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Thomas Miller ప When the past was glorious and the future seems painful (délai jusqu'au 01/01)

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ThomasMiller
avec Milo Ventimiglia. (Dfiles)
Beau et peut-être encore jeune homme qui travaille comme Ouvrier pour le ministère depuis maintenant près de quelques mois. Il est né à Manchester en ce beau jour qu'était le 04 janvier 1963 en tant que né-moldu ; à présent il vit à Londres. Lors de son passage à Poudlard, son niveau scolaire était excellent. Lorsque les dinosaures vivaient encore, il s'est procuré une baguette faite en bois de cèdre, mesurant vingt-neuf centimètres et soixante millimètres et contenant un ventricule de dragon. Avec cette baguette, il lui est possible de créer un patronus - le sien prend la forme d'un loup. La vision qu'il a eu face au miroir du risèd : sa femme avec un sourire sincère sur les lèvres, leur fils à ses côtés. Mais la vie n'est jamais entièrement rose, la preuve avec les épouvantards. Cela peut paraitre bien commun mais son épouvantard prend tout simplement la forme du mage noire, celui qui a indirectement créé un abysse dans son existence.
We have more questions...


ϟ  Quel est votre opinion sur l'épidémie ? Comme pour bien des choses depuis la grande bataille, tu as quelques difficultés à avoir une opinion arrêtée puisque plus grand chose ne t'importe. Néanmoins si tu t'y arrêtais quelques secondes plutôt que de mécaniquement obéir aux consignes du Ministère et de les aider à trouver avec tes maigres capacités un moyen de l'arrêter, tu finirais par te demander si ça n'est pas un mal pour un bien. En tant que né-moldu tu sais que la vie sans magie est loin d'être une tare et même si être sorcier t'a toujours plus, que tu as plus qu'adoré étudier à Poudlard, il te paraîtrait logique de conclure que sans elle tu ne serais pas dans l'état amorphe dans lequel tu es actuellement.

ϟ Que pensez-vous du nouveau directeur de Poudlard ? Pour être parfaitement honnête tu ne sais même pas quelle tête il a. Tu aurais très bien pu le croiser dans les couloirs sans t'en rendre compte et n'étant pas sous sa direction tu n'as pas affaire à lui. Poppy ne semble pas être mécontente de lui, de sa façon de tenir Poudlard et cela te suffit amplement pour être satisfait de son travail.  

ϟ Le partenariat magique entre les écoles est-il une bonne chose ?  S'il y a bien uns chose sur laquelle tu bases tes principes, c'est l'ouverture d'esprit. Selon toi s'intéresser aux autres c'est apprendre bien plus que de lire à propos d'eux dans les livres. Il va s'en dire que le mélange des trois plus grandes écoles européennes ne peut être que bénéfique. Comme bien des choses cependant, aujourd'hui cela te passe au-dessus. Cela aurait été autrement si Alan était encore dans l'école. Tu aurais derrière lui, à le pousser à se faire des amis, à voyager, à découvrir.

ϟ Quel était votre camp lors de la Grande Bataille ?  La réponse à cette question est d’une évidence telle qu’il est presque insultant de te la poser. Tu faisais bien entendu parti des rangs de l’Ordre du Phénix lors de la grande bataille. Il y a cependant une chose dont tu as honte: ne les avoir rejoint qu’après l’exposition évidente du retour du mage noir. Tu faisais partie de ces sceptiques qui refusaient de croire qu’il était toujours en vie. Malgré ta perspicacité et ton sens aigu de l'observation, tu t'es voilé la face pendant presque une année entière et ce en dépit des arguments pourtant logiques de ton fils. Comme bien des sorciers de ton âge, tu refusais d'accepter que Vous-Savez-Qui était là, prêt à décimer à nouveau une partie de la population. Tu ne voulais pas replonger dans ces heures noires que votre histoire eût comptées. Après la fameuse bataille au département des mystères tu as cependant accepté la vérité et a rejoint immédiatement l'Ordre du Phénix.  


(MISE EN SITUATION : Aucun nombre de lignes imposé.)

Une nouvelle pause déjeuné qui ne te sers pas à grand-chose. Tu as bien essayé d'avaler quelque chose mais la moindre bouchée a le goût de cendres entre papilles. Toi qui adorais la nourriture, pouvait passer des heures aux fourneaux, aujourd'hui tu ne trouves même plus de plaisir dans cette simple action quotidienne. Tu as rapidement quitté ta place dans la grande salle et t'es en deux mots excusé auprès de tes collègues. Si lors de votre arrivée à Poudlard chaque membre du Ministère employé au sein de l'école pour divers tâches essayait de te garder auprès d'eux, de se montrer empathique ou bien de te faire rire, ils ont fini par jeter l'éponge et te laissent t'enfermer dans ta solitude. Tu devines que pour certains il s'agit d'un soulagement de ne plus avoir un sorcier morbide à leur table. D'autres en revanche semble toujours vouloir t'apporter une aide mais visiblement ignorent la façon de s'y prendre. Tu doutes qu'ils y parviennent un jour. Il y a des choses dont on ne guérit pas et la perte d'un enfant, de sa propre chair et de son propre sang en fait partie. C'est comme voir le centre de son univers disparaitre. Pendant quinze années, seize même si l'on prend en compte la grossesse de Poppy ta vie a gravité autour de celle d'Alan. Tout ce que tu faisais, tout ce que tu envisageais, toutes tes pensées existaient dans le but de le rendre heureux, d'en faire un sorcier digne de ce nom qui serait épanouie et dont tu verrais le sourire illuminer chacune de tes journées. Avec sa mort, ta propre existence est remise en cause et tu te contentes d'errer, de laisser le temps couler. Sans but, sans raison. Si ce n'est Poppy. Tu aimerais ne pas l'entraîner davantage dans la noirceur qui t'entoure mais c'est peine perdue. Egoïstement, tu veux qu’elle reste auprès de toi, partage ta douleur. Voir que tu n’es pas seul dans cette épreuve te rassure. C’est malsain. Tu deviens quelqu’un de malsain et ça te dégoute.

Les couloirs deviennent de plus en plus froids avec les mois qui passent et entrent doucement dans la période hivernale. Tes poils se dressent et tu as la chair de poule. Une sensation qui te fais légèrement sourire. Tu n’es peut-être pas tout à fait éteint en fin de compte. Avec un peu de chances tu allais même attraper un bon rhume voire une grippe. Sans nul doute ton épouse saurait te requinquer en quelques secondes, mais cracher tes poumons, avoir mal te semble une contrepartie assez intéressante. Tu t’arrêtes devant l’une des immenses vitres et regardes les quelques flocons qui tombent, hésitant à te rendre dehors afin de t’assurer une bonne pneumonie. Des éclats de voix non loin de toi te poussent cependant à reporter ta réflexion à plus tard. Tu jettes un regard aux alentours et remarques bien assez vite que tu es la seule figure d’autorité dans les parages, les autres étant certainement occupées à se remplir la panse plus que de raison. Tu pousses un soupir et te diriges d’un pas lent vers la source du bruit. A peine tournes-tu dans l’angle qu’un projectile manque ton visage de quelques centimètres. C’est immédiatement comme un déclencheur. Tu te revois dans ce même couloir un an et demi auparavant en plein milieu de la bataille. Bien qu’ici il ne s’agisse pas de sortilèges, de mangemorts et d’Ordre du Phénix, de vie et de mort, ton cerveau ne peut s’empêcher de faire l’amalgame.

Tu sors ta baguette et d’un sort de lévitation tu saisis une boule de peinture s’approchant dangereusement de toi, l’envoies exploser sur le jeune sorcier que tu soupçonnes être le lanceur. C’est à cet instant que certains remarquent ta présence et montrent visiblement leur envie de s’échapper. Tu as beau ne pas être un professeur, tu sais que tu as d’ores et déjà une petite réputation dans les couloirs, que certains élèves cherchent à t’éviter depuis que tu as pété un câble suite à une blague de mauvais goût de deux élèves originaires de Durmstrang sur la bataille qui a fait rage dans l’école. D’un regard noir tu les dissuades de fuir et portes ta baguette à ta gorge avant de prononcer un sort d’amplification. « Vraiment ? Vous êtes vraiment stupides à ce point-là ? » Tu sers légèrement ton poing autour de ta baguette. « Vous n’avez rien d’autre à faire que de vous battre ? Ici ? Vous voulez savoir ce qu’il s’est passé dans ce couloir ? Toi là ! Viens ici ! » Tu tends ton doigt vers un élève de Gryffondor qui possède toujours une boule de peinture dans sa main et le somme de s’allonger, sitôt fait tu lui écrases la boule sur le torse. « Je vous présente Crivey. Colin. 16 ans. Mort. Mais peut-être que tu le connaissais toi ! Après tout vous étiez de la même maison ! ». Tu t’éloignes et lui montres du doigt qu’il n’a pas intérêt à bouger. Tu continues ton manège, disposes les élèves comme dans un tableau vivant. Ou mort tout dépend du point de vue que l’on prend. « Je m’en tape la citrouille de savoir pourquoi vous avez commencez à vous battre, si vous jouiez ou non. Cette école a à moitié été détruite il y a quelques mois. Elle a beau avoir été remise sur pied, repeinte, refaite de parts et d’autres, ces murs, là portent encore la trace de ceux qui se sont battus pour nous sauver. Montrez un minimum de respect. Regardez où je vous ai mis et essayez d’en apprendre plus sur ceux qui se sont battus pour des raisons valables, pas pour une querelle de chocogrenouilles ou je ne sais quoi. Maintenant dégagez et allez-vous nettoyer. » Pendant quelques secondes la plupart des élèves restent immobiles. Avant que les premiers finissent par être hors de ta vue. « Ah et bien évidemment vous êtes collés tous les soirs de la semaine jusqu’à que vous ayez trouvé un moyen de nettoyer les saloperies que vous avez faites. Comme vous l’avez vu j’ai une excellente mémoire visuelle et ceux qui ne me retrouveront pas ici à 18h seront vraiment dans de sales draps. » Tu regardes le dernier élève s’éclipser et poses ta main sur l’un des pans du mur à ta droite, fermes les yeux. Tu revois la trainée de sang que tu y avais laissé lorsque tu t’y appuyais à bout de force et encore inconscient que le pire moment de ton existence était à venir.
 
