nouvelle fois ton poing, un bruit sourd retentit au rez-de-chaussée, te faisant totalement rater ton coup. Fallait que quelque chose te perturbe. Faut toujours que quelque chose t'emmerde quand il faut pas, de toute façon. Tu tournes la tête vers Gizmo affalé comme une baleine échouée au pied du canapé. « T'as entendu ? » Bien sûr qu'il ne répondra pas. Et bien sûr que même s'il le voulait, il ne le pourrait pas à vrai dire, mais à quoi bon te l'expliquer. Convaincue que ce ne soit pas ton imagination qui te joue des tours, tu te résous à libérer tes mains des gants de boxe en haussant les épaules, et en grognant « Bon ok, j'y vais ... ». Mais tu n'es pas tranquille pour autant, et d'un pas à la fois nerveux et prudent, tu descends l'escalier menant à la boutique. Si tu es fière d'être une cracmole, tu ne peux pas nier que dans ces moments là, tu ne cracherais pas sur le fait d'avoir une baguette, malgré ton haut niveau dans les sports de combats moldus. Sur les dernières marches, tu le vois enfin, ton vase de porcelaine, ou plutôt les débris qui en restent, ce qui a certainement provoqué le bruit sourd. Ça ne fait plus aucun doute, quelqu'un vient bien de s'introduire dans ta boutique, et à vrai dire, tu aurais peut-être préféré être folle plutôt que de constater que tu aies bien entendu. Forcément, ton cœur fait un bon dans ta poitrine, tu sens une sueur froide perler le long de tes tempes, mais tu te mets en position en avançant lentement, prête à donner un coup bien placé pour neutraliser le cambrioleur, quand finalement ...

Tu écarquilles les yeux, lorsque tu perçois une silhouette derrière ton établi, contre le mur. Ce visage, tu le reconnaîtrais entre mille, et tu as d'ailleurs du mal à croire que le responsable de toute cette pagaille soit Tristan. Tu lui dois beaucoup, à ce garçon là, mais en cet instant, c'est plutôt lui qui te doit une belle frayeur inutile. De la panique, tu passes à la colère, c'est plus fort que toi. « Tristan ? Mais putain, qu'est ce que tu fous là ? T'as pas le droit de me faire flipper comme ça, j'ai frôlé l'arrêt cardiaque ! » Et sans exagérer. Tu as peut-être une grande gueule, tu sais peut-être te défendre face à des petits emmerdeurs, mais tu n'as jamais été cambriolée de toute ta vie, et autant dire que tu ne sais pas du tout ce qui serait arrivé s'il en avait été le cas ce soir. Le regard noir, tu ne peux t'empêcher d'en vouloir à Tristan. Forcément, tu attends des explications, mais qui ne viennent pas. « Tristan ? » A la place, et en fronçant les sourcils, tu remarques enfin le sang qui s'écoule des mains du jeune homme, mais aussi qu'il n'est pas dans son état normal. Instinctivement, tu fonces vers lui pour te laisser tomber à genou, puis tu attrapes ses mains ensanglantées dans les tiennes. « Mais, c'est quoi ça ? » Bien vite, tu comprends qu'il s'est certainement coupé avec les débris de porcelaine, mais ce qui t'alarme à présent, c'est son état pitoyable, un état que tu connais bien et que tu pensais ne plus jamais revoir. Les dents serrées, tu lâches une de ses mains pour relever son visage vers toi, et là, tu les vois enfin, ses larmes roulant sur ses joues, qui finissent par t'inquiéter « Tristan ? Qu'est ce qui se passe ? Eh, Parle moi ! »

 
CODAGE PAR AMATIS

 



 
It started out as a bit of fun
 
Revenir en haut Aller en bas
Tristan A. Leroy
Consumed by the shadows
avatar
Hogsmeade
Maison/Métier : Ancien Auror, aujourd'hui serveur aux Trois Balais
Célébrité : Daniel Sharman
Pseudo : Lÿs Âge : 20 Parchemins : 50 Gallions : 192 Date d'inscription : 13/05/2018
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t3641-half-in-the-shadows-half-burned

