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The scariest monsters are the ones that lurk within our souls ☼ Mathiall IV

Niall O'Spéir
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Élève de Poufsouffle
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The scariest monsters are the ones that lurk within our souls
Mathilde Dumont &  Niall O'Spéir



08 Juin 2001
Vendredi soir
Salle commune des Poufsouffles, Poudlard, Écosse
Le mois de juin signifie période d'examens, mais aussi fébrilité. Dans la salle commune, on peut voir ceux qui s'attardent à étudier, et ceux qui sont déjà en vacances dans leur tête. Les vendredis soirs sont particulièrements étranges, où entrent en conflits ceux qui veulent faire la fête et ceux qui veulent se reposer après une longue et dure semaine. Niall, pour sa part, se retrouve toujours coincé entre les deux. Ceux qui aiment faire la fête savent qu'il a un trop plein d'énergie et qu'il y prendra toujours part. Pourtant, il adore également avoir le nez dans un bouquin ou la plume sur un parchemin, surtout depuis qu'il le fait en compagnie de Mathilde. Ce soir, il a décidé de profiter de la soirée pour relaxer et s'amuser un peu, en compagnie de ses amis avec qui il partage son dortoir et une bouteille de whisky. Il a l'impression de passer de moins en moins de temps avec eux, depuis quelques mois. Pas besoin de se demander pourquoi, il ne suffit que de le voir auprès de la brunette pour comprendre.

« Dis, tu te l'es tapée ? »
Dans les dortoirs masculins, les conversations tournent souvent autour des filles, et pas toujours respectueusement. Normalement, Niall se contente de leur dire de fermer leur sales gueules d'emmerdeurs. Installé sur son lit, à gribouiller, il écoute les conversations avec parcimonie. Il ajoute quelques commentaires par-ci par-là, mais se laisse facilement distraire par son oeuvre et la musique qui sort de la radio. Les autres en ont l'habitude et n'en font pas un plat. Cette fois, les paroles lui sont directement destinée, et il le comprend immédiatement. Les deux comparses se sont tut, attendant la réponse de l'Irlandais. Un goût amer empli déjà sa bouche lorsqu'il lève les yeux vers son ami. Sa mâcheoire se serre, tandis que ses poings se crispent.
« Pardon ? »
« Mathilde. Tu te l'es tapée ou non ? Moi perso je la trouve bonne.»
« Sayer...»
« Non mais pour vrai, ça fait un moment déjà »« Sayer, la ferme...»« moi si j'étais toi ça ferait longtemps que je l'aurais mis dans mon lit la petite Math— »
« FERME TA PUTAIN DE GUEULE SAY— »
Aucun des deux n'a eu le temps de terminer sa phrase. Dans un bruit sourd, Sayer s'est retrouvé au sol, cognant sa tête sur le plancher sans immédiatement comprendre. Du sang coule déjà de son nez, alors que Niall lui attrape le col pour lui assener un second coup de poing. Puis un autre. Yarwood, l'autre poufsouffle, recule instinctivement d'un pas pour éviter les dommages collatéraux. En une fraction de seconde, le regard du Vélane s'est assombri, s'injectant de sang à rendre le blanc de ses yeux impreçeptible. Ses traits se sont étiré de manière hideuse, effaçant toute trace de possible gentillesse dans ses airs et le rendant méconaissable. La racine de ses cheveux est devenue noire, et même sa peau est envahie de petites tâches noires et gonflées, comme s'il était sur le point de lui pousser des plumes. Au bout de ses doigts, ses ongles sont devenus serres. Il ressemble toujours à un humain, un humain laid et déformé, mais dégage des airs de créature. Après quatre coups, Yarwood tente d'attraper le bras de Niall pour l'arrêter. Il se retrouve jeté au loin, tombant à son tour au sol. Du coin de l'oeil, l'hybride voit la bouteille de whisky, qu'il attrape et qu'il fracasse sur la table de chevet. Des éclats de verre tombent au sol et l'un lui coupe la joue au vol. Alors qu'il se donne un élan pour frapper sa victime avec la brouteille brisée, l'autre Poufsouffe réussit à se relever et lui enlever des mains. Ce dernier se brûle presque sur la bouteille chauffée par les mains du vélane, l'échappant au sol. Sayer profite du moment où Niall est déstabilisé pour le repousser et le frapper à son tour. L'irlandais tombe et se coupe en s'appuyant sur ses mains. Un hurlement de rage s'échappe d'entre ses lèvres, alors qu'il part à la suite de Sayer qui prend la fuite. Sans réfléchir, il se jete sur lui, les faisant tous deux débouler au bas des escaliers. La porte de la salle commune s'ouvre dans un énorme fracas. Des cris de surprise retentissent, toute l'attention est posée sur eux. Niall ne pense plus, il ne pense qu'à rien d'autre que de mettre cet imbécile K.O., et plus s'il le pouvait. Ses mains brûlent à en devenir rouge, tandis qu'il étrangle son ennemi d'une et le frappe de l'autre.
« ESPÈCE D'ENFOIRÉ ! JE VAIS TE TUER ! »
Son poing se couvre de sang, un mélange du sien et de celui de son ancien ami. Une odeur de brûlé se rend jusqu'à ses narines, quand Yarwood tente encore de les séparer. Niall le repousse encore, et Sayer tourne la tête. Devant ses yeux se trouve Mathilde. « NE LA REGARDE PAS ! DON'T FUCKING LOOK AT HER ! » Il attrape sa mâcheoire pour lui tourner le visage vers lui. Il l'observe droit dans les yeux, puis le relâche. Son visage change entièrement d'expression. « shit.... »
Il se relève brusquement, laissant sa victime au sol. Sur la mâcheoire de ce dernier, une trace rouge, une brûlure, de la forme de la main de Niall se fait voir. Son cou est dans un état encore pire, certainement brûlé au troisième degré. Le vélane continue de s'éloigner à reculon, main sur la bouche alors qu'il continue de répéter son dernier mot. Merde. Il sent son coeur s'agiter et ses jambes faiblir. Sayer est tombé inconscient, mais il ne lui porte plus aucune attention. Son regard se pose sur Mathilde. Il sent déjà son monde s'effondrer.