ϟ Ton pseudo : Cassandrielle, mais je suis aussi connue sous le nom de Danette ϟ Ton âge : 26 ans. Mon dieu, c’est presque douloureux de l’écrire ϟ Ton avis sur mumblemumps : Gros coup de cœur ! Je suis tombée dessus par hasard car un des groupes rpgistes sur facebook en a fait la promo et moi qui devait arrêter le rp me retrouve amoureuse d’un de vos pv.  ϟ Le mot de la fin : Let’s rock this world baby !
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Oh, oh, it's magic, you know...

1er juillet 1974
Manchester, Appartement des Miller


Vos éclats de rire résonnent dans les couloirs alors que Lisa et toi montez les marches quatre par quatre pour atteindre le sixième étage de votre immeuble. Elle parce qu’elle est train de gagner votre petite course, toi parce que volontairement te laisser battre par ta petite sœur t’amuse par-dessus-tout. Alors que tu la rejoins sur votre paillasson elle se met à sautiller autour de toi et à répéter constamment qu’elle t’a tout bonnement écrasé avant de serrer ses petits bras autour de ta taille et de t’enlacer. Elle n’est bien évidemment pas dupe et a conscience que tu ne t’es pas réellement donné à cent pour cent. Après avoir ouvert la porte d’entrée tu lui tends les sacs de courses que vous êtes passés chercher en rentrant de votre après-midi dans le parc adjacent  à votre bâtiment. De quoi faire une tarte à la viande, votre péché mignon. « Tu peux apporter ça dans la cuisine ? J’arrive dans deux minutes. ». Tu ne peux empêcher un sourire de naitre sur tes lèvres alors que tu la regardes tituber légèrement avec le poids qu’elle transporte, un rictus qui ne s’est toujours pas effacé lorsque tu te laves les mains et que tu es tiré de tes pensées. « THOMAS ! THOMAS ! Papa et Maman sont bloqués ! ». Tu prends à peine le temps de fermer le robinet avant de te précipiter dans le salon, confus par les paroles de ta cadette. Tu réalises cependant qu’elle s’est exprimée au sens figuré lorsque tu les vois tous deux immobiles devant la table du salon. Tu t’approches doucement et secoues ta main devant leurs yeux pendant que Lisa tire sur la robe de votre mère. « M’man ? P’pa ? » Leurs regards se tournent vers toi et ce que tu lis dans leurs yeux ne te rassure pas vraiment. Il leur faut quelques secondes avant qu’ils ne se mettent tous deux à parler de façon tout à fait incohérente. « Hibou »« Courrier pour toi » « Hibou » « Poudlard » « Hibou » « Lettre » « Hibou ». Ton arcade sourcilière s’arque et sans chercher à comprendre réellement ce qu’il se passe tu te saisis de l’enveloppe posée au milieu de la table d’ores et déjà dressée pour le dîner. Le papier est rêche sous tes doigts ce qui est assez déroutant, toutefois un peu moins que le cachet de cire qui maintient la lettre scellée ou l’écriture étroite qui indique avec une précision étrange ton adresse. Tu sens le regard de Lisa qui te brûle pendant que tes yeux parcourent la missive. « C’est quoi, c’est quoi ? ». Tu soulèves ta main en sa direction afin de lire plus attentivement les mots qui te sont adressés une nouvelle fois. « Alors ? Thomas ! C’est quoi ? ». Il te faut quelques instants pour essayer d’assimiler ce que tu viens de découvrir. « Je vais être un sorcier ? ». En cet instant il n fait nul doute que vous partagez tous les mêmes gênes, vos visages étant les miroirs des uns et des autres. Surpris, abasourdis, sonnés. Quelques vagues souvenirs te reviennent en mémoire comme le jour où Lisa a manqué de se casser quelque chose après avoir été un peu trop téméraire sur la balançoire du parc et a atterrit sur le sol avec une lenteur presque inhumaine. Celui où ta mère t’as forcé à manger tes choux de bruxelles et qu’ils ont disparus de ton assiette. La lettre ne te parait d’un seul coup plus si étrange que cela. « Je vais être un sorcier ! ».




3 Décembre 1999
Poudlard, Ancienne salle de DFCM


Il est difficile de croire que la pièce dans laquelle ton assistante et toi vous trouvez ait pu être l’ancienne salle de défense contre les forces du mal. Tout est différent. Différent est bien. Quand bien même personne n’ose réellement en parler, peu de gens ont envie de revoir Poudlard tel qu’il était il y a un an. Si les couloirs ont pu abriter de merveilleux souvenirs, le sang qui en a éclaboussé les murs, les cris qui y ont résonné pendant la grande bataille ont teinté les espaces de sinistres rappels. C’est la raison pour laquelle lorsque tu as pris cet emploi temporaire tu as décidé de donner un tout nouvel esprit aux pièces qui t’ont été attribuées. A défaut de pouvoir personnellement tourner la page, tu essaies de toutes tes forces d’appliquer une sorte de vernis sur son aspect extérieur. Le soleil commence à peine à se coucher et tu visualises déjà le regard désapprobateur de la jeune sorcière à tes côtés avant même de t’exprimer. Même si elle ne dit mot et t’apporte son aide de façon impeccable, tu devines qu’elle n’en pense pas moins. Vous êtes à peine sur le point d’achever la reconstruction de la seconde pièce depuis que vous avez été assignés à cette tâche et la lenteur avec laquelle tu travailles est probablement une frustration constante. C’est du moins ce que tu imagines. Pour être honnête tu as bien du mal à ressentir quoi que ce soit, entrain, volonté, satisfaction… Toutes ces émotions te semblent être hors d’atteinte depuis des mois s’écoulant avec une lenteur douloureuse. Tu ne comptes plus les jours, ne devines l’époque de l’année que par la météo et ne prends connaissance des dates qu’en feuilletant de temps à autre la Gazette du Sorcier. Après un autre coup d’œil autour de toi tu ranges ta baguette et t’adresses à ton assistante. « Ce sera tout pour aujourd’hui Ilia. On se retrouve demain pour commencer à isoler la salle. » Manuellement tu te saisis des plans situés sur le sol. « Monsieur Miller… » Tu l’interromps immédiatement. « Thomas. » Une interruption qui s’avère une fois de plus inutile. Bien que tu l’aies sommée depuis plusieurs semaines de s’adresser à toi de façon moins formelle, elle s’obstine à garder un professionnalisme distant. « Monsieur Miller, il n’est pas si tard que cela. Je n’ai rien contre travailler quelques heures de plus. » Autrement dit, elle souhaiterait certainement achever votre devoir dans la soirée et pouvoir passer à une autre tâche. Tu secoues la tête. « Profitez un peu de votre jeunesse Ilia, vous n’aurez pas éternellement un supérieur qui vous donne la quasi-totalité de vos soirées libres. Nous sommes dans les délais et qui plus est une grosse journée nous attend demain. Mieux vaut se lancer dans les sorts de protection à tête reposée. » Une vaine excuse, tu n’as aucun doute quant aux capacités de la sorcière et sais pertinemment qu’elle serait capable de se protéger d’un bouclier tout en isolant les murs afin d’éviter qu’ils ne se détruisent suite aux sorts lancés par des sorciers débutants. La réalité est que tu freines votre avancement pour deux raisons. L’une quémandée par le ministère, l’autre plus personnelle. Il est presque certain qu’une fois les travaux achevés tu n’auras plus aucune raison de rester à Poudlard alors que Poppy, ton épouse y sera encore. Vous êtes déjà suffisamment éloignés l’un de l’autre et créer plus de distance par une séparation physique serait tu le crains le coup de grâce.