Won't look down won't open my eyes
Crystal & Tristan
« Keep my glass full until morning light, 'cause I'm just holding on for tonight. Sun is up, I'm a mess, gotta get out now, gotta run from this. Here comes the shame, here comes the shame »
Depuis combien de temps tu te trouvais là, la tête dans tes mains, assis à même le sol de la boutique…Le temps semblait s’écouler différemment dans ton esprit. Etait-ce quelques secondes ? Quelques minutes ? Des heures ? Tu ne semblais pas en être conscient, tout semblait être ralenti, les secondes devenaient des minutes à tes yeux. Et plus tu restais là, plus tu te demandais ce qui t’avait pris de recommencer. C’était la décadence la plus totale et dans le fond tu t’en voulais d’avoir craqué, toi qui avais réussi à te calmer ces derniers mois, voilà que tu avais replongé. C’était un cercle sans fin. Mais un jour, pour ton bien, pour le bien de tes proches, il faudra bien que tu arrêtes.  « Tristan ? Mais putain, qu'est ce que tu fous là ? T'as pas le droit de me faire flipper comme ça, j'ai frôlé l'arrêt cardiaque ! » Une voix particulièrement énervée te ramena soudain à la réalité et tu te rappelas alors être entré en quelque sorte par effraction dans une boutique. Et pas n’importe quelle boutique, celle de Crystal… En même temps, tu aurais pu reconnaître cette voix entre mille, car au fils des années tu l’avais entendu prendre différentes intonations, aussi bien énervée, triste, joyeuse, que brisée… Oui tu l’avais tellement entendue à force de passer du temps avec elle que cette voix, sa voix, tu ne pouvais que la reconnaître. Et soudainement tu t’en voulu encore plus, toi qui avait osé entrer sans t’annoncer dans sa boutique au risque de l’effrayer. D’ailleurs c’était le cas, elle avait été effrayé, cela se sentait dans sa voix. Il y avait de la colère et en même temps une forme de soulagement que cela n’ait pas été quelqu’un d’autre. Tu n’aurais pas dû t’introduire ici et faire un boucan pas possible, mais le problème c’est que tu n’avais pas réellement contrôlé tout ça. Tu avais été tellement à l’ouest que ton corps t’avait amené ici sans que tu puisses réfléchir à ce que cela provoquerait.

« Tristan ? » Elle attendait une réponse, tu le savais, mais tu n’arrivais juste pas… Alors tu restais là, la tête entre tes mains ensanglantées, les yeux perdus dans le vide. Et tu te balançais d’avant en arrière, comme si tu croyais que tout cela n’était qu’un mauvais rêve et que tu allais te réveiller sans avoir commis cette bêtise de te droguer à nouveau. Mais tu ne te réveillais pas, c’était la réalité et tu étais dans un piteux état. C’est alors que Crystal se posa à genoux à côté de toi, comme pour essayer de te faire réagir, mais tu restais là, jusqu’à ce qu’elle en vienne à attraper tes mains ensanglantées. « Mais, c'est quoi ça ? » Et tu continuais à fixer dans le vide, sauf que cette fois-ci tu fixais tes mains dans les siennes, et tu prenais alors conscience du fait que tu saignais. C’était donc ça le goût cuivré que tu avais senti sur le bord de tes lèvres, car en prenant ta tête entre tes mains tu avais par inadvertance mis un petit peu de sang sur ton visage. Comme quoi, tu étais vraiment pas dans ton état habituel.  « Tristan ? Qu'est ce qui se passe ? Eh, Parle moi ! » Elle venait de relever ton visage pour te regarder, pour te pousser à la regarder elle. Alors tu levas tes yeux trempés pour finalement les plongés dans les siens. Ton état n’était pas normal, et cela se voyait rien que dans tes yeux dont les pupilles étaient plus dilatés que la norme. Oui ça se voyait que tu étais défoncé… Et même si tu étais venu jusqu’ici tu t’en voulais tellement qu’elle puisse te voir dans cet état. « Je… J’ai recommencé Crys… Je suis désolé, je t’avais promis que… » Et tu te mordis la lèvre, comme si tu te mettais à réfléchir à ce que tu allais dire. Que lui avais-tu promis déjà à ton retour en Angleterre ? Ah oui… Cela te revient brutalement. « … Que j’arrêterais les drogues et que j’avais tout jeté, mais j’avais encore une boîte… » De honte tu baissas à nouveau les yeux, même si elle avait encore ton visage entre ses mains. Mais cette fois-ci ton regard se posa sur l’endroit de ton bras où tu t’étais piqué. « J’ai craqué. Je pouvais plus supporter toute cette souffrance, toutes ces émotions… Je peux pas Crys c’est trop pour moi. » Secouant la tête tu finis par plonger une nouvelle fois ton regard empli de larmes dans le sien. « Comment sommes-nous censé continuer à avancer lorsque le pire est arrivé ? Comment se relever lorsqu’on sait qu’une personne qu’on aime est six pieds sous terre ? Comment Crys…Dis moi… Car moi j’arrive pas… » Ton cœur te faisait mal,  ta poitrine semblait le serrer comme un entonnoir, et bientôt il serait broyé par la souffrance…
(c) DΛNDELION