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Mathilde Dumont
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8 juin 2001

Le mois de juin avait enfin pointé le bout de son nez. Mais il était évidemment accompagné des examens de fin d’année. Je ne savais pas trop comment aborder les choses. J’avais loupé plusieurs mois de cours et je n’avais plus aucune Magie à nouveau. Le sérum m’avait certes permis de retrouver un peu de pouvoirs. Mais j’étais abattue, vivant de nouveau une perte. Beaucoup plus rapide cette fois puisque les effets n’étaient que temporaires. Ressentir cette perte à nouveau avait été difficile. Heureusement, je n’avais pas été seule pendant cette période. Mon père avait lui aussi eu droit à cette injection. Et puis j’avais Niall. Il était cette bouffée d’oxygène qui me permet d’oublier que je ne suis plus capable d’utiliser ma baguette. Certes, les choses ne sont pas toujours simples et il s’avère que mon père avait apprit l’existence de cette relation en nous croisant dans le parc. J’aurais tout de même préféré le lui dire moi-même mais le hasard… Mais était arrivé le moment où, même si les choses se passaient bien, nous nous étions rendus compte, le semi-Vélane et moi, que la quasi totalité de notre temps libre était partagé. Une soirée chacun de notre côté ne pouvait pas nous faire de mal, il avait bien le droit de passer du temps avec ses amis et la réciproque était vraie. J’avais donc passé mon début de soirée avec deux amies dans la salle commune, installée dans les sofas. Ou plutôt l’une dans le sofa, une autre dans le fauteuil et moi, assise sur le sol et adossée contre ledit sofa.

Les rires allaient bon train, je me sentais incluse pour une fois. Non pas qu’elles me lâchaient à tout bout de champ mais par moment, je me sentais vraiment différente à cause de l’épidémie. Évidemment, un de nos sujets de conversation était celui des examens de fin d’année. C’était l’année des ASPIC et je redoutais de ne pas les réussir. J’avais trop de lacunes et je n’étais tout simplement plus capable de suivre le moindre cours de pratique. Je me questionnais énormément à ce sujet, me demandant si j’allais réussir mes examens ou si j’allais devoir refaire une année. Ce n’était pas quelque chose de courant mais après tout, rien n’est plus comme avant avec cette épidémie qui nous est tombée dessus. Je fis part de mes craintes à mes deux amies. Elles tentèrent alors de me rassurée comme elles le pouvaient. Elles se rendaient bien compte que les choses étaient différentes pour moi. Et elles en vinrent à me dire que peu importe si je refaisais une septième année ou si je passais en GISIS comme elles, nous serions toujours dans la même maison. Elles avaient raison, ne pas être dans la même année n’a jamais empêché des relations de se nouer, il suffit de voir mon idylle avec l’Irlandais pour en avoir la preuve parfaite. La soirée passant, la conversation dévia finalement sur les garçons. Non pas qu’on en parle souvent mais les filles étaient encore surprise que je sois aussi proche de Niall.

