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The pretty lies, the ugly truth ◊ Maggie

Orphée L. Delaunay
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Élève de Gryffondor
Maison/Métier : Gryffondor en sixième année
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The pretty lies,
the ugly truth

Maggie ◊ Orphée

I'm just a would've been, could've been, Should've been, never was and never ever will be. Well, sharpen your teeth. Tell yourself that it's just business.

 

 

mercredi 12 juillet ; près de 2h du matin

Orphée avait les mains en sang. Ses genoux étaient également dans un piteux état, le liquide vermeil s’étalait sur ses articulations et tâchait ses jambes nues. Dans la pénombre de cette nuit d’été, le contraste entre la pâleur de sa peau et l’ombre de son sang était saisissant. L’image mettait mal à l’aise, elle pouvait même saisir d’effroi celui qui l’apercevait sans avoir connaissance de ce qu’il était arrivé à la jeune française. Le problème, c’était qu’elle aussi l’ignorait totalement. Avec une profonde inspiration, la Gryffondor s’était adossée au mur de la maison la plus proche afin d’essayer de faire le point. Chancelante, elle ferma les yeux un instant pour éviter de s’écrouler au sol. Elle se sentait mal, très mal, mais elle avait des difficultés à s’expliquer son état, ce qui n’était pas bon signe. Du tout. La française s’efforçait de respirer avec lenteur et application mais elle se rendit vite compte que ça n’avait aucun effet positif sur son état. Par Merlin, quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Elle se sentait brûlante et glacée en même temps, comme si elle couvait la grippe, ce qui n’avait aucun sens au beau milieu de l’été. Pourtant les signes étaient là, sa peau irradiait de chaleur mais elle pouvait sentir des sueurs froides se former à la lisière de ses cheveux détachés et le long de sa colonne vertébrale. Elle voulut soulever sa frange humide mais arrêta son geste en réalisant que ses membres étaient agités de tremblements incontrôlables. Ses bras, tout comme ses jambes frémissaient et elle ignorait complètement pourquoi. Orphée se sentait inexplicablement faible, au bord de la nausée, la gorge étrangement comprimée. Elle avait l’impression d’être légère et très lourde à la fois, comme si une simple brise serait en mesure de la faire chuter mais qu’elle serait ensuite incapable de se relever. Elle avait de la fièvre, beaucoup sûrement et c’était un miracle qu’elle tienne encore sur ses deux jambes. Enfin, ça n’avait pas toujours été le cas apparemment, le sang sur ses mains et ses genoux pouvaient en attester. Elle ne pouvait pas s’être battue dans son état, la féroce Gryffondor était à peine capable de tenir debout en cet instant alors se battre était bien loin de ses capacités actuelles. Elle avait dû tomber quelque part entre le campement qui regroupait tous les spectateurs de la Coupe du Monde de Quidditch et la petite demeure à laquelle elle se raccrochait désespérément pour ne pas finir une nouvelle fois au sol. Mais ça n’expliquait pas pourquoi elle se sentait si mal ni pourquoi tous ses souvenirs de la soirée étaient aussi flous dans son esprit.

Orphée ferma les yeux un instant. Le monde tournait autour d’elle et elle avait l’affreuse sensation qu’elle ne pourrait résister bien longtemps à l’effet de la gravité si elle gardait les paupières ouvertes. Elle préféra donc se plonger dans le noir, cruellement consciente que cette solution ne pourrait être que provisoire. Elle se sentait mal et elle se sentait ridicule d’être aussi faible. C’était une sensation qu’elle détestait et puisqu’elle n’avait personne sous la main pour expliquer son état toute sa frustration était dirigée vers elle-même. Elle était bien loin l’invulnérable française, l’intouchable lionne qu’elle s’efforçait de montrer au monde. Elle était risible, adossée à la maison d’un inconnu parce que ses jambes ne pouvaient plus la porter, incapable de faire un pas en avant sans que sa vision ne s’obscurcisse. Elle était sur le point de s’écrouler, mais ça c’était une sensation qu’elle avait à chaque fois qu’elle contemplait ce qu’était devenue son existence.  Elle avait envie de se rouler par terre en silence en attendant que tout ça passe mais elle avait la désagréable impression que rien ne serait aussi simple. Plutôt que de céder à sa faiblesse, la Gryffondor s’efforça de remonter le fil de sa soirée, si elle ne pouvait pas faire grand-chose pour se sentir mieux, elle pouvait au moins tenter de comprendre ce qui lui arrivait et qui en était responsable. Même malade, elle pouvait planifier une vengeance, ce serait peut-être même son seul réconfort alors qu’elle avait l’impression de brûler de l’intérieur. La soirée avait pourtant bien commencé, comme presque tous les jours depuis le début de l’été, un match de quidditch avait été joué, ce sport n’avait jamais vraiment retenue l’intention d’Orphée et elle ne savait même pas quelles équipes s’affrontaient, sûrement une venue d’un pays slave vu qu’une fois le match terminé les élèves de Durmstrang avaient organisés une fête dans un des espaces libres qui bordaient le camping. La française s’y était rendue accompagnée de Ielena, les élèves y étaient nombreux, la musique y était puissante et les boissons fortes. Orphée se souvenait avoir bu un verre, puis un deuxième qu'elle ne se rappelait pas avoir terminé, elle avait dansé un peu, surtout pour éviter de devoir parler à des élèves pour qui elle n'avait aucun intérêt. Elle passait une bonne soirée, et puis ensuite tout était flou. Elle se retrouvait au milieu des allées résidentielles de Pré-au-Lard, avec du sang sur les mains et le vague souvenir d'avoir quitté ses camarades pour rentrer se reposer au château. Seulement, maintenant qu’elle avait fait la moitié du chemin, elle doutait fortement d’être capable d’en atteindre les grilles.

Malgré le sang qui lui battait aux tempes, Orphée entendit distinctement des bruits de pas résonner dans les allées vides du village. Elle ouvrit brutalement les yeux et regretta aussitôt sa réaction quand un vertige la fit chanceler. Elle se redressa du mieux qu’elle put pour faire face à la personne qui venait dans sa direction. Malade ou pas, elle comptait bien affronter les instants qui allaient suivre debout. Parce que plus elle y pensait plus elle était convaincue que son état n’était pas simplement dû à un quelconque virus. Rien ne concordait, ni la période de l’année, ni l’atmosphère dans laquelle elle évoluait ni son état de santé avant cette soirée. Non, ça puait la magie à plein nez. Quelqu’un lui avait fait ça volontairement, pas par un sort, elle l’aurait sentit, ce qui ne laissait plus que sa boisson. Elle avait été empoisonnée, et elle savait parfaitement quel était l’enfoiré qui avait fait ça. La Gryffondor jura intérieurement de lui faire payer son geste au plus vite, être souffrante ne l’empêchait pas de tenir des comptes. Mais pour l’instant la Gryffondor devait laisser ses envies de vengeances de côté, quelqu’un approchait et vu la taille de la silhouette il ne s’agissait pas d’un élève de Poudlard. Toujours appuyée contre le mur, Orphée observa en silence l’inconnu s’approcher, elle n’était ni en état de faire face à qui que ce soit, ni en était de se battre, mais elle allait devoir faire avec. L’ombre n’avait rien de menaçante, c’était déjà ça, au moins la française n’avait pas à sortir sa baguette au risque de la voir s’échapper de ses doigts engourdis. Orphée tenta d’afficher une expression neutre pour camoufler la souffrance qui peignait ses traits mais elle savait que c’était une lutte vouée à l’échec, la pâleur de sa peau et ses tremblements de ses membres ne tromperaient personne. Mais rien ne l’empêchait de faire semblant. Pourtant quand la silhouette entra enfin dans la lumière, ce fut la surprise qui vint un instant marquer ses traits, avant d’être presque aussitôt remplacer par un air maussade. « Oh par Merlin… » Marmonna-t-elle en s'affaissant un peu plus contre le mur. Elle n’était vraiment, vraiment pas d’humeur à faire face à sa cousine maintenant. Parfois le destin était vraiment un enfoiré.


 
CODAGE PAR AMATIS


TO ALL THE LIGHT
WE CANNOT SEE


I am a little bit of loneliness, a little bit of disregard. I am a little bit insecure, a little unconfident, you don't understand I do what I can But sometimes I don't make sense

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Maggie Campbell
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Hogsmeade
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Pseudo : Arrya Âge : 28 Parchemins : 270 Gallions : 1026 Date d'inscription : 11/03/2018
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The pretty lies, the ugly truth


On m'avait prévenue, cet été ne serait pas de tout repos. En cause ? La coupe du monde de Quidditch qui s'était établie cette année à Pré-au-Lard. Alors évidemment, le bar des Trois Balais était plein à craquer  à toute heure de la journée et le rythme était soutenu. Cependant, il en fallait beaucoup pour m'abattre et ce rythme je le maintenais sans problème, d'autant que notre fine équipe se serrait les coudes. J'enchaînais les préparations sans erreur, prenais encore le temps de proposer des pronostics aux clients qui m'en demandaient, encaissais les commandes, débarrassais le comptoir, écoutais ceux qui rapportaient les résultats du jour, bref mes journées étaient bien remplies.
Aujourd'hui, n'avait pas été différent depuis le lancement de la coupe du monde. Quelques supporters euphoriques à la suite de la victoire de leur équipe avaient laissé de généreux pourboires,  puis la fermeture du bar avait été annoncée. Le temps de nettoyer et de débarrasser pour le lendemain, il était déjà tard. J'allais être en retard dans mon programme...
Je m'emparai de ma veste et m'esquivai dans la nuit laissant Viktoria fermer définitivement l'auberge. C'était une belle nuit, une nuit parfaite pour mes petits plans.
Oui parfaitement, j'aurais pu tranquillement me reposer pour affronter la journée du lendemain, mais l'occasion était trop belle. Et puis, ce n'était pas la première nuit blanche que j'effectuais en sachant pertinemment que le lendemain je devais travailler. Et croyez-moi, tout le monde n'y verrait que du feu.
Avec la coupe du monde, toute l'attention était focalisée sur Pré-au-Lard, et les trois quarts des Aurors s'y trouvaient pour encadrer les sorciers venus de tous les horizons pour assister aux matchs et organiser les festivités propres à ce genre d’événements. Alors oui, pendant que tout le monde regardait ailleurs, moi j'irais en profiter pour délester un sorcier de la haute société. Un qui se trouvait ici en ce moment à festoyer avec ses compatriotes et qui ne serait donc pas chez lui au moment où je m'y rendrais. Je lorgnais cette boîte à bijoux aux propriétés particulières depuis un bon moment déjà, une pièce de collection que je comptais bien ajouter à la liste de mes succès.
Je réalisais la préparation de ce vol depuis un bon mois déjà, repérage, renseignements, préparation de l'équipement nécessaire à la désactivation du système de sécurité. Tout était réglé comme sur du papier à musique. Comme d'habitude le vol parfait, avec les étoiles pour seules témoins.  

Ça c'était très beau sur le papier, parfait dans mon esprit, mais en réalité mon pillage de cette nuit, j'allais pouvoir m'asseoir dessus. Encore quelques rues, quelques pas avant que je ne m'approche de chez moi et que mes plans pour la nuit volent en fumée.
Je tournai à un carrefour pour me retrouver dans ma rue et je me rendis compte que je n'étais pas seule. Quelqu'un était appuyé contre la maison d'un de mes voisins. Peut-être encore quelqu'un qui n'avait pas su trouver ses limites et avait consommé plus que nécessaire, pensai-je. Mais, en m'approchant, ce n'était pas un slave imbibé d'alcool que je découvris, mais ma chère cousine.

- Oh par Merlin…

Ça, elle pouvait le dire ! Si elle n'avait pas paru en si mauvais état, je lui aurais fait la blague que non m'appeler Maggie suffisait amplement. Mais en l’occurrence, l'envie de plaisanter m'avait quittée à l'instant même où je l'avais reconnue. Passée la surprise de la trouver à trois maisons de chez moi, l'inquiétude s'était glissée sur mes traits. Elle semblait sur le point de passer l'arme à gauche. Son visage était d'une pâleur alarmante, sa peau paraissait moite et son regard ne semblait pouvoir rester fixé trop longtemps. Les traces de sang que je pouvais apercevoir dans la pénombre achevèrent de me faire monter l'angoisse. Il fallait que je me reprenne très vite pour gérer la situation. Je ne pouvais pas la laisser dans cet état-là.

- Viens avec moi,
ordonnai-je d'une voix que j’espérais neutre.

J'attrapai l'un de ses bras et le glissai derrière mes épaules, puis la maintenant je l'aidai à se tenir sur ses deux jambes. Il était bien entendu hors de question, qu'elle proteste. Et puis entre nous, vu son état physique, elle n'était pas capable de faire grand-chose pour refuser de me suivre.
Je n'avais pas parlé à ma cousine depuis qu'elle était venue frapper un jour de décembre à ma porte pour me demander des explications. Elle avait tenu parole jusque là et ne m'avait pas causé d'ennuis. En tout cas, elle n'avait rien fait de trop grave qui puisse m'être rapporté par ses enseignants. J'avais eu peu de nouvelles, une bricole à signer par-ci par-là, mais nous ne nous étions pas embarrassés de formalités. Elle avait été claire, elle ne voulait pas d'attaches et moi je ne voulais pas lui courir après. La clé que je lui avais proposée était restée posée dans l'entrée là où elle l'avait laissée. Je n'y avais pas touché. Mes interrogations à propos de ma tante et de son mari m'étaient restées un temps dans un coin de mon esprit, mais voyant que ma vie continuait son cours, j'avais fini par laisser tomber l'idée de chercher à savoir ce qui leur était arrivé. Pour quoi faire ? Ça changerait quoi pour maintenant ? Nous étions liées que nous le voulions ou non. Et puis, la vérité finissait toujours par sortir un jour ou l'autre, n'est-ce pas ?

J'entraînai ma cousine vers la porte de ma maison. Mes projets pour la nuit me paraissaient maintenant si lointains. Dans mon souvenir, je n'avais rien laissé traîner en évidence, mais il était un peu tard pour m'en inquiéter. De toute façon, quoi qu'elle voie, elle ne serait pas en état de comprendre. Il fallait maintenant que je sache ce qu'elle avait, pour trouver comment l'aider. Sa vie était-elle en danger ? Devais-je débarquer à Sainte-Mangouste dans les plus brefs délais ? Ça ne faisait même pas un an qu'elle était sous ma responsabilité, je me voyais mal expliquer au ministère que j'avais laissé crever ma cousine sur le perron de ma maison.

- Que t'est-il arrivé ?
demandai-je.

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