consign me not to darkness
Your values are all shot. So crawl on my belly 'til the sun goes down, I'll never wear your broken crown. I took the road and I fucked it all away. ▬ Now in this twilight how dare you speak of grace
Revenir en haut Aller en bas
Crystal Avery
Consumed by the shadows
avatar
Hogsmeade
Maison/Métier : Gérante et créatrice à la boutique Gladrags Wizardwea
Célébrité : Demi Lovato
Âge : 25 Parchemins : 31 Gallions : 135 Date d'inscription : 13/05/2018
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t3645-i-once-was-blind-but-now-i-see-

Won't look down won't open my eyes
Crystal & Tristan

 
Dix minutes. Dix minutes viennent de s'écouler entre le moment où tu as entendu du bruit provenant du rez-de-chaussée, l'instant où tu as hésité, t'es demandée si oui ou non tu devais descendre voir ce qu'il se passait, et enfin, ce moment présent, où tu te retrouves à genou devant un Tristan mal en point, après avoir finalement décidé de jouer les héroïnes d'un soir. Dix putain de minutes, où tu as été submergée par plus d'émotions différentes que n'importe quand en vingt six ans, passant de la surprise, à une panique folle te glaçant le sang, avant de ressentir une colère noir en t'apercevant que ta peur n'avait pas lieu d'être, pour enfin, paniquer à nouveau, mais cette fois, pas pour ce que tu trouverais dans ton arrière boutique, mais pour l'état de ton meilleur ami. D'ailleurs, à le voir ainsi, aussi mal en point, tu en viens à te demander comment il est parvenu à venir jusque ici sans s'écrouler bien avant. Tu comprends bien vite, en plongeant ton regard dans ses pupilles dilatées, aussi rondes que des billes, qu'il a commis l'inacceptable. « Non non non Tristan pas ça … dis moi que t'as pas fait ça … faut pas que tu replonges, j't'ai dis de venir me voir quand ça va pas, même en pleine nuit, j'm'en fous, mais ça non, Tristan ... » Tu connais si bien cet état dans lequel il avait l'habitude de se mettre, quelques années plus tôt, que tu n'as même pas besoin d'entendre qu'il le confirme pour le deviner. Mais à vrai dire, tu n'arrives même pas à être déçue de la promesse qu'il n'a pas tenu. Tu n'arrives même pas à lui en vouloir, tant tu ressens sa détresse, celle responsable de cette rechute.