« Mathie, comment tu as fais franchement ? » Je tournais alors la tête vers mon amie, fronçant légèrement les sourcils avec un petit sourire en coin. « Qu’est ce que tu veux dire Kate ? » Mes amies se mirent à pouffer et le répondirent en choeur, presque trop parfait pour ne pas avoir été travaillé « Pour sortir avec Niall ! » Je piquais alors un fard et commençais à me mordiller la lèvre inférieure. C’était la première fois que les filles me posaient ce genre de question. Enfin c’était surtout la première fois qu’elles en avaient la possibilité. Je les entendis alors glousser. Magdalena et Katerina… Qu’est ce que je ferais sans elle quand même ? « Mag’ je crois qu’on a touché un point sensible ». Je ne pus m’empêcher de rire quand elles me prirent toutes les deux par les épaules. Je m’apprêtais alors à leur raconter quelques petites choses en messes basses quand les choses commencèrent à mal tourner. La porte du dortoir des garçon s’ouvrit violemment, me faisant sursauter. Katerina poussa un petit cri de surprise tandis que Magdalena me serrait un peu plus contre elle. Elle semblait avoir vu quelque chose que je n’avais pas encore compris depuis ma position. Je la sentais me retenir, l’entendais me dire « Non, ne bouges pas » comme si elle avait peur pour moi. J’entendis sa voix avant de le voir. Brusquement, je me relevais, me dégageant de l’étreinte de mes amies. Des menaces de mort ? Ce n’était pas son genre, que pouvait-il bien se passer !? Mais ce n’était pas Niall que j’avais sous les yeux. Pas vraiment. Sa silhouette était reconnaissable mais ses traits ne sont plus les mêmes, je n’arrive pas à retrouver les traits de celui qui est capable d’une telle douceur avec moi. Et tout se calme d’un coup, aussi rapidement que cela à commencé. Je comprends facilement que je suis le centre de leur querelle. Les filles sont venues m’entourer, chacune a glissé sa main dans l’une des miennes. Je ne peux retenir un tremblement, elles se serrent un peu plus contre moi. Comme si elles voulaient me protéger. Moi dans tout cela ? Mes yeux ne peuvent quitter le Blaireau. Je peine encore à comprendre ce qui a bien puis se produire. Je n’ai aucune idée de la teneur de leurs échanges avant que cette violemment bagarre n’éclate. Et je me sens tiraillée. Je vois sa main ensanglantée, ce qui m’inquiète. Et d’un autre côté je suis terrifiée par le spectacle auquel je viens d’assister. Les mains de mes amies se serrent sur les miennes. Je suis alors incapable de bouger. Quelques mots passent finalement la barrière de mes lèvres. « Niall, qu’est ce que tu as fais.. ? » Cette question concerne autant l’état de notre camarade que le sang sur sa main qui semble être le sien. Déjà, celui étalé sur le sol se fait emmener à l’infirmerie. Je me sens défaillir, lâche mes amies. Je ne vois plus rien de ce qui se passe autour de moi, je n’entends plus rien. Mes sentiments pour le semi-Vélane me poussent à aller vers lui mais ma raison me hurle de m’en éloigner. Lentement, je me dirige alors vers les escaliers. Mes jambes semblent me lâcher à cet instant, je me retiens à la rampe et je me rends compte que Magdalena m’a rejointe pour me soutenir. Je secoues doucement la tête. Non, je ne veux de l’aide de personne… Pas même de celle de Niall...