8 Novembre 1974
Poudlard, Couloir du troisième étage


Tu essaies d’ignorer le regard suspicieux de Madame Pince alors que tu lui tends le manuel de sortilèges de troisième année afin de pouvoir le feuilleter dans la soirée. Il est possible que la plupart des élèves qui consultent des livres au-delà leurs niveaux soient à la recherche d’une quelconque farce à faire à l’instar de ceux qui commencent à se faire connaitre sous le nom de maraudeurs. Cela n’est absolument pas ton cas. Tu es tout simplement fasciné par cette matière. Probablement parce qu’elle est celle qui te permet de croire au fait que tu es un sorcier. Chapeau pointu, balai et baguette sont des éléments qui s’y raccordent directement alors même si tu trouves la botanique ou le cours de potion intéressants tu es excité à l’idée de pouvoir lancer des enchantements à tout va. Bien évidemment tu ne prends pas la peine de te justifier auprès de la bibliothécaire et sitôt le livre entre tes mains tu te plonges dedans. Ce qui n’est peut-être pas la chose la plus maligne à faire lorsque l’on vit dans un château où les escaliers décident d’eux-mêmes la direction qu’ils vont prendre. Lorsqu’un cri d’avertissement te tire de ta lecture et que deux mains atterrissent sur ton torse te renversant en arrière tu te dis que tu ne t’en sors pas si mal et que ça te servira de leçon. Presque immédiatement la personne qui t’a agressée s’écarte de toi. « Par Merlin ! Je suis vraiment désolée, j’ai glissé sur cette flaque au milieu du couloir et… » Elle s’arrête brusquement et tu restes silencieux. Tu as du mal à croire que la personne qui t’est tombée dessus soit la Poufsouffle que tu observes depuis ton premier jour dans l’école. Même avant l’école. Dès le moment où tu as entendu son rire émaner du compartiment derrière toi à bord du Poudlard Express tu as eu comme un pressentiment. Comme si sa détentrice était faite pour entrer dans ta vie. Ce qui est stupide, tu le conçois. Voilà qu’en plus de devenir un sorcier tu te croyais doté d’un troisième œil. La vérité est cependant là. La jeune rousse t’a tapé dans l’œil et plus tu la regardes plus tu brules de la connaitre. Elle a comme cette aura chaleureuse et sympathique autour d’elle qui donne envie de l’approcher et de devenir l’un de ses proches. « Nom d’un véracrasse ! Dîtes moi que je suis en train de faire un cauchemar ». Toujours abasourdi tu la regardes bouche bée en train de se diriger à quatre pattes à quelques mètres de là et prendre un parchemin long de quarante centimètres maintenant détrempé entre ses mains. C’est à cet instant qu’un caquètement qui t’es déjà bien trop familier résonne non loin de vous et comme à son habitude une petite chanson ne tarde pas à se faire entendre. « Elle a fait pouf et maintenant elle souffle la poufsouffle. Pouf et souffle la Poufsouffle. Pouf et… » Saisissant la première chose à sa portée elle lance ton manuel droit vers l’ectoplasme et pousse un cri de rage. « Va faire tes blagues arriérées ailleurs Peeves ! » Son regard est électrique et tu te dis que si en effet tu deviens son ami, il te serait profitable de ne pas l’énerver de quelque façon que ce soit. Mais pour que cela soit même une éventualité, il faudrait que tu lui adresses la parole. Tu n’es pas quelqu’un d’essentiellement réservé ou timide mais tu as la sensation de jouer très gros sur les premiers mots qui vont sortir de ta bouche. D’autant plus parce que tu n’as pour le moment toujours pas émis un son et qu’elle va finir par penser que tu es sois muet sois d’une capacité mentale réduite. « Tu veux que je t’aide à refaire ton parchemin ? » Bon tu aurais pu trouver mieux mais histoire de compenser tu lui souris comme tu ne l’as jamais fait tout en tendant ta main pour l’aider à se relever. Ou alors peut-être que ça ne compense pas grand-chose. Elle va vraiment penser que tu as un grain. Tu t’éloignes légèrement afin de récupérer ton livre et le lui pointes du doigt. « Je ne suis pas tombé chez les Serdaigle pour rien ». Si pendant quelques secondes qui te paraissent être une éternité elle semble hésiter, quelques mots finissent cependant par accepter ton offre. Pendant que vous étudiez, elle apprend que le monde des sorciers est une entière nouveauté pour toi et te propose d’être ton guide pour la sortie organisée le lendemain au Pré-Au-Lard. Inutile de dire que tu as accepté immédiatement.





3 Décembre 1999
Poudlard, Logement de fonction des Miller 2nde génération


Sans réelle surprise la chambre qui est laissée à votre disposition depuis que vous travaillez dans l’enceinte de Poudlard est vide. Poppy et toi menez des trains de vie bien différents. Alors qu’elle se noie dans son travail, enchaîne les heures et se tue à la tâche, tu t’accordes autant de temps libre que possible. Il est vrai que tu ne parviens pas à rester concentré suffisamment longtemps pour mener à bien tes besognes journalières ton esprit étant constamment happé par un souvenir douloureux. Où que tu ailles, quoi que tu fasses dans le château, tu as la sensation que tout est à même de te ramener vers cette nuit du 2 mai ou tout simplement à l’absence morbide qui existe dans ta vie. Tu ne parviens à te protéger qu’à petites doses et contrairement à ton épouse tu ne peux être sociable et aimable que par intermittences. Quoi qu’il en soit les quelques heures de solitude que tu t’accordes te sont également nécessaires pour ta seconde mission. D’un coup de baguette tu tires ta valise de sous votre lit puis lèves le sort d’invisibilité sur le dossier que tu montes depuis ton retour dans l’école. Tu fermes les yeux afin de te remémorer tout ce que tu as pu entendre dans la journée, les bruits de couloirs, les noms associés puis les poses sur papier. La liste que tu tiens des personnes potentiellement atteintes de l’épidémie grandit plus vite que ce que tu ne l’aurais pensé. A ce rythme-là il est peu probable que tu déniches le patient zéro, celui qui a apporté le virus à Poudlard. Ton doigt glisse le long du parchemin et s’arrête sur un nom désormais raturé, Elizabeth Storm.
Lorsque tu as aperçu l’élève pour la première fois tu as eu comme un pressentiment. Avec les ordres qui t’ont été donnés tu as immédiatement pensé qu’elle devait être atteinte du virus. Pendant plusieurs jours tu l’as observée avec discrétion et il ne t’a pas fallu longtemps avant de remarquer que son attitude n’était pas naturelle, qu’elle s’éclipsait bien trop souvent de la tablée de ton ancienne maison à l’heure des repas ou errait dans les couloirs à des moments inopportuns. Probablement ton instinct d’ancien préfet-en-chef qui te permettait de détecter un comportement suspicieux des kilomètres à la ronde. Il y a quelques semaines tu as laissé Ilia avec une tâche et prétexté une quelconque urgence lorsque tu as vu la Serdaigle une fois de plus seule dans un des couloirs que vous aviez pourtant fermé pour terminer sans danger la rénovation de votre première salle. Oreille collée contre la porte de la pièce dans laquelle elle s’était introduite tu as rapidement compris que tu avais fait fausse route. Elle pétait un câble tout simplement. Chose que tu rêverais de pouvoir faire, qui te ferait peut-être sentir mieux plutôt que de contenir tout ton désespoir, ta rage et ta détresse. Par l’entrebâillement tu l’as regardé ingurgité des pilules. Un bon nombre. Si tu as songé au fait qu’elle était peut-être un cobaye pour le remède, cela t’a rapidement été démenti par le ministère et après avoir poussé ton espionnage tu t’es rendu compte qu’elle était dotée de toute ses facultés magiques. Depuis ce jour-là tu ne peux cependant t’empêcher de la regarder, d’essayer de comprendre ce qui lui arrive. Comment elle parvient à si bien le cacher. Tu veux savoir. Peut-être dans l’espoir de ressentir le même soulagement qu’elle après une crise, de cacher ton mal-être et d’être constamment interrogé sur tes capacités mentales. Ça n’était cependant pas une bonne idée et tu en étais parfaitement conscient.
Après de longues minutes à regarder dans le vide, tu te tires de ta torpeur et replaces ton dossier accompagné d’un sort d’invisibilité dans ta valise. Tu tapotes le sommier du bout des doigts encore indécis quant à ce que tu vas faire. D’ici quelques minutes Poppy devrait arriver dans la chambre. Rien qu’à l’idée d’être là, tu commences à être malade. Tu imagines une nouvelle conversation creuse à propos de vos journées, de ce que vous avez mangé à midi, de la météo… Tu jettes un coup d’œil à l’extérieur. Non vous ne parleriez même pas du temps de gros flocons tombant avec douceur sur le sol et créant un délicat tapis blanc. L’hiver avait toujours été votre saison préférée mais même ce sujet semblait désormais tabou. Tu te demandes régulièrement où s’est envolée votre complicité d’antan, comment vous avez pu fonctionner toutes ces années. Aviez-vous déjà commencé à vous éloigner sans vous en rendre compte ? Non. Vous étiez heureux, tout simplement. Apercevoir ses cheveux bouclés rebondir dans son dos avait pour habitude de diffuser une agréable chaleur dans l’intégralité de ton corps et tu ne pouvais résister bien longtemps avant de la prendre dans tes bras, lui poser un baiser sur la joue, dans la nuque, sur le crâne. Qu’importe. Aujourd’hui tu te vois mal agir de même. Et pourtant…. Pourtant rien que l’idée qu’elle te quitte, qu’elle ne soit plus dans ta vie te rend à moitié fou. C’est à rien n’y comprendre.