Son visage toujours entre tes mains, tu relâches toute fois la pression doucement, pendant qu'il baisse les yeux. « Regardes toi … Regardes dans quel état tu es … T'as vraiment cru que ça passerait en prenant cette merde ? » Oui, tu aurais certainement préféré qu'il vienne te voir bien avant, qu'il vienne te parler, quitte à pleurer sur ton épaule, tu t'en fous, tu es là pour ça, et tu pensais tellement qu'il le savait, mais c'est à croire que non. Tu ne lâches pas des yeux, fixes ses cheveux ébouriffés maintenant que tu as perdu contact avec son regard. Il reprend la parole, et chaque mot qu'il prononce te poignarde le cœur. Tu détestes tellement le voir aussi mal, aussi malheureux. Le regard profondément noir, quand ses yeux retrouvent les tiens, te fait l'effet d'une gifle en plein visage, mais ce n'est rien comparé à la suite de ses mots. Tu les connais, pourtant, ces mêmes phrases qu'il t'avait craché au visage, qui t'avaient laissé silencieuse, ce jour où tu avais essayé de le retenir avant qu'il ne prenne la fuite. Et ce qui te fait bien plus mal, en cet instant, c'est de ne pas savoir quoi lui répondre pour le soulager, parce que tu sais que rien, absolument rien, ne le peut. « Je sais que c'est dur, mais j'suis là, Tristan, je suis là ... » Puis tu relâches enfin totalement son visage, pour attirer le jeune homme contre toi, le serrer fort, comme ta mère le faisait quand tu étais toute petite pour soigner tes maux, comme elle ne l'a plus jamais fait peu après tes huit ans. Tu maintiens cette puissante étreinte, comme Tristan lui-même l'avait fait à ta sortie de cellule pour une foutue injustice. Tu balaies avec douceur son dos d'un geste de la main, cherchant à lui procurer tout le réconfort que tu peux lui offrir.
 
CODAGE PAR AMATIS

 



 
It started out as a bit of fun
 
Revenir en haut Aller en bas
Tristan A. Leroy
Consumed by the shadows
avatar
Hogsmeade
Maison/Métier : Ancien Auror, aujourd'hui serveur aux Trois Balais
Célébrité : Daniel Sharman
Pseudo : Lÿs Âge : 20 Parchemins : 50 Gallions : 192 Date d'inscription : 13/05/2018
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mumblemumps.com/t3641-half-in-the-shadows-half-burned

Won't look down won't open my eyes
Crystal & Tristan
« Keep my glass full until morning light, 'cause I'm just holding on for tonight. Sun is up, I'm a mess, gotta get out now, gotta run from this. Here comes the shame, here comes the shame »
« Non non non Tristan pas ça … dis moi que t'as pas fait ça … faut pas que tu replonges, j't'ai dis de venir me voir quand ça va pas, même en pleine nuit, j'm'en fous, mais ça non, Tristan ... » Malheureusement si tu étais replongé, c’était certes la première fois depuis longtemps, mais tu avais replongé malgré tout… Et une fois c’était déjà de trop au vu des drogues que tu utilisais et en particulier de celles que tu avais ramenées de l’étranger. Celles-ci étaient pires que tout. La preuve lorsque tu avais utilisé la substance de l’une d’elle dans cette seringue, ça t’avait fait encore plus de sensations déroutantes que toutes les autres que tu avais déjà pu prendre pendant ces dernières années. Comme quoi les drogues sorcières étaient vraiment très puissantes, et aujourd’hui tu l’avais appris à tes dépends. Alors tu essayas de lui expliquer de lui dire que tu avais craqué car tu n’arrivais plus supporter toute cette souffrance que tu ressentais à chaque fois que tu repensais à ton petit frère décédé, que c’était trop pour toi et voilà pourquoi aujourd’hui tu avais craqué. Mais elle n’était pas spécialement convaincue par cette idée. « Regardes toi … Regardes dans quel état tu es … T'as vraiment cru que ça passerait en prenant cette merde ? » Elle avait raison. Bien sûr qu’elle avait raison. Pourquoi pensais-tu qu’en prenant cette substance tu allais te sentir mieux ? C’était totalement stupide, car lorsque l’effet s’estompait, tu avais encore cette peine en toi, cette douleur… Mais dans le fond, cette substance te permettait de ne plus y penser pendant au moins quelques heures et rien que ça…. Rien que ça cela te faisait du bien malgré tous les dégâts que ça engendrait en toi. Car il ne fallait pas croire, cela avait toujours un prix lorsque tu venais à prendre une de ces drogues, une fois tu t’étais même mis à cracher du sang, car tu avais beaucoup trop dosé et une autre fois tes hallucinations avaient durées même après que la substance ait quitté ton sang. Alors oui, c’était idiot de croire que ça passerait en prenant cette drogue, mais tu avais eu besoin d’oublier pendant au moins une journée.