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Niall O'Spéir
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The scariest monsters are the ones that lurk within our souls
Mathilde Dumont &  Niall O'Spéir


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Ses mains tremblent, mais il est difficile à dire s'ils s'agit d'une réaction physique à ses émotions, ou s'il s'agit de spasmes musculaires suite à la force de ses coups. La réalité étant ce qu'elle est, il s'agit d'un mélange des deux. Ses jointures sont abimées et couvertes de sang. Ses allures de bêtes ne sont qu'empirée par les blessures, par les coupures et la trace du poing de Sayer sur son oeil. Lorsqu'il relève les yeux, lorsqu'il finit par croiser le regard de Mathilde, sa vision se brouille. Comme si une centaine de mètres les séparait, il a du mal à la voir et sa voix est lointaine. Le battement de son coeur résonne dans ses oreilles, brouillant les sons environnants. Pourtant, il comprend ce qu'elle dit. Il l'entend comme un échos qui ne souhaite pas s'effacer, qui se répète en boucle jusqu'à ce qu'il revienne à lui. Qu’est ce que tu as fais.. ? Ses émotions, entre la rage et la honte, s'entre-mêlent pour le rendre impuissant face à lui-même, face à sa propre nature. Un changement d'émotion, normalement, lui ferait perdre sa forme de créature, lui ferait revenir à la normale. Cette fois, le changement est si fort et si rapide qu'il n'en est point.Qu’est ce que tu as fais.. ? Son regard reste noir, ses traits tirés, ses mains brûlantes. Même sa peau ne semble pas reprendre sa couleur et texture habituelle. Autour de lui, tout le monde est agité, mais il ne voit qu'elle. Il n'entend pas les remarques qui lui sont lancée. Qu’est ce que tu as fais.. ? Personne présent dans la salle ne sait quoi faire, ni comment réagir. Plusieurs l'ont déjà vu se fâcher, souvent pour protéger quelqu'un. Pourtant, personne ne l'a vu entièrement changé comme il l'est à cet instant. Qu’est ce que tu as fais.. ? Même Helga, de son tableau, semble sous le choc.

Sa bouche s'ouvre, mais aucun mot n'en sort. Il ne sait pas quoi dire, il n'arrive à trouver aucun mot. La créature qu'il est a envie de hurler, de tout mettre en feu et fuir. De toute façon, il se fera chasser, comme on l'a fait avec sa mère par le passé. Il n'a pas sa place chez les humains. Il n'a pas sa place après d'elle. Il lit dans ses yeux quelque chose qu'il n'aurait souhaité jamais voir. Il lit la peur, la crainte de ce qu'il est, bien certainement. Sa mâcheoire ce serre, tandis qu'il ravale sa salive. Il la regarde s'approcher toujours sa savoir quoi dire. Il a du mal à penser, comme s'il était devenu soudainement primitif, guidé par des instincts plus forts que sa volonté. Puis, il voit Mathilde perdre l'équilibre. Naturellement, il s'avance pour l'attraper, mais recule brusquement avant de la toucher. Les pensées ont fini par rattraper les réflexes. Il sait que ses mains sont brûlantes. Il sait qu'il pourrait lui faire mal et pour rien au monde il ne souhaite que cela se produise. Ses doigts ascérés tremblent toujours. Il recule d'un pas, remarquant le regard de son amie posé sur lui.
« Je... » Les mots restent bloqué dans sa gorge. Il secoue la tête nerveusement. La rage l'habite encore. « Il l'a mérité... Il... Il l'a cherché.»
En temps normal, il aurait pris la responsabilité et aurait tout fait pour réparer les pots cassés. Seulement, il bouille encore et une partie de lui ne souhaite que brûler vif celui qu'il appelait autrefois son ami. Son sang de Vélane parle toujours. Un des témoin de la scène élève la voix avant que l'Irlandais ne parle de nouveau.
« Tu es sérieux là !? Tu aurais pu le tuer, O'Spéir ! »
« LA FERME ! » Ses yeux noirs se tournent brusquement vers lui, puis observent le reste de la salle. Normalement si chaleureuse, elle est désormais froide, extrêmement froide.
« Je n'ai rien fait de mal. » Il revient à la Française. « Il m'a cherché, Mathilde, ce n'est pas de ma faute... S'il te plait, crois-moi. Je ne suis pas comme ça. Il m'a cherché. »
Dans ses mots se lit encore la haine qu'il a pour celui qu'il vient tout juste d'envoyer à l'infirmerie. Dans ses mots se lit la douleur qu'il a d'avoir la belle devant lui à cet instant. Il est coincé entre ces deux sentiments contradictoires, ainsi qu'une foulée d'autres en arrière plan. Il aurait tout fait pour qu'elle ne le voit pas ainsi. Pourtant, il ne souhaiterait pas revenir en arrière. Sayer a mérité son sort.



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8 juin 2001

Je ne sais plus quoi penser de tout cela. La situation semble tellement absurde ! Juste une dispute entre deux garçons, rien qui n’aurait dû dégénérer à ce point. Les garçons, ça se fout des coups de poings et c’est fini, ça redevient ami non ? Mais j’avais bien l’impression que cette fois, ce ne serait pas le cas. J’observe Niall. Je ne lui connaissais pas ce visage. Quelques mots qu’il a pu me dire il y a quelques mois me reviennent en mémoire. Ça c'est parce que tu ne m'as pas vu en colère. Tu changerais rapidement d'avis. Je te le dis, ce n'est pas beau à voir. Je n’avais pas voulu le croire. J’aurai peut-être dû. Je sais bien que sa colère n’est pas dirigée contre moi. Mais il a l’air terrifiant cette fois-ci, bien loin de ce qu’il a pu me montrer de lui-même pendant quelques mois. Je vois bien que notre camarade n’est pas le seul à être amoché. Le Blaireau a visiblement prit un coup, sans doute plusieurs. Une estafilade sur sa joue lui laissera sans doute une cicatrice, morbide souvenir de cette soirée. Je n’ose pas regarder ses mains, armes de torture ardentes. Entre ceux qui s’agitent dans la salle et veulent emmener le blessé à l’infirmerie et ceux qui ne bronchent pas, visiblement choqué, la pièce semblent devenir un capharnaüm.

Je ne peux pourtant pas m’empêcher de m’approcher du semi-Vélane, sans pour autant oser le toucher. Pourquoi garde-t-il cette apparence ? Ce n’est pas son physique habituel. Je suis comme hypnotisée par ce qui se trouve sous mes yeux, sans vraiment comprendre ce qui se passe. Je le vois pourtant tenter de me rattraper mais sa main se retire vivement. Et soudain, ses mots me frappaient, presque cinglants. Il l’a cherché ? Je fronçais légèrement les sourcils, comment peut-on chercher à subir cela ? Il faut être aveugle pour ne pas comprendre que le Poufsouffle est très mal en point. Ses brûlures ne sont pas belles à voir, je commence même à me demander s’il va y survivre. Par Merlin, faites qu’il y survive… Je passais alors mes mains sur mon visage, tentant de remettre de l’ordre dans mes idées. Vu le comportement de mon camarade, j’étais l’élément déclencheur de leur querelle. Ce n’est pas comme si personne ne devait me regarder tout de même ! Qu’avait-il pu dire pour que la réaction soit aussi violente ? Je tentais de me souvenir de tout et n’importe quoi. L’épidémie, le regard que certains posent sur moi… Non, cela ne pouvait pas avoir de lien. J’y étais habituée, je commençais même à ne plus y faire attention.

Une voix me tire de mes pensées. Je ne sais pas qui a osé rompre le silence mais cela me renvoie la vérité en pleine face : Niall aurait pu tuer quelqu’un. Et de nouveau, tout mon être se sent tiraillé. A cause de cela, il pourrait très bien se faire exclure et je ne le reverrais sans doute jamais. J’avais peur de ce qu’il pourrait faire en cas d’expulsion. Mais d’un autre côté, j’avais peur de cette part sombre de lui. C’était angoissant, je ne savais tout simplement pas de quel côté faire pencher la balance. La voix de l’Irlandais se fait plus forte, plus violente aussi, me faisant sursauter. Et quand il tente de se justifier, c’est la goutte de trop. Je sens mes yeux me brûler. Katerina et Magdalena ne semblent pas rassurées en voyant mon expression. Je suis alors poussée par un sentiment que je ne connais pas. Non, je ne peux pas le laisser dire tout cela. Je m’approche et le coup part. Un réflexe, ma main a bougé sans que j’y réfléchisse pour aller s’abattre sur la joue du semi-Vélane. La gifle raisonne dans la pièce redevenue silencieuse. « Personne ne cherche à mourir ! Qu’est-ce qu’il a bien pu faire pour que tu te déchaines sur lui ! Et puis non, je ne veux même pas savoir ! » Les mots sortent sans que je les contrôle. Je sentis alors une de mes amies m’attraper le bras mais je me dégageais rapidement. Ce n’était rien comparable à la colère du blond mais la mienne était pourtant bien présente. On est loin de ma retenue habituelle. Mais je ne pouvais pas laisser passer cela. Et sans que je sache vraiment comment, je me retrouvais à frapper son torse, les larmes coulant sans que je ne songe à les retenir. « Tu n’as pas le droit… » En cet instant, je me moquais bien de me donner en spectacle. Mes camarades autour de moi ? J’avais tout simplement occulté leur présence, ne restait plus que nous deux et ce déchirement de mon cœur. Je découvrais seulement la douleur de cette découverte.

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The scariest monsters are the ones that lurk within our souls
Mathilde Dumont &  Niall O'Spéir


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Il se tient là, pratiquement incapable de penser. Il sent le regard de Mathilde sur lui, le transperçant sans même qu'elle ne le sache. Il est déchiré entre la colère, la honte et l'amour. Oui, l'amour qu'il porte pour elle est bien présent, et c'est certainement ce qui rend tout ceci encore plus difficile. Il aurait engueulé Sayer, peut-être même l'aurait-il frappé, mais jamais à ce point, s'il n'avait pas eu ces sentiments pour elle. Son sang est chaud, tout comme celui de sa mère. Son coeur est grand, tout comme celui de son père. Le second s'avère être un dangereux catalyseur pour le premier, et il l'apprend désormais à ses dépens. Son regard noir, certains puristes l'ont vu un peu avant la guerre. Ses mains brûlantes ont laissé des traces un peu partout dans ce monde. De sa vie, Sayer est le premier à subir son entière colère, serres et pseudo plumage inclus. Ce genre de transformation, il l'a vécu, mais jamais il ne s'était acharné directement sur quelqu'un. Il a vécu une colère contre le monde entier, lorsqu'il a perdu Leilah, mais seule la forêt en avait subit les coups. Il ne sait pas comment réagir, ni comment gérer ce genre d'émotion. Il ne sait pas, car celle qui aurait pu lui apprendre à se contrôler a été emmenée loin de lui.

Etre Vélane ne fait pas de toi un monstre mais un être merveilleux. Elle s'est trompée. Dès le premier soir qu'ils ont réellement passé ensemble, elle s'est trompée. L'être merveilleux dont elle parlait, il n'existe pas. Pas à cet instant. Le monstre, pourtant, est bien réel. Même dans le monde magique, où créatures diverses cohabitent, il est un monstre. On le regarde comme tel, et il le sait que trop bien. Mathilde, qui semblait le voir sous un autre angle, le regarde de cette manière. Cette réalisation le blesse bien plus qu'il ne l'aurait cru. Il n'a pas sa place ici ; pas chez les Blaireaux, pas à Poudlard, pas chez les sorciers. Dès demain, il se fera expulser, il le sait. Dès demain, il l'aura perdu, elle, pour toujours. L'angoisse s'insuffle désormais en lui, se mêlant au reste qui ne semble pas encore se calmer. Puis, le coup vient. Il ne la voit pas venir, et sur la surprise il recule d'un pas. Les mots de la belle le frappent de plein fouet, de concert avec la claque qu'elle lui a donné. Elle aussi croit qu'il aurait pu le tuer. Il baisse les yeux au sol. La racine de ses cheveux retrouve sa couleur naturelle, tout comme sa peau. Ses traits, par contre, restent tirés et ses yeux toujours aussi noirs. Il n'ose pas regarder ses mains, qu'il sait inchangées.
« Non... Je ne l'aurais pas tué. Je ne suis pas comme ça. Mathilde...»
Il répète ces mots comme pour se convaincre lui-même, alors que quelques minutes plus tôt, ses menaces de mort résonnaient dans toute la salle. Elle, comme tous les autres, l'ont entendu. Pour lui, ces mots ne se sont pas échappées d'entre ses lèvres. Pour lui, il n'a pas envoyé son ami à l'infirmerie. Il ose croire que tout ça est faux, et qu'il se réveillera d'ici quelques minutes. Sauf que tout ceci est vrai. Le sang sur ses mains, la peau douloureuse de sa joue et la rancoeur apparante de Mathilde : tout ceci est bien réel. Mais tu t'attendais à quoi, Niall ? Qu'elle te remercie ? Oui, la blairelle a toujours été une fleur, une magnifique fleur. Cette fois, elle démontre qu'elle aussi a des épines.
« Mathy... tu crois vraiment que j'aurais pu faire ça ? »
Cette fois, sa voix se fait plus douce, presque suppliante. Il ne veut pas qu'elle croit ça de lui. Il insiste, cherchant à se rassurer qu'elle ne va pas, elle aussi, disparaitre de sa vie. Son erreur, il finira par l'assumer, mais pas maintenant. Il est trop tôt, et surtout, il a peur. Peur de la perdre en ayant cherché à la défendre. Sauf qu'elle n'est pas aveugle, elle a assisté à la scène comme les autres. Il ne peut pas mentir. Il ne peut que tenter d'apaiser les choses. Raté, il sent le poing de la brune sur son torse. Cette fois, les réflexes sont plus rapides que ses pensées. Il ne l'aggripe pas, il ne la repousse pas, mais il dévie la main de la belle de sa paume, tout en reculant d'un pas. En aucun cas il n'aurait répondu à ses attaques. En aucun cas il n'aurait vonlontairement blessé celle qui habite son coeur. Pourtant, le contact de sa peau contre celle de Mathilde lui coupe le souffle. Il se sent immédiatment nauséeux, et le vertige s'empare de lui. Une fraction de seconde suffisent à le secouser si violement qu'il en perd l'équillibre. Il sursaute, recule de trois pas puis s'appuie sur la rampe d'escalier pour ne pas tomber. Il sait que ses mains ne sont pas aussi brûlantes q'elles l'étaient quelques minutes plus tôt, mais il sait déjà qu'il ne se pardonnera jamais ce contact. Cette fois, son visage recouvre son apparence normale, ses traits reprennent leur place et le blanc de ses yeux redevient visible. Il oublie toute la colère, il oublie tout le chaos qu'il a créé. Plus que jamais, il se sent monstrueux.



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Tireless soul, infinite smile — II est doux, à travers les brumes, de voir naître l'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre, les fleuves de charbon monter au firmament et la lune verser son pâle enchantement.


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Mathilde Dumont
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The scariest monsters are the ones that lurk within our souls
You got no place to hide And I'm feeling like a villain Got that hunger inside. One look in my eyes And you're running 'cause I'm coming Gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, The chase has just begun.

8 juin 2001

Non cela ne peut pas se passer comme cela. Tout allait si bien alors pourquoi les choses devaient changer après tout ? J’aurai aimé croire que les choses continueraient d’aller bien, que rien ne pourrait nous séparer aussi rapidement. Et pourtant… C’est bien la choses à laquelle je m’attendais le moins qui m’éloigne physiquement de lui. J’étais toujours partie du principe que son sang de Vélane n’était pas un obstacle à cette relation. C’est alors que je suis face à cette réalité que je prends encor plus conscience des choses. J’ai été bête de ne pas forcément me l’admettre aussi clairement dès le départ. Il est un peu paradoxale de se rendre compte qu’alors que je suis face à l’expression de la colère de l’Irlandais, j’ai juste envie de hurler que je l’aime. Oui, c’est alors que je le vois dans cet état que je suis prête à admettre aussi clairement mes sentiments. Cela peut paraître complètement fou. Mais comment peut-on dire qu’on aime quelqu’un avant d’en avoir vu toutes les facettes et toutes les émotions ? Je ne connaissais alors que sa douceur, sa manière de parler en continu, son habitude de ne jamais faire une seule chose à la fois. Maintenant, je vois sa rage et sa violence. Et la moitié de mon être a envie de lui murmurer, de lui dire, de lui hurler que je l’aime. Et l’autre moitié ? Elle se terre dans un coin, terrifiée parce qu’elle vient de voir. La première part pense toujours que son sang de Vélane en fait un être merveilleux,  un être complet surtout. La seconde part se retrouvait alors à penser comme tous les autres qui critiquent le garçon. Et soudain, je commençais à me sentir un peu mal de le voir d’une manière aussi négative alors que certains me voyaient moi-même comme une bête curieuse. Deux monstres ensemble après tout, cela ne choque pas n’est ce pas ?

Pourtant, la moitié qui a peur se sent pousser des ailes. Elle se rebelle, prend son courage à deux mains. J’ai l’impression de ne pas être moi tandis que ma main vient cingler la joue de mon camarade. J’entendais à peine ses explications. Pourtant il a raison, il ne l’a pas tué. L’autre Poufsouffle vit encore mais même s’il survit, il restera sacrément amoché. Il sera a jamais marqué par cette dispute, il gardera sur sa peau les stigmates de cette dispute. Il ne pourra jamais oublié ce qui a pu se dire juste avant dans le dortoir et je suis incapable de dire si c’est bien ou mal. Peut-être est-ce une punition qui sera mérité. Je n’en savais rien et en cet instant je m’en moquais comme de mon premier sortilège lancé. Je ne voulais pas savoir ce qui a déclenché cette bagarre, je n’étais tout simplement pas prête à l’entendre. J’entends à peine Niall me demander si je le crois capable de ce genre d’acte. J’aurais envie de lui dire que non, il n’en est pas capable, il ne peut pas tuer quelqu’un. Il a un coeur bien trop grand pour cela. Mais je n’arrivais pas à le lui dire, les mots restaient bloqués dans ma gorge. Au lieu de cela, mes poings le frappent inlassablement, au point de m’en faire mal moi-même. C’est pourtant une autre douleur qui stoppe mon mouvement et calme mes larmes tant le choc me semble violent.

Un électrochoc, différent de tout ceux que j’ai pu ressentir lorsque ma main se glissait dans celle du Blaireau. J’ai à peine eu le temps de sentir le contact de sa paume sur le dos de ma main gauche. Instinctivement, j’ai stoppé mes coups, reculé d’un pas et attrapé mon poignet gauche dans ma main droite. Je ne quitte pourtant pas le semi-Vélane des yeux. Je le vois perdre l’équilibre, j’ai envie de courir vers lui mais je suis pourtant comme figée sur place. Je le vois retrouver ses traits. Je n’entends plus aucun son autour de moi, tout me semble étouffé. Je baissais alors le regard sur ma main. Je constatais la présence d’une trace. L’information peine à atteindre mon cerveau, je n’arrive tout simplement pas à réaliser. Et je continue de regarder cette blessure, trace rouge et qui marquera un lien indéfectible entre lui et moi. Je voyais son visage à lui et il fut pourtant remplacé par celui de Katerina. Ses mains se plaquèrent sur mes joues, m’obligeant à la regarder. « Mathilde ça va ? » J’étais incapable d’ouvrir la bouche. Je la vis alors se tourner comme une furie, pointant un index accusateur vers lui « Toi tu ne l’approches plus ! » C’est seulement à ce moment que je repris pleinement possession de mes moyens. « Kate, laisses le s’il te plait... » Je sais que je devrais passer ma main sous l’eau froide ou même que je devrais aller à l’infirmerie. Mais non, je ne ferai rien de tout cela. Pour le moment, c’est n’est pas ma brûlure qui m’importe mais la manière dont agit l’Irlandais. Je m’approchais alors de lui, plongeant mon regard dans le sien. Je ne sais pas vraiment ce que j’y cherchais. Peut-être une réponse à ma question muette ; que devions nous faire ? Ou plutôt, qu’allions nous devenir ? Je ne savais tout simplement plus quoi penser. Et sans que je me rendes compte, je me mis à trembler. D’abord imperceptiblement puis au final tout mes membres se mirent à trembler sans que je ne puisse les arrêter. Je fus alors obligée de m’asseoir. C’était sans doute beaucoup trop pour moi. Je commençais à me sentir nauséeuse, sans savoir si cela était dû au contre-coup de la douleur ou si c’était à cause de cette fichue épidémie qui recommençait à faire des siennes. J’avais chaud puis froid. Je me sentais complètement perdue. J’avais envie de l’avoir à la fois près de moi et à mille lieues de là pour ne plus risquer de souffrance. J’inspirais un grand coup avant de reporter mon regard sur le Blaireau. « Niall, je crois qu’on devrait… qu’on devrait... » Les mots restent bloqués dans ma gorge. Qu’est ce qu’on devrait faire ? Prendre nos distances ? Continuer tout simplement comme si rien ne s’était produit ? Ou tout simplement arrêter là ? Je savais, au plus profonde de mon coeur, que je ne voulais pas arrêter. Pas alors que j’admettais pleinement mes sentiments. Mais Est-ce que je voulais vraiment continuer comme si je n’avais jamais vu cette facette de lui ? Je n’en étais pas certaine, j’avais l’impression d’avoir besoin de temps. Et je me retrouvais incapable de le lui dire. J’avais besoin qu’il réagisse…

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