18 octobre 1979
Poudlard, Salle de sortilèges


Ça n’est pas ton tour, mais tu as gentiment proposé à ta collègue préfète de prendre son tour de garde ce soir-là sachant parfaitement qu’elle n’a pas contrairement à toi eu le loisir de terminer son parchemin sur le felix felicis. Et pour être d’autant plus honnête, tu connais la mauvaise habitude de Poppy de trainer dans les couloirs après le couvre-feu et tu espères bien pouvoir la croiser. Plus que jamais tu es frustré que vous soyez dans des maisons différentes. Ton instinct avait vu juste et elle est rapidement devenue la meilleure amie qu’il puisse être donné d’avoir. Elle te fait rire comme personne et ne serait-ce que l’apercevoir suffit à faire naitre un sourire sur tes lèvres. Un véritable rayon de soleil. Il ne faut pas longtemps pour que tes fonctions de préfet soient sollicitées et sans réelle surprise il semblerait que la salle de sortilèges abrite une fois de plus une soirée improvisée. Tu pousses la porte et t’exprimes sans chercher à connaitre les identités de ceux à qui tu t’adresses. « Il est près de minuit. Je vous conseille de tous regagner vos dortoirs respectifs pour éviter de faire perdre des points à vos maisons ou pire que Rusard se pointe et vous colle des retenues. » Un léger silence, pas un mouvement. Tu remarques que la plupart des visages sont tournés vers une seule et même personne : Poppy. Tu soupires légèrement. Bien entendu, ils espèrent tous qu’elle te fasse changer d’avis. Il faut vraiment être de la dernière pluie pour ne pas savoir qu’elle peut à peu près te faire faire n’importe quoi. Sans elle tu serais une réelle machine, à te consacrer uniquement à tes responsabilités, tes cours, tes dessins. Es-tu surpris qu’elle fasse partie du groupe ? Pas le moins du monde, elle est l’une de ces personnes vivantes qui font fi des règles et qui profitent de chaque journée quitte à en recevoir les conséquences par la suite. Tu n’es pas non plus déçu car dorénavant tu la connais mieux que personne. Non ce que tu es c’est blessé. Parce qu’elle ne t’a pas convié. C’est stupide, mais c’est plus fort que toi. Tu en connais cependant les raisons, ton badge de préfet et ta morale un peu trop stricte ont un léger don de casser l’ambiance. Ça n’est pas que tu n’es pas apprécié par les autres élèves, loin de là, mais ce n’est pas dans ce genre de moment que vous vous retrouvez en général.
Tes yeux sont rivés sur elle, aussi tu ne remarques pas tout de suite la personne qui s’est levée et s’est approchée de toi, visiblement éméchée. « Il faut se détendre monsieur le préfet, allez viens t’amuser avec nous pour une fois ! ». Sans que tu ne puisses dire quoi que ce soit la main de la sorcière se crochète derrière ta nuque et vos lèvres se trouvent collées. Etant un homme comme les autres tu t’oublies quelques brèves secondes et caresses le visage de ta voleuse de baiser de tes pouces. « A MON TOUR ! » C’est la voix tranchée de Poppy qui te fait réaliser ce que tu es en train de faire. Les évènements s’enchaînent par la suite à une vitesse incompréhensible. La bouteille qui tourne, Poppy qui d’un coup de baguette la pousse délicatement en direction d’un de ses amis, leurs bouches qui se découvrent, les mots qui sortent de tes lèvres et l’insultent, sa main qui vole contre ta joue, toi qui la poursuis dans le couloir. Tu attrapes son bras et elle te donne son regard « Peeves » comme tu l’appelles. Non pire. Ses mots claquent. « Tu te laisses sauter dessus par la première trainée qui passe et c’est moi la Morgane couche toi-là ? Non mais on croit rêver ! Qu’est-ce que ça peut te faire qui j’embrasse de toute manière hein ? Et puis pour ton information, non pas que ça te regarde, ça fait un moment qu’il m’a demandé de sortir avec lui. Moi au moins je sais son prénom ! Regarde toi dans un miroir avant de me critiquer veux-tu ? ». Elle secoue son poignet pour échapper à ton emprise. Tu ne sais pas quoi répondre. Tu ne sais pas quoi dire. Enfin… si tu le sais. Tu peux lui expliquer que la voir avec un autre homme ça t’a fait exploser de rage, que tu as eu une irrépressible envie de le foudroyer sur place, de l’emmener ailleurs, de le remplacer. Mais tu ne peux pas faire ça. Car lui avouer les sentiments que tu traines avec toi depuis votre toute première rencontre, leur évolution et leur amplification, ce serait mettre votre amitié en péril ce qui est absolument hors de question pour toi. « Lâche-moi Tom ! » Tu ne peux pas la lâcher, tu ne veux pas qu’elle s’évanouisse dans la pénombre du couloir. Tu as comme la sensation de la perdre à jamais. Il vous ait arrivé de vous disputer mais jamais à ce point-là. Jamais vous ne vous êtes insultés ou dénigrés. « LACHE-MOI ! Tu vas finir par me faire mal ! » Ta réaction est instantanée et tu la libères de ton emprise. Son regard est inchangé et avant même qu’elle ne parle ton cœur commence à se fissurer. Tu sais ce qu’il va se passer, tu le sens. Alors qu’elle ramène son bras contre elle-même les mots tant redoutés finissent par être prononcés à voix haute. « Je croyais te connaitre Thomas. Mais ça ? Ce sorcier que je vois… Je ne comprends pas comment on a pu être amis jusqu’à présent. Je crois qu’il serait bien qu’on prenne nos distances. » Tu ouvres la bouche comme pour t’exprimer, mais rien ne te vient. Aussi au bout de longues secondes elle finit par tourner les talons et te laisser dans le couloir désert. Désert jusqu’à que la cause de ce bazar ne se pointe, et franchement tu n’as pas envie de rester seul ce soir.





3 décembre 1999
Pré-Au-Lard, Devant Les Trois Balais


Ça s’est certainement joué en l’espace d’une minute, mais tu as réussi à fuir. Après avoir tergiversé pendant de longues minutes tu t’es précipité au dehors de la chambre, as parcouru les couloirs à grande vitesse et n’a repris un pas de croisière qu’une fois l’infirmerie derrière toi et tes chances de croiser ta femme réduites à néant. Est-ce que tu en es fier ? Absolument pas. C’est pourquoi pour le moment tu hésites encore à pousser la porte d’entrée du bar. Tu serres tes bras autour de toi et laisses les flocons couvrir tes cheveux noirs jais d’un duvet blanc. Oui tu as envie de pénétrer à l’intérieur. Non pas pour boire, tu n’as pas encore attrapé ce vice-là. Mais pour jouer avec les soulards qui trainent dans les parages. Aux cartes, parier sur les matchs de Quidditch ou les tournois de bavboules, donner quelques gallions au bookmaker qui traine parfois dans les parages… C’est devenu une véritable addiction. Ce n’est pas nécessairement le genre de chose que les personnes peuvent comprendre, qu’elles soient moldues, sorcières ou cracmols. Que l’on devienne un fumeur, un alcoolique ou un junkie semble saisissable. Après tout chacun de ces produits est doté d’un élément chimique qui créé une dépendance. Le jeu ? Tu l’as découvert il y a quelques mois. Poppy et toi étiez en train de prendre un thé dans ce même bar, cherchant à combler le vide de vos conversations par le bruit ambiant. Tu as entendu ces hommes derrière toi pousser des cris de joies ou de désespoirs, lancer des insultes, des sarcasmes… Etre vivant en quelques sortes. Depuis cette horrible nuit du 2 mai 1998 tu t’étais fermé, interdit de ressentir quoi que ce soit. Ou tu en étais peut-être tout simplement incapable. Aussi leurs émotions intenses t’attiraient. Tu désirais les rejoindre pour avoir ne serait-ce qu’une vive émotion, te sortir de ta léthargie permanente. Et maintenant tu es là incapable de résister à l’appel. Jouer ne t’a malheureusement pas apporté autant d’excitation que ce que tu l’aurais souhaité, mais c’est toujours quelque chose que tu prends. C’est ton seul et unique léger plaisir de la journée et tu ne cesses d’y songer lorsque tu es au travail. Tu as conscience de son attrait malsain, du risque que tu prends avec les économies que Poppy et toi avez fait pendant de dures années de travail, à enchaîner des heures de boulot mais tu ne te sens pas de l’abandonner. Pas encore.                                                                                

             

                                                                                                   

1er septembre 1980
Londres, Quai 9 ¾


Plutôt que de regarder devant toi tu fixes le poteau que tu as traversé. Un répit qui n’est que de courte durée puisque Lisa apparait à peine quelques secondes derrière toi. Contrairement à ce que tu espérais elle s’est avérée être une simple moldue et ne t’as pas rejoint à Poudlard lorsqu’elle a atteint sa onzième année. Le 1er juillet de cette année-là vous n’aviez pas mis un pied dehors dans l’espoir qu’elle reçoive également sa lettre d’admission. Malheureusement seule ta liste de manuels pour ta quatrième année vous est parvenue. Il est évident que l’un comme l’autre aviez été extrêmement déçus. Si tes parents te manquaient dans l’école, cela n’était rien comparé à ta petite sœur. Vous n’en êtes pas moins restés proches aussi quand elle voit que tu ne bouges pas d’un pouce ses yeux se lèvent au ciel. Du haut de ses quatorze années elle est celle qui te conseille sur ta vie sentimentale. Inutile de préciser qu’elle t’a bassiné tout l’été pour que tu recolles les morceaux avec Poppy. Peut-être autant pour elle-même que pour toi. Avec les années elles ont chacune trouvé en l’autre une sœur qu’elles n’avaient pas. Tu oses à peine balayer du regard le quai sachant que les minutes qui vont suivre vont être un tournant décisif dans ta vie de jeune adulte.
Tu ignores si elle t’a pardonné, si elle est toujours avec son petit-ami. Si tu n’as ne serait-ce qu’une infime place dans sa vie. L’an dernier a probablement l’une des années les plus difficiles à vivre. Tu as perdu ta meilleure amie, celle qui rendait tes journées lumineuses à cause d’une crise de jalousie trop poussée. Cet été, après avoir mis fin à ton histoire avec ta petite-amie tu t’es jeté à l’eau. C’était la seule solution pour pouvoir la récupérer. Tu lui as écrit une lettre digne d’un roman, tu as couché tes sentiments sur papier, lui as expliqué que sans elle tu ne parvenais pas à être réellement heureux, que votre sixième année a été un cauchemar car vous ne vous adressiez pas la parole, que tu étais tout bonnement amoureux d’elle depuis des années et quand bien même cela n’aurait pas été réciproque tu la voulais avec toi, que tu apprendrais à te contenter de sa simple amitié. Taire tes sentiments n’était pas aussi douloureux que de devoir gérer sa complète absence. Tu n’as eu qu’une courte réponse de sa part. Vous deviez vous retrouver à la rentrée, sur le quai pour mettre les choses au point. Inutile de dire que tu as imaginé tous les scénarios dans ton esprit. Le plus pénible de tous, son rejet, sa volonté de protéger tes sentiments et de te couper de sa vie car tu avais besoin de tourner la page. C’est pourquoi pour le moment tu es cloué sur place. « Oh mon dieu. Thomas tu me tues à petit feu ». D’un geste vif elle tourne tes épaules et te force à faire plus ou moins face avec la sorcière rousse qui attend devant le Poudlard Express. Ton cœur a un gros raté et tes mains deviennent moites. Tu n’es pas prêt à aller à sa rencontre. A savoir ce qu’il va advenir de vous deux. « Tu ne vas pas pouvoir l’éviter indéfiniment. Arrache le pansement une bonne fois pour toute par Merlin ! ». Tu ne peux t’empêcher de rire légèrement comme à chaque fois qu’elle utilise une expression sorcière. « Oui, oui j’y vais ».
Tu prends trois grandes respirations avant de pousser ton chariot vers sa direction. De ta main droite les cheveux qui te tombent devant les yeux lorsque tu arrives à proximité. C’est à cet instant qu’elle te voit enfin et comme un imbécile tu marques un arrêt brutal à environ trois mètres d’elle. Les quelques secondes qui séparent ce moment et son sourire te paraissent être une éternité. Ne sachant que dire ou que faire tu remarques deux choses essentielles ta lettre dans sa main et le fait qu’elle semble plus rayonnante que jamais. Avec une confiance inattendue tu laisses ton chariot et ton hibou sans surveillance, serres sa taille contre toi et poses ta main derrière sa tête avant d’enfin l’embrasser. C’est encore mieux que dans tes rêves et tu réalises à cet instant à quel point tu as attendu ce moment pendant de longues années. Tes bras se serrent encore plus fort autour d’elle, tes lèvres se pressent contre les siennes avec plus d’envie que tu ne le croyais capable. Son odeur t’enivre et lorsque vous rompez votre étreinte tu laisses ta main caresser sa joue. Pendant quelques secondes tu crains d’avoir mal interprété ce que tu as aperçu avant de te jeter sur elle mais dès que ses mains serrent la tienne et qu’un sourire apparait sur tes lèvres tu es soulagé. Tu poses un baiser sur sa tempe et la serres à nouveau contre toi. « Plus jamais, je ne veux plus jamais que l’on se sépare. Tu m’as atrocement manqué. » Tu as bien conscience que nombre d’élèves vous regardent, que ta chouette est en train de devenir folle dans sa cage et pousse des hululements dignes de réveiller des inferis mais à cet instant précis rien n’a d’importance, rien si ce n’est Poppy.




3 décembre 1999
Pré-Au-Lard, Les Trois Balais


Une fois de plus tu refuses d’un mouvement de tête la tournée offerte par l’un des sorciers qui se trouve à votre table. Pour ne pas changer les bonnes habitudes, chacun rigole de ton côté moral. Ça n’est pas que tu n’es pas tenté. Loin de là. Mais tu crains ce qu’il adviendrait si tu devais ajouter un nouveau vice à celui auquel tu t’adonnes d’ores et déjà. Tu connais les effets de l’alcool pour avoir, grâce à Poppy découvert ses vertus lors de ta dernière année à Poudlard. Tu as conscience que cela annihile tes blessures, provoque une certaine allégresse pour peu que l’on soit en compagnie des bonnes personnes, peut même faire parvenir à oublier ce qui ronge de l’intérieur tel une gangrène. A n’en pas douter, si tu venais à consommer deux ou trois pur-feu avec ces larrons ton excitation serait décuplée et tu ressentirais comme tu ne l’as pas fait depuis de longs mois. Cependant, contrairement à tes jeunes années la boisson n’aurait pas cet objectif festif, mais deviendrait comme une automédication constamment à ta portée. Tu as déjà conscience de la facilité avec laquelle tu es tombé dans le jeu et tu te sais trop faible pour pouvoir te restreindre si tu commençais à porter le goulot à tes lèvres. Cependant, chaque soir la tentation devient de plus en plus vive, plus attractive. Plus les nuits passent, plus les soleils se lèvent, plus tu te sens mourir de l’intérieur et l’idée de ne ressentir qu’un brin de chaleur, quand bien même superficiel,  devient une obsession. Pour bien faire, il faudrait que tu cesses de venir, d’avoir ces sorciers comme compagnons….
Tu jettes un regard sur ta main. Une paire de sept. Rien de bien intéressant sur la table. N’étant pas un légilimens et un bien piètre menteur tu décides de te coucher. Tu te demandes encore parfois comment Poppy n’a pas encore défini ce que tu faisais de tes soirées loin d’elle. Pendant une fraction de seconde ton cœur se serre à l’idée qu’elle puisse penser que tu la trompes. Tu espères toutefois qu’elle sait que c’est quelque chose complètement hors de ta portée. Malgré vos froids et vos silences elle est toujours et restera indéfiniment la femme que tu aimes. Il n’y en a jamais eu d’autres et tu ne vois pas l’intérêt de rechercher quelqu’un quand tu as déjà eu la plus merveilleuse des sorcières à tes côtés, ta confidente, ta meilleure amie, la mère de ton fils… Fort heureusement pour toi une nouvelle main est distribuée et tu te retrouves immédiatement avec un brelan en main. Ta poitrine se gonfle, ton rythme cardiaque s’accélère et tu retiens avec difficulté le sourire qui menace d’apparaitre sur tes lèvres. Tu as beau jouer depuis de nombreuses semaines, tu es toujours comme un livre ouvert, chacun sait lorsque tu as un beau jeu et se couche. Ce soir est la bonne soirée. Une quatrième carte sur la table et ton brelan devient un full. Tu surenchéris doucement et finis par jeter tous tes gallions au milieu de la table afin de pouvoir suivre le joueur face à toi. Il n’y a pas à dire, c’est des moments comme celui-ci que tu te sens à nouveau vivant et capable de ressentir ne serait-ce qu’une faible émotion positive.




22 Mars 1982
Londres, maison des Miller 2nde génération


« Attends ! ». Tu as à peine relevé la tête avant de demander à Poppy de rester immobile quelques instants de plus. Depuis quelques mois tu as décidé de te mettre à dessiner des portraits. C’est un exercice auquel tu t’es rarement dédié préférant les designs d’intérieurs, l’architecture. Cependant il t’a fallu mettre tes plans d’avenir de côté, tes grands rêves de devenir le sorcier qui révolutionnerait le monde de la construction sorcière afin de posséder un travail plus lucratif et ramener un solde fixe chez vous à la fin de chaque mois. Quand bien même tu ne veux pas l’avouer à pleine voix, ça t’attriste plus que cela ne le devrait de laisser cette vie derrière toi et tu as donc du mal à te servir de tes crayons tel que tu en avais l’habitude. Poppy s’en rend bien compte, c’est pourquoi elle ne rechigne pas plus que cela à poser pour toi durant vos moments de temps libre. D’ordinaire. « Thomas, il faut vraiment que j’aille aux toilettes ». Tu finis les deux coups de crayons que tu donnais sur sa main gauche désormais ornée d’une alliance avant de poser ton matériel et l’aider à se lever. Tu poses un baiser sur sa joue lorsqu’elle est enfin debout et caresses son ventre par réflexe avant de te mettre à genoux devant. « Même pas arrivé que tu te demandes déjà toute notre attention. Tu as de la chance qu’on t’aime. » Tu te relèves sitôt après et suis ta femme qui se rend dans votre salle de bain. Elle n’a pas nécessairement besoin de ton aide, mais depuis que tu as appris sa grossesse, tu es comme aimanté par elle et ne parviens pas à la laisser seule plus que tu ne le devrais. Tu ne pensais pas qu’elle tomberait enceinte si vite.
Bien entendu avoir des enfants n’a jamais été un sujet sensible pour vous. Venant toi-même d’une famille heureuse, tu as toujours su au fond de toi qu’un jour tu souhaiterais devenir père. Tu pensais cependant profiter un peu plus de ta vie de jeune marié avec Poppy avant que vous de deviez endosser ce rôle et avoir la responsabilité d’élever un petit garçon ou une petite fille. Après avoir entendu des histoires sur combien il pouvait être compliqué de réussir une première grossesse et souhaitant malgré tout être de jeunes parents vous avez dès votre lune de miel laissé toute protection de côté. Tu pensais cependant que cela prendrait une à deux années avant que vous ne réussissiez. Fausse route. Sitôt dit, sitôt fait. Autant dire que ta mère a mal vécu l’idée de devenir grand-mère si vite. Elle avait déjà eu un mal de troll à accepter que tu te maries directement à la fin de tes études quand bien même elle adorait Poppy. Il est vrai que vous êtes jeunes. Mais quand aucun doute ne règne, tu ne vous pas la raison de vous freiner. Un appel à l’aide, tu entres en trombe dans la salle d’eau et vois une flaque à ses pieds. Tes yeux s’ouvrent comme des soucoupes. « Thomas ! Le sac ! La poudre de cheminette ! » Tu secoues la tête pour te remettre les idées en place et coures chercher ce que vous avez préparé il y a déjà quelques semaines. Avec lenteur tu la prends par le bras et l’aides à descendre l’escalier. Tu prends une grosse poignée de poudre dans ta main avant de te tourner vers elle qui respires profondément. « On va être parents ». Un sourire immense apparait sur tes lèvres et tu baises avec force sa tempe. « On va revenir avec un bébé. Notre bébé. » D’un seul coup, le fait que tu aies dû abandonner tes rêves pour travailler au sein du ministère n’a plus d’importance. Tu es presque au bord de l’explosion tant tu es excité à l’idée de rencontrer l’être qui grandit à l’intérieur de Poppy depuis presque neuf mois. « THOMAS ! » Son visage se tord de douleur et elle te lance son regard Peeves. « Désolé, c’est juste que… » « THOMAS ! NON D’UN VERACRASSE ! » « … je t’aime. » Ses yeux se plissant encore davantage, soit par la douleur soit par son agacement envers toi, tu te décides enfin à jeter la poudre dans la cheminée et à annoncer clairement l’hôpital Sainte-Mangouste.





3 décembre 1999
Pré-Au-Lard, Les Trois Balais


Les gallions sont ramassés sur la table jusqu’à qu’il n’y ait plus rien devant toi ou dans tes poches. Un mauvais soir. Une main claque dans ton dos. « Tu te rattraperas demain Thomas ». Un rire rendu gras par le nombre incalculable de bierraubeurres enfilées par le sorcier s’échappe de ses lèvres avant qu’il ne quitte le bar. La serveuse nettoie rapidement les tables et tu sais que tu vas bientôt devoir, à ton tour, rentrer chez toi. Dans ce qui vous sert de chez vous avec Poppy du moins. Si pendant quelques secondes lorsque l’un des joueurs a sorti un carré tu as ressenti une légère honte à l’idée d’avoir, une nouvelle fois, perdu un montant important de vos économies, ce sentiment s’est rapidement évadé. Après tout vous n’en avez plus grand besoin. Si vous vous êtes dédiés avec autant de ferveurs dans vos anciens emplois, si vous n’avez que rarement été dépensiers, c’était avant tout pour pouvoir vous permettre d’assurer un loyer londonien, des études supérieures, un mariage, des cadeaux de naissance et de quoi gâter votre famille. Toutes ces raisons se sont envolées en l’espace de quelques secondes. Le temps qu’il faut pour qu’une lumière verte jaillisse d’une baguette et atteigne sa destination. Bien sûr vous pourriez l’utiliser pour vous faire plaisir, vous offrir un voyage, acheter une seconde propriété… Mais rien de tout cela ne suscite ton intérêt. Ta seule culpabilité, lorsqu’il lui arrive de se pointer, est que tu es le seul à vider votre compte en banque. Ça et bien sûr de le faire en secret. Il te faut néanmoins admettre que si Poppy était au courant de tes activités nocturnes elles en perdraient de leur intérêt et ton sentiment d’excitation, la légère nervosité qui va avec à l’idée de gagner ou perdre quelques douzaines de gallions, s’envoleraient aussi sec.
La serveuse te jette un regard te faisant comprendre qu’il serait temps que tu mettes les pieds dehors. Sans te départir, tu termines ton thé calmement et ris jaune intérieurement. Tu n’arrives plus à comprendre l’agacement des personnes pour des choses aussi futiles que de terminer le travail cinq minutes en retard ou bien se faire couper la route par un autre balai. Tu les observes généralement d’un air distant, presque envieux des moindres petites émotions qu’ils peuvent ressentir. Toi, tout te parait fade. Il n’y a qu’un seul sujet qui te fasse monter sur tes grands chevaux et tout un chacun a bien compris qu’il ne valait mieux pas l’aborder. Ils font semblant de croire que tu vas bien et tu laisses courir. Tu doutes qu’un jour tu puisses guérir de tes stigmates, qu’un jour tu puisses redevenir le sorcier dont Poppy est tombée amoureuse. Tu aimerais faire des efforts, pousser tes limites mais c’est au-dessus de toi. Tu te saisis de ton manteau et quittes le bar. C’est avec l’image de son visage, déçu de ta nouvelle absence que tu transplanes dans la plaine à proximité de l’école de magie.




16 janvier 1990
Londres, maison des Miller 2nde génération


Rapidement, tu claques la porte derrière toi afin d’éviter que le froid n’envahisse la maison. Poppy et toi avez vite compris qu’il n’y a pas de petites économies et vous évitez tant que possible d’avoir des factures de chauffage mirobolantes. Bien sûr vous auriez pu emménager dans le quartier sorcier de la capitale anglaise, mais après une grosse conversation vous êtes tombés d’accord, il serait bénéfique à votre fils de grandir parmi les moldus afin de faciliter son ouverture d’esprit. Lorsque vous étiez à Poudlard, vous avez parfois été surpris de découvrir certains de vos amis se rallier aux rangs du seigneur des ténèbres malgré leurs origines mixtes et vous êtes convaincus que si Alan apprend à vivre avec les personnes sans pouvoir il n’aura jamais ce genre d’idéologie. De plus, si Lisa est au courant de l’existence de votre monde, ça n’est pas le cas de son mari et de leurs enfants. Il est important pour toi que vous vous retrouviez régulièrement et que vous gardiez une famille unie. Aussi, votre garçon devait être habitué à la façon de vivre des non-sorciers. Tu secoues la neige qui recouvre tes cheveux et poses ton manteau dans l’entrée afin qu’il ne goutte pas dans la maison et ce même si ça te retient quelques secondes de retrouver ta femme. D’un pas vif tu traverses le couloir, le salon et te rend immédiatement dans la cuisine. Sans dire un mot tu te colles contre elle et te saisis de son bras occupé à couper manuellement les oignons afin de faire, tu le devines une tarte à la viande, ton plat favori. Tu souris à pleine dents, dégages ses cheveux bouclés de ta main libre et poses un baiser juste en dessous de son oreille. « Comment a été la journée de l’infirmière la plus sexy de Sainte-Mangouste ? ». Il n’y a pas à dire, elle te manque atrocement. Afin de ne pas laisser Alan avec des nourrices vous avez très rapidement mis en place un système et avez réussi à ce que Poppy parte travailler aux aurores et que tu t’occupes de lui pendant la matinée avant de l’amener à l’école. De ton côté, tu peux te retrouver à réparer des habitations détruites par des sorts malencontreux jusque tard dans la soirée, aussi vous ne vous croisez que rarement en semaine. Malgré cela tu es heureux. Tu te sens chaque jour chanceux d’avoir épouser une telle femme, qu’elle t’ait offert la bénédiction d’être père. Tu serais prêt à tout pour eux et le seul fait de te trouver en leur compagnie de voir Alan grandir suffit à te combler. Tu lui prends le couteau des mains. « Prends toi un verre de vin ou un thé et va te reposer avant que le monstre ne revienne. Pour combien est-ce que l’on cuisine ce soir ? » Elle te sourit et t’embrasse avant de lever quatre doigts. Très régulièrement Alan ramène de jeunes camarades à lui pour dîner. L’avantage d’habiter dans un quartier où vivent de nombreuses familles. Le désavantage également. Vous ne pouvez que rarement vous servir de votre magie ne sachant pas quand votre fils et ses amis vont faire une entrée tonitruante. « Prend juste une autre planche, on ira plus vite à deux et peut-être qu’on aura deux minutes rien que pour nous avant qu’ils ne reviennent du parc ». Tu rigoles. Bien que vous soyez maintenant ensemble depuis presque une décennie, amis depuis seize ans, vous n’êtes toujours pas las l’un de l’autre. Tu la saisis par la taille et la serre avec force contre toi avant de l’embrasser comme s’il s’agissait de cette première fois, sur le quai 9 ¾. « Juste un avant-goût pour nous motiver. »
La tarte est à peine mise au four, la table mise que la porte d’entrée claque. Poppy lève les épaules afin de rappeler à votre fils de bien la fermer derrière lui. Des râlements émanent du couloir et des pieds lourds tambourinent le sol. Alan est un numéro à lui seul, bruyant, téméraire, franc, buté. Il va à peine fêter ses sept années mais vous avez déjà votre idée quant à la maison dans laquelle il va être réparti une fois qu’il aura intégré Poudlard. Incapable de rester à côté de ta femme sans lui prouver ton affection tu poses un baiser sur sa tempe. « Beeerk ! » Sans lâcher Poppy, tu lances un regard de défi à ton fils. « Qu’est-ce qu’il y a ? Tu es jaloux Alan? » Il secoue la tête. « Si je crois que tu es jaloux. Toi aussi tu veux un bisous bien baveux ». Tu te mets immédiatement à courir après ton fils et le rattrape en quelques enjambées ignore ses cris de protestations alors que le mets sur ton épaule tête devant. « Papa arrêtes ! C’est dégoûtant ! Mike aide moi ! Aide-moi ! ». Alors que l’un des meilleurs amis de ton fils te tire sur la manche tu fais mine de tomber sur le sol et les deux ne tardent pas à se jeter sur toi, jubilant à l’idée de te dominer. Dans votre bazar ambiant tu n’as pas entendu la sonnerie de l’entrée et est presque surpris lorsque tu vois Poppy discuter avec la mère de Mike. Sans grande surprise les terreurs l’ont semée alors qu’ils se rendaient ici. « On vous le ramène vers 20h30 Victoria. Allez vous laver les mains les garçons ! On mange dans trois minutes ! » Une fois de plus un concert de soupirs résonne dans la maisonnée mais les deux enfants montent à l’étage obéissants. « Revanche demain ! Bataille de boule de neige ! Vous verrez qui est l’homme de la maison ! ». Un regard vers Poppy, tu sais que tu vas devoir également passer par la salle de bain juste après avoir donné un coup de baguette à votre four pour accélérer la cuisson du dîner. Son regard amusé, ton souffle court. Tu aimerais que le temps s’arrête, que vous soyez dans cette dynamique le reste de votre existence.




3 décembre 1999
Poudlard, Logement de fonction des Miller 2nde génération


Pendant quelques secondes tu restes devant la porte, sachant pertinemment ce qu’il t’attend de l’autre côté. Dans un vain espoir tu espères qu’elle soit endormie, que tu puisses discrètement te débarbouiller et te glisser sans un bruit à ses côtés. Dormir l’esprit plus ou moins vide. Tu sais pertinemment que ça ne sera pas le cas et c’est en retenant ta respiration que tu tournes la poignée et pousse la porte de l’entrée de votre chambre. Comme d’ordinaire, elle est dans le fauteuil face à toi, un livre à peine entamé sur les genoux, probablement le même que celui qu’elle essaie de lire depuis la rentrée. Son regard est dur et tu ne peux lui en vouloir. Sans dire mot tu ôtes ton écharpe puis ton manteau. C’est comme si elle attendait d’être sûr que tu ne t’évanouisses pas une fois de plus avant d’exploser. Pas de façon bruyante non. Poppy a sa propre façon d’exprimer sa colère, calmement mais de manière très expressive. Après des semaines elle a fini par arrêter de te demander où-est-ce que tu étais car ta réponse est toujours la même. Silencieusement, elle ferme son livre et se dirige vers le lit. Finalement c’est pire. La colère froide, la colère muette te glace le dos. Vos sujets de conversations se sont amenuisés depuis un an et tu te demandes parfois si tu ne continues pas tes soirées à l’extérieure en partie pour avoir votre dispute quotidienne, votre seul moment d’échange. Tu ne parviens pas à aborder avec elle le sujet de votre dérive, tu ne peux pas lui exprimer ce que tu ressens car tu sais que tu ne ferais que la blesser. Bien plus que par ton absence et tes fuites régulières de votre vie maritale. Elle n’en a probablement pas conscience. Tu ne peux tout simplement pas lui dire que tu as du mal à la regarder, à être à ses côtés parce qu’elle est comme un souvenir vivant de ce que vous avez perdu, parce que tu ne parviendrais pas à la réconforter si elle venait à fondre en larmes. Tu n’as jamais été le sorcier solide, l’épaule musclée sur laquelle on se sent réellement en sécurité mais tu étais doué pour écouter, excellent pour trouver les mots justes. Aujourd’hui tu n’en a plus l’habilité. C’est peut-être pour cela que tu provoques par ton attitude, pour qu’elle redirige son deuil vers une frustration plus frivole. En tout cas cela fonctionne pour toi.
Tu finis par t’allonger à ses côtés et tu as peur. Peur de finir cette journée sans que vous ne vous soyez adressé un seul mot. Votre couple bat déjà de l’aile et stopper toute communication pour un délai supérieur à vingt-quatre heures te donne l’impression de signer sa fin. Tu restes assis, dos droit sur la tête de lit alors qu’elle te tourne le dos. Quand bien même vous vous éloignez petit à petit, tu parviens tout de même à deviner qu’elle ne dort pas encore. « Poppy, dis-moi quelque chose ». Est-ce qu’elle a conscience que tu cherches à te rassurer par ces paroles ? Que tu veuilles être certain que tu lui inspires ne serait-ce qu’un simple sentiment ? Le pire qui puisse arriver serait que tes escapades nocturnes ne lui soient plus d’aucune importance. Qu’elle se moque de ta présence ou de tes absences. Tu te persuades que ça n’est pas le cas, sinon elle ne serait pas restée éveiller jusqu’à ton retour. Néanmoins seul le silence de la nuit noir, comblé par des hululements de quelques chouettes et le bruit du vent d’hiver te répond. « Je suis désolé ». Ce qui n’est pas totalement vrai. Oui tu t’en veux de la laisser seule, de la laisser se morfondre dans votre petite loge, mais tu restes persuader que c’est bien mieux que de vous retrouver tous les deux enfermés dans cet endroit confiné et faire éclater pour de bon votre mariage. « Si tu étais vraiment désolé tu serais là quand je rentre du travail. Tu arrêterais de me fuir. Tu essaierais de me montrer que le sorcier que j’ai épousé est encore là. Ne me dis pas que tu es désolé alors que chaque soir c’est la même histoire ». Son ton est las, plat, elle ne se retourne pas. Tu tends l’oreille dans l’espoir sadique d’entendre un ou deux sanglots et ne sais quoi répondre. Elle a raison bien entendu et il n’y a rien que tu puisses dire pour la contredire. Tu te contentes de poser tes lèvres sur sa tempe et de réitérer tes excuses avant de t’allonger et lui tourner le dos à ton tour. Plus les jours passe, plus votre relation s’effrite et tu as peur du jour où il ne restera plus rien à rendre poussière.  





2 mai 1998
Poudlard, Infirmerie


A partir d’un certain seuil de douleur on ne ressent plus rien. Certains disent que c’est parce que notre propre mort n’est plus si loin. Tu n’as pas encore atteint ce stade. Ton bras te fait un mal de chien et tu sais la manche de ta robe sorcier devenir si lourde que tu as des difficultés à ne serait-ce que lever ton bras pour tendre ta baguette devant toi. Malgré cela tu continues. Tu n’as pas le choix. Par chance le mangemort face à toi semble également être mal en point et un éclair vert te manque de quelques centimètres. Sans prononcer un mot un rayon rouge s’échappe de la tienne et l’envoie voler. C’est pendant ces quelques secondes de répit après t’être débarrassé momentanément de ton adversaire que ce qu’il se passe aux alentours te parvient. La première chose qui te frappe est l’ambiance sonore qui règne dans le château. Les noms des sorts qui sont criés de part et d’autre, les hurlements. De douleur, de peur, de peine. Tu as plusieurs fois enjambés des corps inanimés et essayé d’ignorer leurs visages, de deviner s’ils étaient simplement évanouis ou non. Parfois sans succès. Tu as reconnu certains faciès de tes camarades de l’époque. Remus par exemple qui avait été ton modèle dans ton rôle de préfet-en-chef. Si ton estomac s’est retourné en voyant son corps étendu, sans vie, ton sang se glace en voyant le cortège macabre qui passe au-devant de Minerva à quelques mètres de toi. Tu sais. Avant même de parvenir jusqu’à elle tu sais. Tu ne réalises qu’au moment où tu entres dans la même pièce qu’elle la partie du château dans laquelle tu te trouvais. Aussi vite que tu es devenu alerte de ce qu’il se passait autour de toi, tu perds toute notion. Figé tu regardes chaque silhouette être placée sur le sol de la grande salle et c’est une fois que la dernière est posée que tu t’autorises à briser ce que tu crois être un silence glacial. « NON ! » La directrice des Gryffondor sursaute, probablement inconsciente du fait qu’elle ait été suivie. Son regard bleu électrique montre une empathie que tu ne lui as jamais vu. « Thomas… » « Non non non non non ! » Tu as la sensation que deux mains viennent de plonger dans ta poitrine et en grattent la paroi à la recherche de ton cœur et un cri de désespoir sors de tes lèvres. Un cri qui résonne dans tes oreilles et devient semblable à ceux que tu entendais à peine quelques secondes plus tôt. Avant même de t’en rendre compte, tu es à genoux et tiens la silhouette immobile de ton fils. Tes doigts se serrent autour de sa mâchoire avec force. « Alan ! Réveille-toi. Alan ! » Tu bouges frénétiquement son visage mais possède une poupée de chiffe molle entre tes bras. Sans prêter attention à ton bras tu soulèves ton fils de quinze ans et le porte entre tes bras, sa tête contre ta poitrine. Ça y est tu ne ressens plus aucune douleur. Finalement cette présomption est juste. Tu es comme mort de l’intérieur et plus rien ne t’atteint. Mécaniquement sans dire quoi que ce soit d’autre tu suis Minerva jusqu’à une salle adjacente de l’infirmerie. Tu ne le réalises pas, mais la bataille a cessé. Les murs auraient pu s’écrouler autour de toi que tu ne le remarquerais pas.
Tu dois bien être dans la même position depuis une bonne heure lorsque la porte s’ouvre à nouveau mais tu ne bouges pas. Tu tiens toujours la main d’Alan dans la tienne essayant d’ignorer le fait qu’elle devient de plus en plus froide, de plus en plus rigide et scrute son visage dans un espoir vain qu’il va ouvrir les yeux. C’est lorsqu’un bruit sourd se fait entendre et que tu vois une masse de cheveux bouclés passer devant toi que tu réagis enfin. Chaque mot, chaque sanglot, chaque larme qui peuvent émaner de ta femme agissent comme une lame de rasoir aiguisée dans ton crâne, dans ta poitrine, sur tes joues. Tu as comme l’impression que sa douleur est venue s’ajouter à la tienne et la rend encore plus insupportable. Tu hésites un nombre trop important de minutes avant de la prendre dans tes bras et la détourner du corps sans vie de votre fils et tu te sens faible. Plus faible que tu ne l’as jamais été. Tu sais cependant que tu dois prendre la situation en main. Tu as eu plus de temps pour réaliser, pour accepter qu’elle et tu doutes de pouvoir psychologiquement survivre plus longtemps si tu devais vivre à nouveau la violente détresse de cette découverte macabre. « Comment est-ce arrivé, Minerva ? » « Vous connaissiez Alan ... Il n'a pas supporté de rester caché dans la tour de Gryffondor pendant que d'autres se battaient. Il ... Il a rejoint la bataille. Un mangemort l'a tué, je suis vraiment désolée. » L’utilisation de la forme passé pour parler de votre enfant de détruit un peu plus les entrailles. Elle est néanmoins exacte et tu devais t’y faire. Le plus tôt serait le mieux. Alors oui vous connaissiez votre fils. Il a réagi tel que vous l’aviez élevé. Juste et justicier, brave et courageux, protecteur et vaillant. Des larmes se mettent à couleur sur tes joues alors que les souvenirs se mélangent par dizaines dans ta tête. Tu ne veux toujours pas croire qu’ils seront les seuls que tu auras de lui. Que tu ne le verras plus grandir, qu’il ne deviendra jamais un homme. Du moins pas plus que ce qu’il ne l’a prouvé ce soir.  « Ce n'est pas votre faute, Minerva. » Tu essuies tes larmes avant que Poppy ne les remarque. Etre fort tu disais. Tu essaies tant bien que mal de posséder une voix calme. « Excusez-moi Minerva est-ce que vous… Enfin je crois. » Celle-ci hoche gravement la tête et comprend où tu veux en venir. La porte se referme sur son dos et avec elle disparait votre monde tel que vous l’aviez connu. Plus jamais tu ne pourras être comme avant, plus jamais tu ne pourras réellement être heureux, plus jamais tu ne pourras aimer comme tu l’as fait. Tu poses un baiser sur le crâne de Poppy alors que ses larmes alourdissent un peu plus ta robe et la serres plus fermement contre toi. Plus jamais.


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Kamen Yordanov
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HAAAAAAN ON L'ATTENDAIT NOTRE THOMAS ! Poppy va être super heureuse ! Bienvenue parmi nous Milo est parfait je trouve ! Bon courage pour écrire ta fiche et si tu as besoin, n'hésites pas à contacter le staff

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Ce baiser est mille fois mieux que tout ceux qu’il a pu recevoir et donner dans sa vie. C’est un baiser chaud, langoureux, qui vient du cœur. Un baiser beaucoup plus fort que n'importe quel poison.



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BIENVENUE THOMAS !

Milo est tellement classe bordel

J'espère que tu te plairas sur le forum et que tu te sentiras bien parmi nous !

Bon courage pour la suite de ta fiche !
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Merci à vous deux
Aval de la fonda, j'attend celui de Poppy pour être certaine que ça lui convient également. :3
Contente de faire plaisir en le prenant! En réalité c'est moi qui suis super excitée C'est exactement le genre de personnage que je souhaitais jouer.
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Hello ! Bienvenue parmi nous :)

Super choix de PV !!

Bonne chance pour ta fiche :D
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Pandore L. Heather
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Super choix de PV

Bienvenue sur MUM *-*

Bon courage pour ta fiche et si ta besoin de quoique ce soit n'hésite pas à mpotter le staff

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Comme dit dans mon mp je suis tellement mais tellement contente de te voir ici.
Bienvenue, j'ai trop hâte de te lire.
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J'en connais une qui va être contente What a Face What a Face
Welcome !
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Merci les filles

Et plus particulièrement à l'amour de ma vie : Tu as répondu à mon MP Poppy ? Je ne l'ai pas reçu Du coup j'ai fini la partie histoire (comme promis What a Face ) et je m'occuperai du reste demain ou vendredi. Si quelque chose te dérange n'hésite surtout pas.
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ENFIN CE PV EST LAAAAA!
Je le kiffe tellement, j'étais pressé de le voir
Bon ba du coup bienvenue sur MUM
Au plaisir de te lire un peu plus sur le forum
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Zirwya Izlechen
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Personnel de Poudlard
Maison/Métier : Officiellement, infirmière à l'école. Officieusement, médicomage envoyée à Poudlard pour travailler sur l'épidémie
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Je ne connaissais pas monsieur mais monsieur est très sympathique pour les yeux
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche

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I found a place full of charms, a magic world in my baby's arms. Her soft embrace like satin and lace wondrous place — .
The last shadow puppet

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Zoya M. Krushnic
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En ligne

Bienvenue ici ! Très bon choix d'avatar

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Daughter of Darkness and Light — I'm not crazy, i just have this twisted mind as the result of other people's mistakes. Madness was forced upon me, and I simply can't fight it.


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Andreï Dimitrov
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DANETTE, C'EST PAS SERIEUX ?

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Je serai l'accident sur le bord de ta route. La larme du poison cachée entre les gouttes. Le joueur de pipeau qui fait danser les serpents. Je serai comme une ombre à chacun de tes pas. Comme une maladie qui frappe et qui s'en va.


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Merci Jon et merci les filles!
Comme dit et répété sur la CB, je ne suis pas satisfaite de l'histoire que j'ai fais et je suis en train de la retaper entièrement ce qui me prend du temps entre les révisions et mon boulot saisonnier. (Comme d'habitude j'ai choisis la bonne période pour m'inscrire ) Est-ce qu'il serait possible d'avoir un délai pour faire honneur au personnage s'il vous plait ? *yeux de chat potté*

AH MAIS NON DIS MOI PAS QUE C'EST LUXINETTE !!!!!
(En plus tu vas rire un des autres Pvs qui m'avait tapé dans l'oeil c'était Bergamote (j'aurais très certainement ressorti la Amber ) Mais bon Thomas ressemble en pas mal de point à mon Jeffounet alors je pouvais pas laisser ça passer What a Face )
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Andreï Dimitrov
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Élève de Serpentard
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OUI C'EST MOIII
Je crois que le destin veut nous réunir
Jeff is back (Et je te reconnais bien à vouloir recommencer toute ta fiche )


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Mais troooop (en plus ça fait des semaines que je me dis qu'il faut que je prenne de tes nouvelles, alors encore plus un signe )

On ne me changera pas En même temps les fiches c'est la vie pour moi (Et je ne suis toujours pas satisfaite de ce que je fais, pour changer )
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Kamen Yordanov
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Tu as un petit délai jusqu'au 01 janvier

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Bienvenuuuuue ! :)

Très chouette vava, et très chouette façon d'écrire ! J'avais encore jamais vu ça, un texte écrit comme si le lecteur était le héros ! Très fort :)

Courage pour la suite ! ♥ xxxxxxx
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Invité
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Merci ô grand gourou du forum
(Je devrais être arrivée à bout de la fiche d'ici le 28 je pense ^^)

Oh merci Adèle! C'est la seconde personne qui doit faire ça. Je suis tombée dans cette façon d'écrire il y a trois ans et depuis impossible de m'en défaire Merci beaucoup en tout cas
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Willa Lundgren
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Modo
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Pseudo : from the morgue Âge : 19 Parchemins : 982 Gallions : 298 Date d'inscription : 01/12/2016

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Waaaw, sympa le début de cette fiche, j'adore
Bienvenue et bon courage pour le reste.

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A little piece of heaven.

Spoiler:
 
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Invité
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Merci Willa
J'en suis enfin arrivée au bout
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Invité
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Franchement j'ai adoré ta fiche, elle est condensée (certes très longues mais bon ça va moi j'aime bien quand la plume est sympa comme la tienne )

Je ne vois rien à redire sur ta fiche, juste que j'espère que tu t'amuseras avec ce pv en même temps il est trop cool Thomas

Bienvenue à ...
Poudlard
Maintenant que tu es validé, tu vas pouvoir torturer les élèves de Poudlard.

N’oublies pas qu’ici tu peux t’amuser rapidement alors n’hésites pas à nous rejoindre soit dans le Flood soit sur la ChatBox tout le monde est le bienvenue. Tu peux maintenant commencer à créer de nouveaux liens avec les autres élèves, tu trouveras tout ça dans le journal du sorcier. Ensuite si tu as la moindre question n’hésites pas à envoyer un hibou à l’un des membres du Staff. Allez nous t’attendons vite à Poudlard et nous tenons à te remercier d’être venu sur MUM. Si tu as envie de RP mais que tu n'as pas de partenaire, viens t'inscrire au speed dating version sorcier, mais tu peux aussi consulter le répertoire des sujets libres et communs . . Enfin, pour consulter la liste des cours, c'est par ici .

Si tu veux agrandir ton cercle d'ami et que tu as une idée en particulier, n'hésites pas à créer ton propre scénario, une fois que tu auras deux semaines d'activité sur le forum et un RP en cours, que tu peux faire ici et enfin pour surtout gagner le coeur de nouveaux sorciers nous t'invitons à voter pour MUM dans la session que tu trouveras dans la taverne.

Enfin, n'oublie pas le plus important, amuses-toi bien sur MUM !


Cordialement,
Le Choixpeau Magique
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Merci beaucoup Jon! Je suis super heureuse que la fiche t'aies plu!
Comptes sur moi pour me régaler avec Thomas
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Thomas Miller ప When the past was glorious and the future seems painful (délai jusqu'au 01/01)
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