Et c’est alors que tu relevas ton regard pour la regarder et lui redemander ces mêmes questions que tu avais déjà posées un nombre incalculable de fois, car tu n’avais toujours pas réussi à trouver les réponses. En même temps comment étais-tu censé continuer ta vie normalement alors que Miles aurait dû pouvoir vivre sa vie lui aussi ? C’était pas normal à tes yeux de continuer comme si de rien était, alors qui n’était plus… Dans le fond, tu savais que tu n’aurais pas dû lui reposer ces questions, car elle les avait déjà entendues, et le pire c’est que tu les lui avais posé juste avant de partir à l’étranger. Pour elle ce n’était pas juste, tu le savais, mais ces mêmes mots t’avaient échappé, comme ils s’échappaient de tes lèvres à chaque fois que tu étais dans cet état. « Je sais que c'est dur, mais j'suis là, Tristan, je suis là ... » Et elle te pris dans ses bras, comme pour t’apporter un semblant de réconfort et à dire vrai, c’était effectivement le cas. Sentir que tu n’étais pas seul, sentir qu’elle était là pour toi, t’apportait un réconfort infini et la sensation que tu pouvais être toi-même avec elle, tu n’avais pas besoin de te cacher, elle savait tout de toi. Alors tu te mis à pleurer dans ses bras tout en glissant tes mains dans son dos pour l’étreindre également. Tes pleures secouaient ton corps tout entier et si avec une autre personne tu aurais été dans l’incapacité la plus complète de montrer tes sentiments, tu savais qu’elle, elle ne te jugerait pas. Après tout, tu avais été là pour elle lorsqu’elle en avait eu le plus besoin et maintenant elle était là pour toi. Vous vous connaissiez dans les moindre recoin de votre âme, l’ayant décortiqué à travers les épreuves que chacun avait vécues. Et même si tu n’avais pas accepté quelle t’aide après la mort de Miles, préférant t’isolé à l’étranger, il n’en demeurait pas moins que le fait de la savoir de tout cœur avec toi t’avait aidé. Et maintenant, maintenant elle t’aidait comme elle l’aurait fait il y a de cela trois ans si tu avais accepté. Peut-être cela aurait-il été plus simple si tu avais accepté directement, mais tu croyais toujours pouvoir réussir à gérer tout tout seul, alors que c’était impossible.

Peu à peu tu te calmas, contrôlant tes sanglots jusqu'à ce qu'ils cessent et tu murmuras alors doucement à l'oreille de Crystal. « Je suis désolé, vraiment désolé pour tout ça... Je... Je ne voulais pas t'effrayer et te causer un quelconque tourment... Je ne savais juste pas où aller... » Puis après quelques secondes d'étreinte supplémentaire, tu t'éloignas d'elle pour pouvoir l'observer lorsque tu ajoutas. « Crys... Je ne sais vraiment pas comment gérer tout ça, je me doute bien que je ne fais pas la bonne méthode pour m'en sortir, mais ça fait trois ans que je n'ai pas trouvé autre chose... Et je, je croyais qu'en arrivant ici ça m'avait calmé, mais il faut croire que non... » Tu esquissas alors un sourire gêné, car tu t'étais voilé la face et tu en faisais payer les pots cassés à celle qui était là pour toi depuis de longues années, ta soeur de coeur ...
(c) DΛNDELION


consign me not to darkness
Your values are all shot. So crawl on my belly 'til the sun goes down, I'll never wear your broken crown. I took the road and I fucked it all away. ▬ Now in this twilight how dare you speak of grace
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Consumed by the shadows

Revenir en haut Aller en bas
 
Won't look down won't open my eyes ◈ CRYSTAN I
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mumblemumps :: Elsewhere :: Hogsmeade :: Gladrags wizardwear-
Sauter vers: